Mes Lectures

Chronique n°14 : Une catastrophe n’arrive jamais seule – Laura Norton


Titre : Une catastrophe n’arrive jamais seule.
Auteur : Laura Norton.
Édition : Piment – France Loisir.

Genre : Chick Lit – Humour.
Pages : 734.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Super lecture !

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« Bea vient de perdre son boulot et son futur mari s’affiche dans tous les médias au bras d’une présentatrice télé… Pour retrouver un semblant de paix, elle se réfugie chez ses parents mais doit alors gérer la dépression existentielle de son neveu, la carrière ratée de sa soeur et les tentations de divorce de ses parents.
Comme si ce n’était pas suffisant, elle tombe amoureuse d’un homme qui n’a pas l’air franchement intéressé. Sa vie est devenue un vrai ouragan. Mais après tout, c’est du chaos que naissent les plus belles histoires… »

Traduit de l’espagnol par Paola Appelius et Camille Cosson.

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Résumé

Alors, l’histoire parle d’une jeune femme appelée Bea. Elle est architecte et vit à Madrid, où elle est sur le point de se marier.

Enfin, c’est que qu’elle croyait, avant la soirée organisée par son travail, où elle trouve son futur époux au bras de la présentatrice télé la plus canon et la plus connue du moment.

Le mariage est annulé et Bea désespérée !

Elle rentre donc chez ses parents pour se réconforter, mais c’est sans compter sur tous les catastrophes qui lui tombent dessus les unes après les autres, de même que sur toute sa famille.

Et par-dessus le marché, elle tombe amoureuse d’un homme qu’elle peut à peine supporter, et qui a l’air de vivre dans le passé.

Une jolie petite histoire, pleine de rebondissement.

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Mon avis sur ce roman

Hello ! Je suis de retour de mes super vacances ! Je me suis bien amusée pendant la semaine et maintenant, je reprends lecture et blogure – oui, ça n’existe pas – ! Je ne pas pu lire beaucoup pendant mes vacances mais comptez sur moi pour me rattraper.

Bon, déjà, c’est une magnifique petite histoire.

Elle est drôle, simple et agréable. La seule petite chose qui m’a un peu gênée, c’est les nombreux détails sur le métier de Bea.

Étant donné que j’ai fait de l’architecture au lycée et que je n’ai pas aimé ça du tout, ça m’a un peu saoulé. Mais bon, l’histoire était bien, donc, on s’en fiche un peu !

Les personnages ont tous un caractère très fort – bah oui, c’est des espagnols après tout ! – et ils sont très recherchés.

La vie de Bea est chaotique et catastrophique ! Mais ses problèmes, aussi durs soient-ils, m’ont bien fait rire – et m’ont fait oublier les miens par la même occasion –.

Il y a pas mal de termes espagnols, mais rien de bien méchant ou gênant.

La romance est légère et prend bien sa place.

Vraiment, ça a été un très beau livre, j’ai beaucoup aimé ma lecture, et je pense que je le relierai de temps en temps.

Mais bon, voilà un petit extrait que j’ai bien aimé :

« — Manolo ? Dis-moi ce qui se passe. Où est-ce que vous êtes en train d’extraire les arbres ?

Diego a écouté la réponse.

— Attends, je cherche. Sors-moi les plans de la forêt de l’Étoile, a-t-il dit à l’employée. Et les contrats.

Elle s’est levée et est entrée dans une pièce contenant d’immenses armoires de verre. On l’a vue ouvrir et fermer des tiroirs.

— Tu vas me devoir des excuses, a dit Diego presque sans bouger un muscle.

— J’en doute fort.

— Tu ferais mieux d’économiser ta langue et toute cette agressivité. C’est très mauvais pour la santé.

— Ce serait encore pire de la garder à l’intérieur.

— C’est ça. Alors comme ça, tu crois que j’ai voulu me venger de toi ? Que je suis un gamin capricieux qui n’accepte pas le refus ? Et qui ravage tout sur son passage s’il n’obtient pas ce qu’il veut ?

— C’est toi qui l’as dit.

