Mes Lectures

Chronique n°17 : Les Belles – Dhonielle Clayton


Titre : Les Belles – Tome 1.
Auteur : Dhonielle Clayton.
Édition : Robert Laffont.

Genre : Young Adult – Fantasy – Dystopie.
Pages : 466.

Ma note : 🔥 / 5
Déception…

.

« Ne souffrez plus pour être une Belle.

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.

Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Le premier volet d’une série éblouissante. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Ardilly.

.

Résumé

Bon, comment vous résumer cette histoire ? Je pense que mon résumé ne sera pas très long mais je vais faire au mieux pour vous parler de ce roman, sans en dire trop ou trop peu.

L’histoire parle de Camélia, ou Camille, une Belle qui rêve, comme toutes ses soeurs, de devenir la favorite (qui est la Belle au service de la famille royale, et la personne après la famille royale qui est la plus importante dans tout le royaume). En bref, les Belles sont des êtres censées descendre directement de la déesse de la beauté. Elles sont là pour apporter, avec les arcanes, beauté et bonheur aux habitants d’Orléans, qui naissent tous gris et difforme à cause du dieu du ciel.

Il y a plusieurs Belles par génération et lors du Carnaval, la reine d’Orléans doit choisir qu’elle sera la favorite parmi toutes. Dans le livre, il y a six Belles dans la génération de Camélia.

Alors que sa soeur et meilleure amie reçoit le titre de favorite à sa place, Camille est prise de rage et se dispute avec elle, avant d’être amené au salon du Chrysanthème. Là-bas, elle découvre qu’elle et ses soeurs ne sont peut-être pas les seuls Belles, capables de manipuler les arcanes, mais elle n’est sûre de rien.

Comme on s’en doutait tous, elle finit tout de même par prendre la place de favorite à sa soeur, et c’est là que les vrais problèmes commencent pour toutes les Belles.

Une faible histoire d’amour est visible dans l’histoire, mais rien de bien palpitant.

.

Mon avis sur ce roman

Comme vous avez pu vous en rendre compte avec la note attribuée à ma lecture ou avec ce résumé, pas particulièrement passionnant, je n’ai pas apprécié ma lecture, j’ai même été vachement déçue…

Alors que je m’attendais à découvrir un nouvel univers dystopique et une romance bien prononcée, je n’ai rien eu de cela. La dystopie est mal amenée et pas particulièrement bien traitée, et la romance est quasi inexistante et trop facile.

Il y a énormément de description de l’utilisation des arcanes et de la façon que les Belles ont de rendre les habitants d’Orléans beaux, mais c’est tout. Des descriptions, encore et encore. De la forme du nez aux nombres d’orteils, sans parler des nombreux qualificatifs pour désigner les couleurs ou encore la forme des cheveux.

J’ai plus eu l’impression de lire un magasine beauté qu’un roman de Fantasy.

Par ailleurs, les personnages ne sont pas assez travaillés selon moi, Camélia n’est pas attachante pour un sou et son caractère n’est vraiment pas assez prononcé. Les rares fois où elle essaie de se battre pour ce qu’elle croit juste, sans obéir aux ordres, les catastrophes s’en suivent et c’est souvent d’autres personnages qui payent les pots cassés.

Tant qu’aux autres personnages, on n’en parle pas beaucoup. Hormis Amber, sa soeur préférée, on n’a aucune information sur les autres Belles, ou alors très peu. Et c’est pareil pour les autres personnages, qui sont plus des figurants qu’autre chose. Camélia ne sait pas à qui elle peut ou non faire confiance et nous non plus, puisqu’on ne sait rien des autres. Et la façon dont elle accorde sa confiance à certains personnages qui sont assez louches, est naïve et ridicule.

Je n’ai pas compris le but de l’histoire, ni les choix de l’héroïne, qui aurait plus la place de figurante selon moi.

En bref, je n’ai pas grand-chose de gentil à dire sur le roman malheureusement, je n’ai pas l’habitude d’être aussi déçue dans mes lectures, mais en aillant entendu parler de ce livre, et même en lisant le résumé, je m’attendais à quelque chose de tellement plus prononcé, que quand je l’ai fini, je n’avais rien à en dire à part que cela m’avait franchement ennuyé.

