Mes Lectures

Chronique n°20 : Dans la tête d’une Garce – Laurène Reussard


Titre : Dans la tête d’une garce – Tome 1.
Auteur : Laurène Reussard.
Édition : Le Livre de Poche.

Genre : Young Adult – Romance.
Pages : 631.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Super lecture !

.

« Mia est une garce et elle le sait !
Aussi froide et dominatrice que belle et populaire,
elle règne sur le lycée et enchaîne les conquêtes
sans laisser la moindre place aux sentiments.
C’est simple, aucun garçon ne lui résiste.
Enfin aucun… jusqu’à l’arrivée d’Evan,
le très beau « nouveau » du lycée.
Mais, Mia adore les défis et décide de faire tomber
Evan dans ses filets. Elle se le promet, elle viendra à bout
des défenses de ce garçon, coûte que coûte !
Quitte à écorner la réputation
qu’elle a mis si longtemps à se construire… »

.

Résumé

Alors, aujourd’hui, je vous présente : Dans la tête d’une garce, un livre que j’avais envie d’avoir depuis bien longtemps !

Bon alors, comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude des pures romances, donc j’en prends très rarement. Mais celui-là n’est pas une romance ordinaire, car il parle de Mia Castez, la pire des garces !

Mia est une jeune fille torturée, qui a vécu un événement horrible dans son passé, et s’est créée une solide carapace pour se protéger des autres. Son mode de vie fonctionne très bien. Elle aime séduire, et fini toujours par avoir ce qu’elle veut, sans pour autant forcer les choses.

Mais tout cela change avec l’arrivé d’Evan Pérez : un jeune homme qui est tout son inverse, et qui ne la prend pas du tout au sérieux, allant jusqu’à la laisser en plan plusieurs fois dans les couloirs du lycée. Néanmoins, elle ne lâche pas l’affaire, elle le veut, et elle l’aura !

Les choses sont tout de même différentes, car Mia se prend au jeu, et commence à devenir amie, et à s’attacher à Evan. Sa réputation change, mais elle n’en a que faire, elle sait qui elle est.

.

Mon avis sur ce roman

Franchement ? J’ai adoré ce roman ! Il contient ce que j’aime par-dessus tout : des personnages torturés et déglingués !

L’histoire n’est pas très originale dans le sens où Mia et Evan se lance dans une relation sans suspense, où on sait d’avance qu’ils vont tomber amoureux, sans pour autant que ça soit tout rose. Ce qui est en revanche plus originale, c’est que Mia et Evan n’ont rien des adolescents ordinaires qui vont simplement rechercher l’amour et s’en lasser ensuite.

Non, car ils ont tous les deux un passé, qu’ils n’assument pas, et qui va leur jouer des tours, pour finalement rendre leur relation plus toxique qu’autre chose, et très dur à gérer pour des lycéens.

Et ce qui les rends attachants, c’est qu’ils ne lâchent pas l’affaire pour autant, alors que d’autres auraient laisser tomber dès le début, eux cherchent des solutions.

Les autres personnages de l’histoire sont tout autant adorable, enfin pas tous, mais j’avoue avoir eu plusieurs petits coups de coeur, notamment sur : Jules, Maël et Jana ! Même la mère d’Evan est trop cool ! Mais je pense que mon perso préféré, c’est Jules ! L’adorable Jules, qui mérite tout le bonheur du monde et à qui on a envie de faire des gros câlins ! C’est un des seuls personnages que je n’ai jamais eu envie d’étrangler, même pas une fois !

Mais bref, revenons à l’histoire.

De mon point de vu, je dirai qu’elle se déroule en deux parties. La première où on en apprend plus sur Mia et le ‘pourquoi est-elle devenue une garce’ et la deuxième où on voit notre Evan sous un nouveau jour, qui je l’avoue, m’a beaucoup plus attiré que le Evan coincé et horripilant du début…

Le récit est léger et rafraichissant, je n’ai pas eu à me mettre la pression pour le lire, puisqu’il se lit vite. Et puis, comme il sort de ma zone de confort, il m’a aidé à me détendre un peu. J’attends avec impatience la sortie du tome 2 en poche, puisque j’ai pris celui-ci dans ce format, et j’espère que la suite sera dans ce même esprit de légèreté et d’un peu d’humour parmi le passé sombre des personnages, comme ça, je ne m’en lasserai pas.

Alors voilà un petit extrait, qui va vous montrer un peu le caractère de merde de Mia !

« — Tu finiras par me quitter.

Je ne sais plus quoi dire. Je devrais lui sauter dans les bras, mais j’éprouve ce besoin de tout déballer. De provoquer cette pseudo-dispute parce que tout va trop bien entre nous, ça ne peut pas être si facile. Parce que je sais que je finirai par tout faire foirer, alors autant le faire maintenant. Oui, je sais, je suis vraiment déglinguée.

— Non ! Comment veux-tu que je te quitte ?
— Pour toutes les raisons que je viens de t’énoncer ! Je ne vois pas pourquoi tu ne le ferais pas !
— Parce que je suis amoureux de toi !

Soudain, le monde s’effondre autour de moi. Non, non, non, il ne peut pas avoir dit ça.

— Quoi ?

Ma voix se brise.

— Je t’aime, Mia, annonce-t-il simplement.

Mon pouls s’accélère, et ma poitrine monte et s’abaisse dans un rythme absolument anormal. J’empoigne mes cheveux pour les tirer jusqu’à la racine. Il n’a pas le droit de dire ça.