—Et tout ça, tu l’as trouvé toute seule comme une grande, ou tu t’es laissée influencer par l’opinion de quelqu’un d’autre ?

— Je m’en remets aux faits. Je n’ai besoin de personne pour me guider.

— Heureusement que la maire n’est pas comme vous. Je n’ose pas imaginer notre pauvre village, si vous, les autres soeurs, étiez au pouvoir. »

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La complicité chaotique entre ces deux personnages me fait rire ! J’adore !

Mais bref, vous pensez quoi de ce livre ? Il vous donne envie ou pas ? Parce que moi, j’étais septique au début – puisque ça sort un peu de ma zone de confort, ce qui explique aussi pourquoi je ne dis pas grand-chose dans cet article – mais il m’a agréablement surprise et je n’étais pas loin du coup de coeur, même si malheureusement, ça n’a pas été le cas.

Et voilà, c’est tout pour moi !

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Mes Lectures

Chronique n°13 : Fais-moi taire si tu peux ! – Sophie Jomain


Titre : Fais-moi taire si tu peux !
Auteur : Sophie Jomain.
Édition : Piment – France Loisir.

Genre : Chick Lit – Romance – Humour.
Pages : 336.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

« Quel être humain normalement constitué oserait ruiner un mariage ? Eh bien, il faut être prêtre, sexy en diable et révéler en pleine cérémonie les petites incartades de la future mariée… Lorsque Louise Adrielle, fleuriste, assiste à la scène, elle comprend mieux pourquoi on lui a demandé de décorer l’église en jaune cocu ! Traumatisée, elle se fait la promesse d’être désormais sur le qui-vive à chaque cérémonie. »

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Résumé

Alors, l’histoire parle de Louise, une fleuriste qui a le malheur de croiser un homme, lors d’un mariage. Un homme qui a pour emploi de détruire des événements, tel que des mariages ou des enterrements.

Eh oui, c’est son métier ! Il est payé pour humilier des gens, et il en est fier.

Et même s’il n’a rien contre notre chère Louise, celle-ci devient malheureusement un dommage collatéral, créé par son boulot.

Voilà pourquoi, ils se détestent et se disputent comme chien et chat, non sans une grosse dose d’humour et de sarcasme !

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Mon avis sur ce roman

Franchement, j’ai eu un gros coup de coeur. Et d’ailleurs, l’écriture de l’autrice est tellement fluide que j’ai lu le roman d’un seul coup, en une après-midi. Ça a été mon record ! Je n’avais jamais lu un roman de plus de 300 pages aussi vite.

Je ne suis pas du tout habituée à ce genre de lecture romantique et humoristique, mais j’ai été agréablement surprise par le style de l’auteure.

Je ne regrette pas de mettre laisser convaincre par la vendeuse de France Loisir ! Je lui dois une fière chandelle de m’avoir fait découvrir cette pépite.

Et puis, le livre fait véhiculer un message important : il ne faut jamais se fier aux apparences. C’est ce que va apprendre Louise, qui juge l’homme qu’elle a malencontreusement rencontré.

De même, on peut voir dans le roman qu’il ne suffit pas de voir quelqu’un quelques fois seulement, pour comprendre qui il est au fond de lui. Les personnages du roman sont bien conscrits, attachants et profonds.

Vraiment, excellent travaille à Sophie Jomain, pour cette merveilleuse lecture !

Je vais donc vous laissez découvrir un petit passage du premier chapitre :

« Être fleuriste a ses avantages ; on travaille au milieu des roses, des lys, des oiseaux de paradis ; c’est beau et ça sent bon. L’inconvénient, ce sont les week-ends inexistants – sans compter les commandes de mauvais goût qu’on est obligé d’exécuter. Aujourd’hui, je cumule les deux : on est samedi et mes rétines crient au scandale. Je n’ai jamais livré autant de fleurs jaunes pour un mariage, j’ai l’impression de voir des canaris partout ! Des jonquilles, des oeillets, des gerberas… Et que dire du bouquet de la mariée ? Chrysanthèmes du Japon – jaunes, ça va de soi. Et pourquoi pas des pissenlits, tant qu’on y est ?