Mais bon, si vous avez aimé le livre et voulez en débattre, je reste disponible, parce que j’aime débattre de mes lectures et découvrir d’autres points de vues. Voilà quand même un petit extrait appréciable, sans pour autant être éblouissant :

« Je ferme les yeux et me représente la fillette comme une minuscule statue. Petites, nous pratiquions le deuxième arcane en manipulant de la peinture sur des toiles, en modelant de l’argile sur un tour de poterie et des chandelles chaudes ; jusqu’à être capables de les transformer en trésors. Après notre treizième anniversaire, nous nous sommes exercées sur les chiens et chats miniatures de la maison ; puis nous avons pratiqué sur nos domestiques. C’est ainsi que j’ai donné à ma femme de chambre Madeleine, des yeux vert émeraude. À l’âge de quatorze ans, nous avons transformé les bébés de notre nurserie, injectant de la couleur à leurs petites jambes potelées et à leurs mèches naissantes. et juste avant notre seizième anniversaire, la reine a offert aux pauvres des bons afin de nous permettre de nous entraîner sur eux et de parfaire notre don.

Je suis fin prête. J’invoque l’arcane. Ma pression sanguine augmente ainsi que ma température. Je m’embrase comme un feu naissant. Les veines qui parcourent mes bras et mes mains gonflent sous ma peau, semblables à de petits serpents verts.

Je manipule la fleur de camélia que mon sujet tient en main. Je la modifie comme je vais ensuite modifier la petite fille. Je modèle ses fibres, ses veines et ses pétales.

La foule retient son souffle. La tige s’allonge jusqu’à toucher la plateforme, telle la queue d’un cerf-volant. La fillette jette la fleur et s’en écarte. La fleur quadruple de taille et ses pétales se déploient jusqu’à la fillette. Ils enveloppent son petit corps qui s’agite jusqu’à ce qu’elle se retrouve langée dans sa chrysalide rose comme un asticot qui gigote.

La foule en liesse acclame, siffle et trépigne. Le vacarme se change en bouillonnement tandis que tout le monde attend que je révèle mon oeuvre.

Je serai la meilleure.

Ce sera parfait.

J’adore être une Belle.

J’entends frémir le sang de la fillette dans ses veines ; les battements de son pouls résonnent à mes oreilles. Je récite la mantra des Belles :
Le Beauté est dans le sang. »

.

Et voilà, ma chronique, pas très glorieuse malheureusement, sur le livre : Les Bellespar Dhonielle Clayton. C’est dommage mais je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire. Je ne sais pas si je prendrai le deuxième tome quand il sortira puisque le premier ne m’a pas spécialement donné envie de continuer mais bon, on verra bien le moment venu…

.

Mes Lectures

Chronique n°16 : Un palais d’Épines et de Roses – Sarah J. Maas


Titre : Un palais d’Épines et de Roses – Tome 1.
Auteur : Sarah J. Maas.
Édition : La Martinière Fiction J.

Genre : Young Adult – Fantasy – Romance.
Pages : 521.

Ma note : 🔥🔥🔥 et demi / 5
Lecture agréable.

.

« En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.

Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ?

A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?

Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Judith Descombey.

.

Résumé

Alors, ce livre va être assez facile à résumer je pense.

Nous sommes dans un monde où les humains sont reclus, hors du royaume de Prythian, où vivent les immortels. Des créatures s’apparentant à des dieux aux pouvoirs terrifiants et puissant. Le royaume est dirigé par des Grands Seigneurs.

Feyre est une humaine, qui se bat pour faire vivre son père et ses deux soeurs ainées. Vivant dans une chaumière délabrée depuis leur ruine, ils n’ont pas toujours à manger dans leurs assiettes. Voilà pourquoi Feyre a dû apprendre à chasser, et tout se passait plus ou moins bien.

Mais le jour où elle tue un loup géant, s’apprêtant à lui voler sa proie, la jeune femme le tue de sang-froid, pleine de haine à l’idée qu’il soit un immortel.

C’est alors qu’à cause du Traité, liant les humains aux immortels, elle est forcée de partir vivre à Prythian, près des monstres et des créatures qu’elle déteste le plus au monde.