— Je t’aime, répète-t-il.
— Non !

Je franchis le peu d’espace entre nous et le pousse brutalement en arrière en criant :

— Connard ! Connard !
— Mia ! Mais enfin, calme-toi !

Je ne l’écoute pas et continue de le brutaliser. Il saisit mes poignets, réduisant mes coups à néant.

— Tu n’avais pas le droit !

Je suis complètement hystérique et Evan semble dépassé par la situation. Il me force à reculer, l’arrière de mes genoux heurte le lit et je tombe en arrière, l’entraînant dans ma chute. En me maintenant sous lui, il me force à le regarder.

— Lâche-moi ! »

.

Et voilà ! Je vous fais des gros bisous et j’espère que vous allez lire cette histoire, pour ceux qui aiment le romance ! Elle est vraiment super chouette !

.

Mes Lectures

Chronique n°18 : La pire mission de ma vie – Robin Benway


Titre : La pire mission de ma vie – Tome 1.
Auteur : Robin Benway.
Édition : Pocket Jeunesse.

Genre : Romance – Action – Young Adult.
Pages : 375.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Lecture très agréable !

.

« Le comble pour une espionne : craquer pour sa cible !
Maggie Silver a ouvert son premier coffre-fort à 3 ans.
Cela peut sembler étonnant, mais quand on est fille d’espions, c’est assez banal.
À 16 ans, elle décroche enfin sa première mission en solo.

SON OBJECTIF : accéder à des infos que détiendrait Armand Oliver, journaliste.

SA MÉTHODE : se rapprocher de son fils, le dangereusement charmant Jesse.

SA COUVERTURE : devenir une lycéenne comme les autres.

LE HIC : personne ne lui a expliqué comment ne pas tomber amoureuse de sa cible !  »

Traduit de l’Américain par Anne Delcourt.

.

Résumé

Alors, l’histoire parle de Maggie, fille d’agent secret, qui ayant grandi dans ce milieu, devient agent secret elle-même. Spécialisée dans le perçage de coffre et le crochetage de serrure, elle n’a jusqu’à maintenant fait que de l’assistance lors des missions de ses parents, sans vraiment avoir de mission à elle.

Donc, quand elle apprend qu’elle va avoir sa toute première mission, qui plus est, à New York, elle saute de joie ! Enfin, avant de se rendre compte que sa mission l’amènera à suivre des cours au lycée en portant un uniforme et en faisant semblant d’être amie avec d’autres lycéens, tout en se rapprochant d’un gosse de riche pour recueillir des infos sur son père…

Mais bon, c’est son travaille et le professionnalisme prime dans ce genre de métier !

Tout part en vrille quand elle se prend, un peu trop au jeu, en se faisant des amis pour de vrai et se rapprochant de Jesse Oliver, sa nouvelle cible ! Et oui, parce sa nouvelle amie Roux est attachante et que Jesse Oliver et si craquant, que Maggie a fini par craquer pour de vrai… pas très pro tout ça…

Plusieurs péripéties interviennent dans l’histoire, tout en gardant la même légèreté.

.

Mon avis sur ce roman

J’ai beaucoup aimé cette histoire, un peu cliché et gnian-gnian sur les bords, mais très agréable. L’histoire est légère et m’a permis de me détendre un peu, en plus d’être assez drôle.

J’y ai trouvé de l’action, de la romance et du rire, pile ce à quoi je m’attendais en choisissant ce roman.

Une petite lecture d’été, comme on dit !

Grâce à sa simplicité, j’ai pu lire l’histoire très rapidement, d’ailleurs elle est très bien écrite. Les personnages sont attachants, et même si le récit va un peu vite à certain moment, ça ne gâche en rien son charme. Le roman nous fait aussi réfléchir à certain moment, puisqu’on essaye de résoudre les énigmes, en même temps que Maggie, qui doit réussir sa mission haut la main ! Il n’y a pas vraiment de suspense mais ce n’est pas vraiment dérangeant.

J’avais choisi ce livre comme cadeau d’anniversaire de mon frère, avec deux autres que vous découvrirez plus tard, et je ne regrette vraiment pas mon choix. Loin d’être un coup de coeur, cette lecture m’a quand même permis de me vider la tête et de rire un peu pour échapper à la fatigue accumulée ces derniers temps.

En bref, je vous recommande vraiment cette petite histoire toute mignonne !

« J’ai passé la première journée à New York courbée sur mon ordinateur, à en tirer tout ce que je pouvais sur Jesse Oliver et le lycée Harper. Souffler entre deux missions ? Vous plaisantez ! Des fois, je me dis que ce serait génial de rester allongée sur une plage ou, je ne sais pas, d’aller à Disney World ou dans un autre endroit pour touristes. Avant de me souvenir que je crame au lieu de bronzer, et qu’il n’y a pas plus effrayant que des hordes de gens coiffés de casquettes Mickey. Mais de temps en temps, l’espace de quelques jours, ça ferait du bien de ne plus avoir à regarder le monde d’un oeil soupçonneux. À commencer par Jesse Oliver.
Et des soupçons sur Jesse Oliver, il y avait de quoi en avoir.

— C’est un délinquant ! ai-je crié à mes parents. Il s’est fait arrêter l’an dernier pour vol à l’étalage !

Pas de réaction.

— En tout cas, je vous préviens, je refuse de fréquenter quelqu’un qui a un casier judiciaire, ai-je ajouté.
— Note bene, notre famille ne peut plus passer la frontière du Luxembourg sans se faire arrêter, a rétorqué mon père sur le même ton.