J’ai fleuri bien des mariages, réalisé des cascades d’orchidées, de lys et d’arums, parsemé les sols de pétales de roses blanches, embaumé l’air du parfum délicat du jasmin, mais jamais, jamais je n’ai eu à accompagner des mariés de cette façon-là. J’en suis à envisager de faire demi-tour pour ne revenir au magasin que demain matin. Je prétexterai m’être perdue, avoir crevé ou m’être fait à moitié dévorer par un ours, n’importe quoi qui m’empêcherait de parer l’intérieur de l’église avec tout ce jaune cocu !

Au demeurant, je n’ai pas essayé de savoir pourquoi ma patronne ne s’est pas offusquée du choix des mariés. Il est de notoriété publique que si Mme Chapelier est une chef d’entreprise redoutable, lorsqu’il s’agit de compositions florales, elle est aussi douée que moi avec le sens des affaires. C’est même la raison pour laquelle j’ai été embauchée : redonner sa réputation d’antan à
La dame au Cabanon. À ses débuts, la boutique était connue pour la délicatesse et le bon goût de ses compositions. Je ne m’en suis pas trop mal sortie, depuis, c’est devenu le fleuriste le plus renommé de Lille. Mais avec tout ce jaune pipi que je vais installer, on peut être certain que ça laissera des traces.

Résignée, je déplie le chariot roll et commence à sortit les gerbes une à une. Si au moins il pleuvait, je pourrais les laisser dehors un peu trop longtemps, mais fait exprès, cette année, nous avons un mois de juin exceptionnel. Aujourd’hui encore, le ciel radieux donne tort à la réputation du Nord. C’est donc en serrant les dents que je plonge la tête dans la camionnette pour remplir le chariot.

— Je peux vous aider ?

Surprise, je me retourne un peu vite et je manque d’écraser l’imposante tresse d’
anturiums andreanum que j’ai dans les bras contre le torse d’un géant habillé en noir. »

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Et voilà ! Franchement, ce passage avec les fleurs jaunes m’a marqué ! Et d’ailleurs, vous vous en rendez compte avec les photos que j’ai faite. Bon, je reconnais, je n’ai pas beaucoup de fleurs chez moi, donc j’ai dû imprimer des photos de fleurs jaunes et les poser sur mes cactus… Mais ça le fait non ? Un peu…

Bref, est-ce que ce livre vous donne envie ?

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Mes Lectures

Chronique n°5 : Le parfum – Patrick Süskind


Titre : Le parfum.
Auteur : Patrick Süskind.
Édition : Livre de poche.

Genre : Thriller – Classique.
Pages : 280.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Un classique !

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« Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le parfum, un best-seller mondial. »

Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary.

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Résumé

Le Parfum est un livre très bien écrit qui décrit le parcours d’un homme appelé Jean-Baptiste Grenouille. Un être abominable qui a un don tout aussi bizarre que lui. Il a le pouvoir de sentir ce que les autres ne sentent pas, de même, il a une mémoire des odeurs impressionnantes.

L’histoire est divisée en quatre parties. La première est assez calme et c’est dans la deuxième que l’histoire commence à se pimenter. C’est là que Grenouille devient vraiment l’être horrible qu’il devait devenir, car désirant créer de nouvelles odeurs, de nouveaux parfums, il commence à devenir monstrueux, voulant capter l’odeur humaine pour la mettre dans un flacon.

La troisième partie est assez longue mais c’est dans celle-ci qu’on comprend réellement le personnage et son esprit aussi terrifiant que mégalo, perdu dans son monde, dont il est le roi. C’est la partie de l’histoire la plus horrible et abominable.

Je ne vous parlerai pas de la dernière partie car, si vous ne connaissez pas du tout ce classique, je ne veux pas vous parlez de sa fin.

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Mon avis sur ce roman

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman a été le personnage abominable qu’est Grenouille.