Tout ce qu’elle veut : retourner auprès de ses soeurs, pour tenir la promesse faite à sa mère.

.

Mon avis sur ce roman

Bon, je dois l’avouer, je m’attendais à mieux.

Aves tous les avis positifs que j’avais lu sur ce premier tome de la saga ACOTAR, je m’attendais vraiment à quelque chose de transcendant. J’ai donc été un peu déçue par ma lecture, même si celle-ci a été agréable.

Déjà, l’héroïne de l’histoire m’énerve vraiment, elle m’agace ! Son caractère est horripilant et sans aucune logique. Quand on lui dit de ne pas faire quelque chose, elle le fait. Mais quand elle doit faire quelque chose, et qu’on lui dit de ne pas le faire, elle se montre sage…

Franchement, c’est rare que le personnage principal d’un roman m’agace à ce point !

Comme une enfant, elle se laisse parfois envahir par ses émotions – à la limite de l’exagération – et parfois, elle est simplement une coquille vide, duquel on ne reçoit rien. Au lieu de se détacher de l’auteure par son caractère, c’est comme-ci on assistait à la mise en scène d’un pantin.

Cela m’a un peu gâché ma lecture, malgré le fait que l’histoire soit pas mal intéressante et assez originale.

Bon, bien évidemment, comme dans presque toutes les lectures, il y a eu un petit moment cliché, pas très bien travailler – selon moi – mais l’auteur a su en faire quelque chose de vraiment accrochant.

J’ai particulièrement aimé les personnages secondaires – bien plus prenant que Feyre – et j’ai adoré la fin de l’histoire ! Enfin, sauf le dernier chapitre où j’ai eu l’impression que Feyre passait de pantin à robot capricieux…

Mais bon, j’ai quand même apprécié ma lecture et je pense prendre la suite un de ces quatre, quand j’aurai le temps.

Voilà donc le petit extrait que j’ai beaucoup aimé, il n’est pas très loin, car il s’agit d’une énigme donnée à la fin de l’histoire – sans la réponse, bien sûr, pour éviter le spoile –.

« Ses yeux sombres luisaient et je tâchai de retrouver mon sang-froid tandis qu’elle énonçait l’énigme :

Certains me recherchent sans jamais me trouver ;
J’en embrasse d’autre qui, ingrats, me foulent aux pieds.

Je semble préféré l’intelligence et la beauté,
Mais je bénis les audacieux et les têtes brûlées.

Mes soins sont presque toujours d’une douceur indicible ;
Dédaigné, je deviens féroce et presque invincible.

Chacun des coups que je porte est puissant,
Et quand je tue, c’est toujours lentement… »

.

Voilà, à votre avis, quel est la réponse à cette énigme ?

.

Et avez-vous envie de découvrir cet univers de fantasy ? Si vous avez lu le livre, qu’est-ce que vous en avez pensé ? Feyre ne vous a pas trop tapée sur les nerfs ? Dites-moi tout !

.

P.S. : Le dessin et le marque sur les photos ont été fait par Léa Olivier, ou @lo_graphiste_ sur instagram !

Mes Lectures

Chronique n°15 : Shades of Magic – V. E. Schwab


Titre : Shades of Magic – Tome 1.
Auteur : V. E. Schwab.
Édition : Lumen.

Genre : Young Adult – Fantasy – Aventure.
Pages : 505.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Merveilleuse lecture !

.

« Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. 

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali.

.

Résumé

Alors, comment vous résumé cette merveilleuse lecture, cette merveilleuse histoire… je ne sais pas trop, mais je vais essayer !

L’histoire parle de Kell, un Antari ou Sorcier de sang. Kell a été adopté par la famille royale du Londres rouge. Car oui, en tant qu’Antari, Kell peut voyager entre les mondes, il y en a quatre, et chacun a son Londres, même si on ne sait pas trop pourquoi. Bref, Kell identifie les différents Londres par couleur, il y a donc le sien (rouge), le Londres Gris (le nôtre), le Blanc et enfin, le Londres Noir (qui a été réduit en cendre). Dans son Londres, il est considéré comme un prince, dans les autres, il est le messager de la famille royale (car seules les familles royales sont au courant pour les autres Londres).