Un point partout.
Pour être honnete, Jesse Oliver avait l’air du fils à papa soi-disant rebelle qu’on ne voit que dans les pires téléfilms. Le New York Daily News expliquait qu’il s’était fait arrêter en essayant de voler un exemplaire de L’attrape-coeurs dans une librairie. Je me suis tapée le front contre mon clavier. Se faire pincer en piquant un livre de poche ! Mais quel amateur ! Et en se prenant pour le héros du bouquin, en plus ! Mais quel frimeur ! »

.

Et voilà la présentation de ce petit roman ! J’espère qu’il vous fera envie, une vraie petite merveille d’humour et de détente, ça je vous le dis ! Mais bref, je vais vous laisser avec mes quelques photos, comme d’habitude.

Mes Lectures

Chronique n°17 : Les Belles – Dhonielle Clayton


Titre : Les Belles – Tome 1.
Auteur : Dhonielle Clayton.
Édition : Robert Laffont.

Genre : Young Adult – Fantasy – Dystopie.
Pages : 466.

Ma note : 🔥 / 5
Déception…

.

« Ne souffrez plus pour être une Belle.

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.

Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Le premier volet d’une série éblouissante. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Ardilly.

.

Résumé

Bon, comment vous résumer cette histoire ? Je pense que mon résumé ne sera pas très long mais je vais faire au mieux pour vous parler de ce roman, sans en dire trop ou trop peu.

L’histoire parle de Camélia, ou Camille, une Belle qui rêve, comme toutes ses soeurs, de devenir la favorite (qui est la Belle au service de la famille royale, et la personne après la famille royale qui est la plus importante dans tout le royaume). En bref, les Belles sont des êtres censées descendre directement de la déesse de la beauté. Elles sont là pour apporter, avec les arcanes, beauté et bonheur aux habitants d’Orléans, qui naissent tous gris et difforme à cause du dieu du ciel.

Il y a plusieurs Belles par génération et lors du Carnaval, la reine d’Orléans doit choisir qu’elle sera la favorite parmi toutes. Dans le livre, il y a six Belles dans la génération de Camélia.

Alors que sa soeur et meilleure amie reçoit le titre de favorite à sa place, Camille est prise de rage et se dispute avec elle, avant d’être amené au salon du Chrysanthème. Là-bas, elle découvre qu’elle et ses soeurs ne sont peut-être pas les seuls Belles, capables de manipuler les arcanes, mais elle n’est sûre de rien.

Comme on s’en doutait tous, elle finit tout de même par prendre la place de favorite à sa soeur, et c’est là que les vrais problèmes commencent pour toutes les Belles.

Une faible histoire d’amour est visible dans l’histoire, mais rien de bien palpitant.

.

Mon avis sur ce roman

Comme vous avez pu vous en rendre compte avec la note attribuée à ma lecture ou avec ce résumé, pas particulièrement passionnant, je n’ai pas apprécié ma lecture, j’ai même été vachement déçue…

Alors que je m’attendais à découvrir un nouvel univers dystopique et une romance bien prononcée, je n’ai rien eu de cela. La dystopie est mal amenée et pas particulièrement bien traitée, et la romance est quasi inexistante et trop facile.

Il y a énormément de description de l’utilisation des arcanes et de la façon que les Belles ont de rendre les habitants d’Orléans beaux, mais c’est tout. Des descriptions, encore et encore. De la forme du nez aux nombres d’orteils, sans parler des nombreux qualificatifs pour désigner les couleurs ou encore la forme des cheveux.

J’ai plus eu l’impression de lire un magasine beauté qu’un roman de Fantasy.

Par ailleurs, les personnages ne sont pas assez travaillés selon moi, Camélia n’est pas attachante pour un sou et son caractère n’est vraiment pas assez prononcé. Les rares fois où elle essaie de se battre pour ce qu’elle croit juste, sans obéir aux ordres, les catastrophes s’en suivent et c’est souvent d’autres personnages qui payent les pots cassés.

Tant qu’aux autres personnages, on n’en parle pas beaucoup. Hormis Amber, sa soeur préférée, on n’a aucune information sur les autres Belles, ou alors très peu. Et c’est pareil pour les autres personnages, qui sont plus des figurants qu’autre chose. Camélia ne sait pas à qui elle peut ou non faire confiance et nous non plus, puisqu’on ne sait rien des autres. Et la façon dont elle accorde sa confiance à certains personnages qui sont assez louches, est naïve et ridicule.

Je n’ai pas compris le but de l’histoire, ni les choix de l’héroïne, qui aurait plus la place de figurante selon moi.

En bref, je n’ai pas grand-chose de gentil à dire sur le roman malheureusement, je n’ai pas l’habitude d’être aussi déçue dans mes lectures, mais en aillant entendu parler de ce livre, et même en lisant le résumé, je m’attendais à quelque chose de tellement plus prononcé, que quand je l’ai fini, je n’avais rien à en dire à part que cela m’avait franchement ennuyé.