L’auteur lui donne depuis sa naissance, une description qui vous ferrez frémir de frayeur. Le don qu’a Grenouille de pouvoir sentir ce que les autres ne sentent pas, lui permet de survire, depuis le jour de sa naissance, à celui de sa mort. Pourtant au cours de l’histoire, Jean-Baptiste Grenouille a vraiment eu plein d’occasion de mourir.

Les parties que j’ai le plus apprécié ont été la troisième et la quatrième. Où on voit vraiment de quoi Grenouille est capable et à quel point il est tordu.

Cette histoire était vraiment hors du commun et je ne regrette pas de l’avoir lu. Bien qu’il y ait eu quelques passages que je qualifierais de long, l’univers de ce personnage et de toutes ces senteurs m’a marqué.

Le personnage est horriblement fascinant et l’auteur nous en parle comme s’il avait existé, ce qui rend la chose encore plus terrible.

Je recommande vivement ce livre, sauf si bien sûr, vous avez aimez le film qui s’en est inspiré, car les deux n’ont presque rien en commun.

Voilà donc le petit extrait du jour, j’espère que vous aimerez :

« Or c’est là, à l’endroit le plus puant de tout le royaume, que vit le jour, le 17 juillet 1738, Jean-Baptiste Grenouille. C’était l’une des journées les plus chaudes de l’année. La chaleur pesait comme du plomb sur le cimetière, projetant dans les ruelles avoisinantes son haleine pestilentielle, où se mêlait l’odeur des melons pourris et de la corne brûlée. La mère de Grenouille, quand les douleurs lui vinrent, était debout derrière un étal de poissons dans la rue aux Fers et écaillait des gardons qu’elle venait de vider. Les poissons, prétendument pêchés le matin même dans la Seine, puaient déjà tellement que leur odeur couvrait l’odeur de cadavre. Mais la mère de Grenouille ne sentait pas plus les poissons que les cadavres, car son nez était extrêmement endurci contre les odeurs, et du reste elle avait mal dans tout le milieu du corps, et la douleur tuait toute sensibilité aux sensations extérieures. Elle n’avait qu’une envie, c’était que cette douleur cessât, elle voulait s’acquitter le plus vite possible de ce répugnant enfantement. C’était son cinquième. Tous les autres avaient eu lieu derrière cet étal et, à tous les coups, ç’avait été un enfant mort-né ou à peu près, car cette chair sanguinolente qui sortait-là ne se distinguait guère des déchets de poisson qui gisait sur le sol, et ne vivait d’ailleurs guère davantage, et le soir venu, tout cela était balayé pêle-mêle et partait dans des carrioles vers le cimetière ou vers le fleuve. C’est ce qui allait se passer une fois de plus, et la mère de Grenouille, qui était encore une jeune femme, vingt-cinq ans tout juste, qui était encore tout à fait jolie et qui avait encore presque toutes ses dents et encore des cheveux sur la tête, et qui à part la goutte, la syphilis et un peu de phtisie n’avait aucune maladie grave, qui espérait vivre encore longtemps, peut-être cinq ou dix ans, et peut-être même se marier un joue et avoir de vrais enfants en étant la respectable épouse d’un artisan qui aurait perdu sa femme, par exemple…, la mère de Grenouille souhaitait que tout cela finisse. Et quand les douleurs se précisèrent, elle s’accroupit et accoucha sous son étal, tout comme les autres fois, et trancha avec son couteau à poisson le cordon de ce qui venait d’arriver là. Mais voici qu’à cause de la chaleur et de la puanteur (qu’elle ne percevait pas comme telles, mais plutôt seulement comme une chose insupportable et enivrante, un champ de lis ou une chambre close où l’on a mis trop de jonquilles), elle tourna de l’oeil, bascula sur le côté, roula sous la table et jusque sur le pavé, restant là en pleine rue, le couteau à la main. »

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Vous ne trouvez pas cet extrait horrible ? Moi si, et justement, il m’a marqué ! Je vous jure que j’ai eu du mal à avaler ça… Mais bon, c’est un passage important et intéressant. Vous en dites quoi ?

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