Enfin bon, Kell vit dans sa petite routine avec la famille royale, dont son frère Rhy. Il ne quitte son monde que pour livrer un message.

Un seul autre Antari existe encore, Holland, du Londres Blanc.

Un jour, alors que Kell se retrouve dans un complot qu’il ne soupçonne pas, il rencontre Lila. Une voleuse de notre monde ordinaire et sans magie.

Lila réussi donc à obliger Kell a l’amené avec lui pour régler son énorme problème. Elle ne lui laisse tout bonnement pas le choix.

C’est là que leur magnifique aventure commence !

.

Mon avis sur ce roman

Proche du Coup de Coeur, ce roman m’a transporté dans, non pas un, mais trois autres univers, aussi différents et semblables qu’on peut l’être !

Alors, au début, j’étais un peu septique, le livre était lent et apporté beaucoup d’explication et peu d’action, mais heureuse, il y avait un petit côté humoristique qui m’a tenu en haleine et qui m’a fait m’attacher énormément aux personnages de l’histoire. Franchement, j’adore les personnages, en particulier Kell, Lila et Rhy !

Le côté magique du roman et la complexité de ses univers m’a beaucoup impressionné. Et quand l’action a commencé, j’étais scotchée, je ne pouvais plus me détacher du livre !

L’histoire en elle-même (avec son complot etc.) n’est pas exceptionnellement originale, mais la façon dont l’auteure tourne l’histoire est super addictive. Et les petits détails sur les éléments magiques, le langage, le royaume… c’est ce qui fait le charme de l’histoire.

Même les « méchants » sont fascinants et charismatiques !

Je suis vraiment impatiente de lire le deuxième tome de cette trilogie.

Bref, voilà un extrait que j’ai adoré :

« — Très bien, choisissez un élément, déclara Kell. Si vous parvenez à le sortir de sa case – sans le toucher bien sûr –, vous aurez votre terre.

Les sourcils froncés, Ned étudia les cinq options qui se présentaient à lui avant de pointer l’eau du doigt.

— Celui-là.

Au moins, il n’a pas eu la bêtise de choisir l’os, songea Kell. L’air, la terre et l’eau étaient les plus faciles à déplacer. Même Rhy, pourtant quasiment dénué de pouvoir, était au moins capable de les faire remuer. Le feu s’avérait en général un peu plus complexe à manipuler, mais l’os était, de loin, le plus ardu du lot. Et ce pour une bonne raison : quiconque savait déplacer des ossements pouvait faire bouger un corps contre la volonté de son propriétaire. Même dans le Londres rouge, c’était considéré comme une magie rare et puissante.

La main en suspens au-dessus du plateau, Ned se mit à chuchoter une série de mots à l’attention de l’eau dans un idiome qui était peut-être du latin, ou un obscur charabia, mais certainement pas de l’anglais. Les coins de la bouche de Kell se relevèrent. Les éléments n’avaient pas de langue attitrée, ou plutôt, ils les comprenaient toutes. Les mots en soi importaient moins que la concentration qu’ils permettaient au magicien d’atteindre, que le lien qu’ils l’aidaient à nouer, que le pouvoir qu’ils contribuaient à mobiliser. En bref, peu importait le verbe, seule comptait l’intention. Alors qu’il aurait aussi bien pu parler en anglais (et ce avec tout aussi peu de succès, il faut bien le dire), le Passionné persistait à marmonner dans son jargon imaginaire. Dans le même temps, il déplaçait sa main d’un air inspiré dans le sens des aiguilles d’une montre.

Accoudée au comptoir, la tête appuyée sur sa paume, Kell regardait en soupirant Ned s’évertuer à lutter, le visage rougi par l’effort. Au bout d’interminables instants, l’eau frémit légèrement (le bâillement soudain du magicien n’y était peut-être pas étranger – à moins que ce ne soit le geste du Passionné : sous l’effet de la frustration, il avait fini par empoigner violemment le rebord du bar). Puis l’élément recouvra toute son immobilité.