Mais bon, si vous avez aimé le livre et voulez en débattre, je reste disponible, parce que j’aime débattre de mes lectures et découvrir d’autres points de vues. Voilà quand même un petit extrait appréciable, sans pour autant être éblouissant :

« Je ferme les yeux et me représente la fillette comme une minuscule statue. Petites, nous pratiquions le deuxième arcane en manipulant de la peinture sur des toiles, en modelant de l’argile sur un tour de poterie et des chandelles chaudes ; jusqu’à être capables de les transformer en trésors. Après notre treizième anniversaire, nous nous sommes exercées sur les chiens et chats miniatures de la maison ; puis nous avons pratiqué sur nos domestiques. C’est ainsi que j’ai donné à ma femme de chambre Madeleine, des yeux vert émeraude. À l’âge de quatorze ans, nous avons transformé les bébés de notre nurserie, injectant de la couleur à leurs petites jambes potelées et à leurs mèches naissantes. et juste avant notre seizième anniversaire, la reine a offert aux pauvres des bons afin de nous permettre de nous entraîner sur eux et de parfaire notre don.

Je suis fin prête. J’invoque l’arcane. Ma pression sanguine augmente ainsi que ma température. Je m’embrase comme un feu naissant. Les veines qui parcourent mes bras et mes mains gonflent sous ma peau, semblables à de petits serpents verts.

Je manipule la fleur de camélia que mon sujet tient en main. Je la modifie comme je vais ensuite modifier la petite fille. Je modèle ses fibres, ses veines et ses pétales.

La foule retient son souffle. La tige s’allonge jusqu’à toucher la plateforme, telle la queue d’un cerf-volant. La fillette jette la fleur et s’en écarte. La fleur quadruple de taille et ses pétales se déploient jusqu’à la fillette. Ils enveloppent son petit corps qui s’agite jusqu’à ce qu’elle se retrouve langée dans sa chrysalide rose comme un asticot qui gigote.

La foule en liesse acclame, siffle et trépigne. Le vacarme se change en bouillonnement tandis que tout le monde attend que je révèle mon oeuvre.

Je serai la meilleure.

Ce sera parfait.

J’adore être une Belle.

J’entends frémir le sang de la fillette dans ses veines ; les battements de son pouls résonnent à mes oreilles. Je récite la mantra des Belles :
Le Beauté est dans le sang. »

.

Et voilà, ma chronique, pas très glorieuse malheureusement, sur le livre : Les Bellespar Dhonielle Clayton. C’est dommage mais je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire. Je ne sais pas si je prendrai le deuxième tome quand il sortira puisque le premier ne m’a pas spécialement donné envie de continuer mais bon, on verra bien le moment venu…

.

Mes Lectures

Chronique n°16 : Un palais d’Épines et de Roses – Sarah J. Maas


Titre : Un palais d’Épines et de Roses – Tome 1.
Auteur : Sarah J. Maas.
Édition : La Martinière Fiction J.

Genre : Young Adult – Fantasy – Romance.
Pages : 521.

Ma note : 🔥🔥🔥 et demi / 5
Lecture agréable.

.

« En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.

Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?

A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?

Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Judith Descombey.

.

Résumé

Alors, ce livre va être assez facile à résumer je pense.

Nous sommes dans un monde où les humains sont reclus, hors du royaume de Prythian, où vivent les immortels. Des créatures s’apparentant à des dieux aux pouvoirs terrifiants et puissant. Le royaume est dirigé par des Grands Seigneurs.

Feyre est une humaine, qui se bat pour faire vivre son père et ses deux soeurs ainées. Vivant dans une chaumière délabrée depuis leur ruine, ils n’ont pas toujours à manger dans leurs assiettes. Voilà pourquoi Feyre a dû apprendre à chasser, et tout se passait plus ou moins bien.

Mais le jour où elle tue un loup géant, s’apprêtant à lui voler sa proie, la jeune femme le tue de sang-froid, pleine de haine à l’idée qu’il soit un immortel.

C’est alors qu’à cause du Traité, liant les humains aux immortels, elle est forcée de partir vivre à Prythian, près des monstres et des créatures qu’elle déteste le plus au monde.

Tout ce qu’elle veut : retourner auprès de ses soeurs, pour tenir la promesse faite à sa mère.

.

Mon avis sur ce roman

Bon, je dois l’avouer, je m’attendais à mieux.

Aves tous les avis positifs que j’avais lu sur ce premier tome de la saga ACOTAR, je m’attendais vraiment à quelque chose de transcendant. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture, même si celle-ci a été agréable.

Déjà, l’héroïne de l’histoire m’énerve vraiment, elle m’agace ! Son caractère est horripilant et sans aucune logique. Quand on lui dit de ne pas faire quelque chose, elle le fait. Mais quand elle doit faire quelque chose, et qu’on lui dit de ne pas le faire, elle se montre sage…

Franchement, c’est rare que le personnage principal d’un roman m’agace à ce point !

Comme une enfant, elle se laisse parfois envahir par ses émotions – à la limite de l’exagération – et parfois, elle est simplement une coquille vide, duquel on ne reçoit rien. Au lieu de se détacher de l’auteure par son caractère, c’est comme-ci on assistait à la mise en scène d’un pantin.

Cela m’a un peu gâché ma lecture, malgré le fait que l’histoire soit pas mal intéressante et assez originale.

Bon, bien évidemment, comme dans presque toutes les lectures, il y a eu un petit moment cliché, pas très bien travailler – selon moi – mais l’auteur a su en faire quelque chose de vraiment accrochant.

J’ai particulièrement aimé les personnages secondaires – bien plus prenant que Feyre – et j’ai adoré la fin de l’histoire ! Enfin, sauf le dernier chapitre où j’ai eu l’impression que Feyre passait de pantin à robot capricieux…

Mais bon, j’ai quand même apprécié ma lecture et je pense prendre la suite un de ces quatre, quand j’aurai le temps.

Voilà donc le petit extrait que j’ai beaucoup aimé, il n’est pas très loin, car il s’agit d’une énigme donnée à la fin de l’histoire – sans la réponse, bien sûr, pour éviter le spoile –.

« Ses yeux sombres luisaient et je tâchai de retrouver mon sang-froid tandis qu’elle énonçait l’énigme :

Certains me recherchent sans jamais me trouver ;
J’en embrasse d’autre qui, ingrats, me foulent aux pieds.

Je semble préféré l’intelligence et la beauté,
Mais je bénis les audacieux et les têtes brûlées.

Mes soins sont presque toujours d’une douceur indicible ;
Dédaigné, je deviens féroce et presque invincible.

Chacun des coups que je porte est puissant,
Et quand je tue, c’est toujours lentement… »

.

Voilà, à votre avis, quel est la réponse à cette énigme ?

.

Et avez-vous envie de découvrir cet univers de fantasy ? Si vous avez lu le livre, qu’est-ce que vous en avez pensé ? Feyre ne vous a pas trop tapée sur les nerfs ? Dites-moi tout !

.

P.S. : Le dessin et le marque sur les photos ont été fait par Léa Olivier, ou @lo_graphiste_ sur instagram !

Mes Lectures

Chronique n°15 : Shades of Magic – V. E. Schwab


Titre : Shades of Magic – Tome 1.
Auteur : V. E. Schwab.
Édition : Lumen.

Genre : Young Adult – Fantasy – Aventure.
Pages : 505.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Merveilleuse lecture !

.

« Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. 

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali.

.

Résumé

Alors, comment vous résumé cette merveilleuse lecture, cette merveilleuse histoire… je ne sais pas trop, mais je vais essayer !

L’histoire parle de Kell, un Antari ou Sorcier de sang. Kell a été adopté par la famille royale du Londres rouge. Car oui, en tant qu’Antari, Kell peut voyager entre les mondes, il y en a quatre, et chacun a son Londres, même si on ne sait pas trop pourquoi. Bref, Kell identifie les différents Londres par couleur, il y a donc le sien (rouge), le Londres Gris (le nôtre), le Blanc et enfin, le Londres Noir (qui a été réduit en cendre). Dans son Londres, il est considéré comme un prince, dans les autres, il est le messager de la famille royale (car seules les familles royales sont au courant pour les autres Londres).

Enfin bon, Kell vit dans sa petite routine avec la famille royale, dont son frère Rhy. Il ne quitte son monde que pour livrer un message.

Un seul autre Antari existe encore, Holland, du Londres Blanc.

Un jour, alors que Kell se retrouve dans un complot qu’il ne soupçonne pas, il rencontre Lila. Une voleuse de notre monde ordinaire et sans magie.

Lila réussi donc à obliger Kell a l’amené avec lui pour régler son énorme problème. Elle ne lui laisse tout bonnement pas le choix.

C’est là que leur magnifique aventure commence !

.

Mon avis sur ce roman

Proche du Coup de Coeur, ce roman m’a transporté dans, non pas un, mais trois autres univers, aussi différents et semblables qu’on peut l’être !

Alors, au début, j’étais un peu septique, le livre était lent et apporté beaucoup d’explication et peu d’action, mais heureuse, il y avait un petit côté humoristique qui m’a tenu en haleine et qui m’a fait m’attacher énormément aux personnages de l’histoire. Franchement, j’adore les personnages, en particulier Kell, Lila et Rhy !

Le côté magique du roman et la complexité de ses univers m’a beaucoup impressionné. Et quand l’action a commencé, j’étais scotchée, je ne pouvais plus me détacher du livre !

L’histoire en elle-même (avec son complot etc.) n’est pas exceptionnellement originale, mais la façon dont l’auteure tourne l’histoire est super addictive. Et les petits détails sur les éléments magiques, le langage, le royaume… c’est ce qui fait le charme de l’histoire.

Même les « méchants » sont fascinants et charismatiques !

Je suis vraiment impatiente de lire le deuxième tome de cette trilogie.

Bref, voilà un extrait que j’ai adoré :

« — Très bien, choisissez un élément, déclara Kell. Si vous parvenez à le sortir de sa case – sans le toucher bien sûr –, vous aurez votre terre.

Les sourcils froncés, Ned étudia les cinq options qui se présentaient à lui avant de pointer l’eau du doigt.

— Celui-là.

Au moins, il n’a pas eu la bêtise de choisir l’os, songea Kell. L’air, la terre et l’eau étaient les plus faciles à déplacer. Même Rhy, pourtant quasiment dénué de pouvoir, était au moins capable de les faire remuer. Le feu s’avérait en général un peu plus complexe à manipuler, mais l’os était, de loin, le plus ardu du lot. Et ce pour une bonne raison : quiconque savait déplacer des ossements pouvait faire bouger un corps contre la volonté de son propriétaire. Même dans le Londres rouge, c’était considéré comme une magie rare et puissante.

La main en suspens au-dessus du plateau, Ned se mit à chuchoter une série de mots à l’attention de l’eau dans un idiome qui était peut-être du latin, ou un obscur charabia, mais certainement pas de l’anglais. Les coins de la bouche de Kell se relevèrent. Les éléments n’avaient pas de langue attitrée, ou plutôt, ils les comprenaient toutes. Les mots en soi importaient moins que la concentration qu’ils permettaient au magicien d’atteindre, que le lien qu’ils l’aidaient à nouer, que le pouvoir qu’ils contribuaient à mobiliser. En bref, peu importait le verbe, seule comptait l’intention. Alors qu’il aurait aussi bien pu parler en anglais (et ce avec tout aussi peu de succès, il faut bien le dire), le Passionné persistait à marmonner dans son jargon imaginaire. Dans le même temps, il déplaçait sa main d’un air inspiré dans le sens des aiguilles d’une montre.