Ned fixait le jeu, les veines du cou gonflées à craquer, les poings serrés. Kell craignit un instant que le jeune homme ne pulvérise le plateau, mais il se contenta de frapper brutalement le bois du comptoir, juste à côté.

— Quel dommage… susurra le magicien.

— Ce test est truqué ! gronda Ned.

— Vraiment ?

Kell se redressa sur son siège. Il plia imperceptiblement les doigts et la motte de terre décolla pour atterrir en douceur dans sa paume.

— Vous en êtes bien certain ? insista-t-il. (Un petit souffle d’air souleva le sable, qu’il envoya tournoyer autour de son poignet.) Vous avez peut-être raison…

(La goutte d’eau quitta le plateau pour aller se transformer en glace au contact de la peau du voyageur.) Ou pas…

L’huile choisit ce moment pour s’embraser dans sa case. Kell jeta à l’intrus un regard torve.

— Peut-être… (Pour finir, le morceau d’ossement s’éleva dans les airs.) Peut-être au contraire ne possédez-vous tout simplement aucun pouvoir ? »

.

Et voilà ! C’était une superbe lecture et je vous la recommande vraiment. Elle m’a transporté et j’étais vraiment très proche du coup de coeur, même si malheureusement, il n’est pas arrivé. J’ai tout de même adoré et je pense que je vais rapidement prendre la suite, et je vais peut-être même relire celui-là.

Alors, dites-moi ce que vous pensez de ce roman, si vous l’avez lu, sinon, est-ce qu’il vous intéresse ? J’espère que oui !

.

Mes Lectures

Chronique n°12 : Les Bannis et les Proscrits – James Clemens


Titre : Les Bannis et les Proscrits – Tome 1 : Le feu de la Sor’cière.
Auteur : James Clemens.
Édition : Bragelonne.

Genre : Fantasy – Aventure – Fantastique.
Pages : 381.

Ma note : 🔥🔥 / 5
Lecture mitigée !

.

« Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir, de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible… mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Troin.

.

Résumé

L’histoire nous parle de plusieurs personnages, qui se rencontrent dans différentes circonstances. Cependant, le personnage principal de l’histoire est Elena, une jeune sorcière, qui découvre ses pouvoirs dans une horrible situation. En danger, elle se sauve avec son frère, pour échapper aux assassins de ses parents.

Elle rencontre pleins de péripéties et plusieurs compagnons de voyage, dont on apprend, qu’ils font tous parties de plusieurs prophéties.

Le seigneur noir les poursuit tous, pour capturer la jeune fille, mais ils arrivent à se défendre tant bien que mal.

Désolée, je n’ai pas grand-chose à dire pour le résumé, parce qu’il ne se passe pas grand chose dans l’histoire.

.

Mon avis sur ce roman

Alors, je dois dire que je n’ai vraiment pas aimé ce livre.

L’histoire est lente, il n’y a pas énormément d’action, et Elena n’utilise son pouvoir que rarement. Presque pas en fait.

Le livre est divisé en cinq parties, et ça m’a beaucoup dérangé car la partie une et en lien avec la trois, et entre les deux, on ne comprend pas tout de suite pourquoi il y a la deuxième partie.

Les personnages ne sont pas très travaillés et arrivent à la chaine, sans vraiment qu’on sache pourquoi. Tout traine vraiment en longueur et c’est assez ennuyant.

Je m’attendais à un retournement de situation à la fin, malheureusement, il n’y en a pas eu. Bien sûr, il y a bien eu une scène d’action assez impressionnante, mais qui est arrivée tellement tard, qu’elle ne m’a pas emballé.

Je ne pense pas que je vais acheter les tomes suivants.

C’est dommage, l’histoire avait bien commencé dans la partie une.

Mais bref, voilà un extrait, que j’ai trouvé plutôt pas mal.

« Il sirota une gorgée de bière, savourant la fraîcheur du liquide qui glissait dans sa gorge. Ses yeux se fermèrent à demi au moment où la jeune femme pinçait les cordes de son luth. Curieusement, la note parut filer à travers le brouhaha ambiant et venir se poser dans son oreille tel un oiseau regagnant son nid.