Accoudée au comptoir, la tête appuyée sur sa paume, Kell regardait en soupirant Ned s’évertuer à lutter, le visage rougi par l’effort. Au bout d’interminables instants, l’eau frémit légèrement (le bâillement soudain du magicien n’y était peut-être pas étranger – à moins que ce ne soit le geste du Passionné : sous l’effet de la frustration, il avait fini par empoigner violemment le rebord du bar). Puis l’élément recouvra toute son immobilité.

Ned fixait le jeu, les veines du cou gonflées à craquer, les poings serrés. Kell craignit un instant que le jeune homme ne pulvérise le plateau, mais il se contenta de frapper brutalement le bois du comptoir, juste à côté.

— Quel dommage… susurra le magicien.

— Ce test est truqué ! gronda Ned.

— Vraiment ?

Kell se redressa sur son siège. Il plia imperceptiblement les doigts et la motte de terre décolla pour atterrir en douceur dans sa paume.

— Vous en êtes bien certain ? insista-t-il. (Un petit souffle d’air souleva le sable, qu’il envoya tournoyer autour de son poignet.) Vous avez peut-être raison…

(La goutte d’eau quitta le plateau pour aller se transformer en glace au contact de la peau du voyageur.) Ou pas…

L’huile choisit ce moment pour s’embraser dans sa case. Kell jeta à l’intrus un regard torve.

— Peut-être… (Pour finir, le morceau d’ossement s’éleva dans les airs.) Peut-être au contraire ne possédez-vous tout simplement aucun pouvoir ? »

.

Et voilà ! C’était une superbe lecture et je vous la recommande vraiment. Elle m’a transporté et j’étais vraiment très proche du coup de coeur, même si malheureusement, il n’est pas arrivé. J’ai tout de même adoré et je pense que je vais rapidement prendre la suite, et je vais peut-être même relire celui-là.

Alors, dites-moi ce que vous pensez de ce roman, si vous l’avez lu, sinon, est-ce qu’il vous intéresse ? J’espère que oui !

.

Mes Lectures

Chronique n°11 : L’École du Bien et du Mal IV – Soman Chainani


Titre : L’École du Bien et du Mal – Tome 4 : Rêves de gloire.
Auteur : Soman Chainani.
Édition : Pocket Jeunesse.

Genre : Young Adult – Fantastique – Romance.
Pages : 633.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Lecture agréable.

.

Pour voir la chronique du Tome 1, cliquez ici !
Pour voir la chronique du Tome 2, cliquez ici !
Pour voir la chronique du Tome 3, cliquez ici !

.

« Nommée Doyenne, Sophie est bien décidée à donner au Mal un souffle nouveau. Mais, pour Agatha et Tedros, partis régner sur Camelot, tout semble différent : autrefois paisible, le royaume du roi Arthur est à présent au bord de la révolte.

Isolés les uns des autres, Sophie, Agatha et Tedros parviendront-ils à éviter les dangers qui les guettent ? »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Leslie Boitelle-Tessier.

.

Résumé

Et oui ! ce n’est pas fini, nous voilà au tome quatre de la saga.

Alors, déjà, le quatrième tome ne fonctionne pas comme les autres, car il part du principe que chaque chapitre est raconté du point de vue d’un personnage différent.

Ici, le Conte de Sophie et d’Agatha est déjà terminé – depuis le tome trois – mais le Storien, commence un nouveau conte, s’intitulant, Le Lion et le Serpent, dont fait partie Sophie, Agatha, Tedros et tous les anciens élèves de leur promotion à l’École.

Dans ce conte, les Bois entiers sont concernés et jouent leurs destins. Étonnement, le vrai personnage principal de cette suite, est Tedros, le fils du roi Arthur. Il est bien sûr soutenu par sa princesse et ses amis, mais tout tourne autour de Camelot et lui.

Ce tome est assez sanglant et prenant – un peu ou plus que le troisième – ce qui est étonnant et à la fois rafraichissant. C’est ici que l’on voit vraiment les personnages mûrir et sortir de leur naïveté d’enfant écolier.

L’histoire prend un tournant décisif et important, car les élèves, bien que soutenu par leurs anciens professeurs, ne sont plus à l’École et doivent se débrouiller par eux-mêmes, ce qui engendre pas mal de catastrophe – parfois hilarante, parfois dramatique –.

.

Mon avis sur ce roman

Honnêtement, j’ai trouvé ce quatrième tome moins bien que les trois autres. J’ai eu du mal à y entrer car, dans les premiers chapitres, les personnages sont tous séparés.

Mais je n’ai pas lâché et heureusement ! Car dès que l’histoire comme vraiment et que les personnages partent en quête, tous ensemble, tout ça devient beaucoup plus intéressant !

C’est une bonne suite aux trois premiers livres, mais elle n’est pas obligatoire. Le tome trois, constituant aussi une fin, n’a pas vraiment besoin de ce tome quatre. Cela reste cependant une bonne continuité, pour ceux qui – comme moi – veulent simplement, connaître les nouvelles aventures des protagonistes. Mais comme je le disais, si vous avez trouvé cette saga bien, mais sans plus, vous pouvez vous arrêter au trois.

Le tome quatre est lié directement à un cinquième – pas encore paru en France – plus qu’aux trois premiers. Néanmoins, si vous n’avez pas lu les premiers, vous ne comprendrez pas celui-là.

Bref, l’histoire est super, mais je dois dire que je suis un peu déçue du fait que, l’auteur nous laisse deviner ce qu’il va s’y passer.

Du coup, l’histoire m’a laissé dubitative, puisque j’étais habitué à ce que l’auteur me surprenne mais la fin m’a laissé dans un suspense incroyable et j’ai envie de savoir la suite. Ce qui fait que malgré tout, j’ai apprécié de roman et les aventures de mes personnages adorés. Même si franchement, j’ai eu plusieurs fois envie de frapper Tedros !

Sinon, voilà l’extrait du jour, qui je l’espère, va vous plaire :

« – Apparemment, c’est la seule histoire que tous les enfants de Camelot connaissent. Par chance, quand on lit quelque chose à voix haute, on s’en souvient bien. Elle disait à peu près ceci.

Agatha leva l’index et, comme par enchantement, des vrilles dorées apparurent au bout de son doigt, se déployant comme des fils au-dessus de la tête de Nicola.

– Il était une fois un beau royaume qui avait vu le jour au bord de la mer. Sauf qu’il n’avait pas de roi.

Les fils d’or formèrent de majestueux beffrois hérissés de tourelles arrondies.

– Chaque royaume se devant d’avoir un monarque, on attendit que quelqu’un s’empare du trône. Or, pour gouverner, il faut être fort et intelligent, des valeurs rarement réunies chez un seul individu. Au bout du compte, seuls deux candidats se présentèrent : le Lion et le Serpent.

Les animaux matérialisés au sein du halo lumineux, se combattaient avec acharnement.

– Personne ne savait comment décider lequel était le plus méritant, donc on organisa un vote. Ceux qui croyaient que le nouveau royaume devait être dirigé d’une poigne de fer choisirent le Lion. Ceux qui pensaient qu’il devait l’être avec intelligence préférèrent le Serpent. Les postulants obtinrent le même nombre de voix et le royaume hésitait toujours.

Entre le Lion et le Serpent, une troisième silhouette brilla.

– L’Aigle fut appelé pour trancher, puisqu’il volait haut dans le ciel et qu’il voyait le monde comme personne d’autre. À chaque concurrent, l’oiseau posa une seule question : « Si vous étiez roi, l’Aigle serait-il soumis à votre autorité ? » Le lion répondit oui. Tant qu’il survolerait le royaume, l’Aigle jouirait de sa protection, mais il devrait en même temps lui obéir. Le Serpent répondit non. À supposer que le reptile accède au trône, l’Aigle resterait aussi libre qu’avant.

Le spectre du Lion se dissipa peu à peu.

– L’Aigle préféra donc le Serpent.

Dans un éclair éblouissant, une armada de serpents fondit sur le volatile.

– Cette nuit-là, sans personne pour assurer leur sécurité, les aigles furent attaqués. Tapis entre les arbres, le Serpent et ses sbires les décimèrent avant que le Lion et ses amis ne se précipitent à leur secours. Très vite, le fauve attrapa le Serpent meurtrier. Alors qu’il allait le tuer, le Serpent le mit en garde.

Le reptile luminescent avait désormais une voix :

– Ne t’avise pas de tuer un roi. L’Aigle m’a ssssélectionné, car il voulait sa liberté. Et il l’a eue. La ssssuite des événements ne change rien à la Vérité. Le trône me revient de droit. Je suis votre souverain. Ce n’est pas parce que tu n’appreccccies pas la Vérité que tu peux la remplaccccer par un Menssssonge. Si tu me tues, votre nouveau roi ne sera qu’un Menssssonge. Tue-moi, et je reviendrai chercher mon ssssceptre…

Le Lion se figea, plus étincelant que jamais, l’air pensif.

Puis tailla le Serpent en pièce.

– Personne ne prêta attention à la mise en garde du Serpent. Le Lion fut nommé roi de Camelot, défenseur de tous les êtres vivants. Quant à l’Aigle, soucieux de se faire pardonner son erreur d’avoir choisi le Serpent, il devient son fidèle conseiller, protégeant le royaume au cas où le Serpent reparaîtrait un jour.

Les ombres se disloquèrent à mesure que le doigt d’Agatha refroidissait. »

.

Je trouve ce passage très fort, pas vous ? J’ai adoré cette petite histoire et, personnellement, je pense que j’aurai aussi voté pour le Serpent, mais bon… Vous auriez voté pour qui vous ?

.

Mes Lectures

Chronique n°8 : L’École du Bien et du Mal III – Soman Chainani


Titre : L’École du Bien et du Mal – Tome 3 : Le dernier conte.
Auteur : Soman Chainani.
Édition : Pocket Jeunesse.

Genre : Young Adult – Fantastique – Romance.
Pages : 699.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Un coup de coeur éblouissant !

.

Pour voir la chronique du Tome 1, cliquez ici !
Pour voir la chronique du Tome 2, cliquez ici !

.

« Sophie a fait son choix : elle reste avec le Grand Maître, tandis qu’Agatha et Tedros sont renvoyés à Gavaldon. Mais malgré son nouveau statut de reine, elle ne parvient pas à être heureuse. Quant à Tedros et Agatha, la magie des contes semble bien les avoir abandonnés.
Et si la fin restait à écrire ? Un autre dénouement que seules deux amies réconciliées pourraient sceller… »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Leslie Boitelle-Tessier.

.

Résumé

Nous y voilà pour un troisième tome ! Qui vous vous en doutez, met en opposition Agatha et Sophie, nos deux meilleures ennemies.

Agatha se retrouvant coincé au village avec son prince, se rend compte qu’il lui manque sa meilleure amie. Cependant celle-ci, qui apprend à connaitre son nouvel amour, essaie d’oublier son amie et tous les ennuies, qu’elles se sont mutuellement apportés.

Alors que le Conte de Sophie et d’Agatha, met tous les bois en danger, d’autres contes commencent à se rouvrir, pour changer leur propre dénouement.

Ce tome-ci, nous montrera une nouvelle opposition originale, celle du nouveau, contre l’ancien. Avec l’École de l’Ancien Temps et de la Nouveauté.

Pour sauver leur monde et tous les héros de leur enfance, les filles doivent faire un choix.

.

Mon avis sur ce roman

Ce livre est de loin mon préféré de la saga.

L’auteur m’a une fois de plus montrer son originalité et son attachement pour l’univers qu’il a créé à travers Le dernier conte. Toutes les émotions que j’ai pu ressentir pour les précédents livres, je les ai retrouvés ici, au quintuple !

La façon qu’a Soman Chainani d’écrire son histoire et de retravailler des contes, comme Cendrillon ou encore Le Roi Arthur, à sa sauce, c’est bluffant, étonnant, étourdissant !

J’ai redécouvert, sous un autre angle, des personnages que je connaissais depuis mon enfance et je dois dire que je ne les en aime que plus.

D’ailleurs, j’ai beaucoup ri grâce à ce roman, les descriptions que l’auteur a fait des héros comme Peter Pan ou Hansel et Gretel, est vraiment à mourir de rire. Qui imaginerait ce genre de personnage, vieux et grincheux ?

Enfin bref, la guerre qui se prépare et les révélations qu’elle entraine, je dois dire que je ne m’y étais pas préparée. Je suis restée sur le cul !

Cet oeuvre est consacrée à la fin du Conte de Sophie et d’Agatha mais ce n’est pas la fin de la saga. Pour autant, la fin du livre était magnifique, une fin parfaite.

Par contre, il y a dans ce livre-là, des scènes monstrueuses et horribles, qui ne font normalement pas parties d’un roman jeunesse, mais bon…

Je n’ai plus grand chose à dire sur ce livre – étant le troisième de la saga, je vous ai déjà pas mal parler de l’histoire – mais je vous le recommande cent fois ! Il est vraiment beau, jamais je ne regretterai cette saga, qui m’a apporté tant de bonheur, dans des moments où j’en avais bien besoin.

Mais bon, c’est pas tout ça, je suis sûre que vous attendez l’extrait du jour, alors le voici :

« Nichée au fond d’une clairière, la Chaumière Blanche, construite en rondins, s’élevait sur deux niveaux et était coiffée d’un toit conique rose évoquant un chapeau de princesse. Sur le toit et les auvents du rez-de-chaussée, des fleurs et des buissons multicolores avaient poussé à foison et, comme la pluie les avait fait déteindre sur le bois, la maison était devenue un vrai arc-en-ciel. Au milieu des fleurs sauvages, devant le point de rassemblement dédié aux visites guidées, sept paires de souliers en laiton un peu abîmés et ternis avaient été soigneusement alignées, hommage aux sept nains partis vivre leur nouvelle vie.

Devant chaque paire gisait le corps d’un nain, face contre terre dans une mare de sang. Chacun d’eux portait sa couleur attitrée, tunique et bonnet de nuit assortis, ses pieds minuscules enfoncés dans les chaussures sculptées.

À en juger par leurs mains pâles et leurs jambes raides, ils étaient tous morts.

– Pas possible ! s’exclama Uma, horrifiée.
– Vous disiez qu’ils avaient d-déménagé, bégaya Agatha.
– Depuis des décennies ! confirma son professeur d’une voix étranglée. Quelqu’un a dû… Quelqu’un a dû les ramener…
– Quel monstre ramènerait des nains ici pour l’unique plaisir de les tuer ?

Abasourdie, Uma le dévisagea sans répondre.

– Qui que cela puisse être, il a disparu, indiqua Tedros.

Il scruta les Bois et s’arma de courage pour agir en prince.

– Je vais… euh… vérifier s’il y a des rescapés.

Uma se précipité derrière lui.

– Auquel cas, il faudrait les conduire à la Ligue !

Agatha resta en retrait, paralysée par le spectacle des cadavres étendus dans leurs flaques écarlates. La mort était partout : les nains, le Gardien de la Crypte, sa mère… L’adolescente eut la chair de poule et tourna les talons en s’efforçant de ne pas établir de lien entre tous ces décès. Le souffle court, elle se concentra sur l’herbe sous ses pieds, sur ses doigts gercés, jusqu’à ce qu’elle ait enfin les idées claires. Qui s’embêterait à rapatrier sept nains de sept endroits différents jusqu’à leur ancienne maison ? Qui les tuerait de sang-froid et disposerait leurs cadavres dans une mise en scène aussi minutieuse ? Perplexe, elle se rappela l’horrible appel au secours entendu quelques minutes plus tôt.

Elle sentit son coeur s’arrêter.

Ce hurlement-là.

Suraigu. Féminin.

Il n’était pas venu d’un nain. »

.

Voilà un des passages monstrueux dont je vous parlais, et encore, ce n’est que le début du passage ! Alors, vous en pensez quoi ? Dites-moi !

.