La musicienne répéta son accord. Alors, les regards convergèrent de nouveau vers la scène, comme irrésistiblement attirés par la voix de son instrument.

Le jongleur écarquilla les yeux. La jeune femme semblait fixer non son public, mais un ailleurs bien plus lointain. Sa main gauche remua sur la hampe de son luth tandis que les ongles de sa main droite effleuraient les cordes de l’instrument. Son second accord fut une variation du premier. Il se répercuta à travers la salle comme s’il y cherchait son frère perdu. Ne voulant pas le perturber dans cette quête, la foule se tût.

La jeune femme profita du silence pour se mettre à jouer. Ses doigts fins dansèrent sur le bois et les cordes du luth. Une douce musique enveloppa les spectateurs, leur parlant de temps plus heureux et plus lumineux que la journée nuageuse qui venait de s’achever.

Puis elle se mit à chanter. Elle commença d’une voix très basse, presque inaudible par-dessus les accents mielleux de son instrument. Mais peu à peu, sa voix enfla pour joindre ses harmonies à celle du luth. Le jongleur ne connaissait pas la langue qu’elle utilisait ; pourtant, il comprenait la signification de ses paroles. Elles évoquaient le passage du temps, la succession des saisons et le cycle auquel toute vie était soumise.

Les clients ébahis s’étaient figés sur leur chaise. Un homme toussa, et ses voisins le foudroyèrent du regard comme s’il venait de cracher le pire des jurons. Les autres l’ignorèrent et, bouche bée, gardèrent les yeux rivés sur la scène.

La jeune femme continua à jouer sans se préoccuper de leurs réactions. Les inflexions de sa voix se modifièrent subtilement, et la mélodie du luth se mua en gémissement. À présent, elle mettait son public en garde contre un péril diffus qui menaçait le cycle de la vie. Elle chantait la beauté détruite, l’innocence brisée. On pouvait presque entendre un grondement de tambours derrière ses accords.

Le jongleur aurait voulu la consoler, lui dire que tout n’était pas perdu. Il regarda le mouvement de ses doigts ralentir tandis que sa complainte adoptait un nouveau rythme – celui des battements d’un coeur à l’agonie. »

.

Et voilà, c’est rare que je n’aime pas une lecture mais je dois dire que celle-là, je n’ai vraiment pas accroché. Mais si vous l’avez lu et que vous avez aimé, venez m’en parler.

Gros bisou à vous et bonne journée.

.

Mes Lectures

Chronique n°4 : L’héritière – Melinda Salisbury


Titre : L’héritière – Tome 1.
Auteur : Melinda Salisbury.
Édition : Gallimard Jeunesse.

Genre : Fantasy – Romance.
Pages : 327.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

.

« Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu’au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission… »

Traduit de l’anglais par Emmanuelle Casse-Castric.

.

Résumé

Je vous souhaite la bienvenue dans l’univers chaotique qu’est la vie de Twylla. Encore un monde que j’aurais du mal à vous résumer sans délier un peu trop ma langue. L’histoire est tellement pleine d’information, que c’est difficile de ne pas tout vous raconter.

Alors, la jeune Twylla est au service de la reine de Lormere. En tant que Daunen incarnée, elle a le devoir d’exécuter les traitres du royaume car sa peau est empoisonnée. Un seul touché suffit à mettre fin à votre vie.

Selon la religion créée par l’autrice, Daunen était la fille du dieu du soleil – Daeg — et de la reine de la lune – Naeth – qui veillait à ce que l’équilibre entre sa mère et son père soit préservé. Twylla, la réincarnation de Daunen, doit donc vivre avec la malédiction de la mort, que Naeth avait fait porter à Daunen.

Seuls les membres de la famille royale – qui sont bénis des dieux – peuvent donc toucher la jeune fille, sans en subir les effets. Ce qui explique, entre autres, que la jeune rousse soit la promise du prince Merek.

L’histoire prend un tournant inattendu quand Lief, le nouveau garde de la demoiselle, entre dans la vie de celle-ci et la fait totalement basculée. Toutes ses croyances et son passé s’en trouve remis en question et des émotions, qu’elle ne soupçonnait pas, s’éveille en elle.

Entre mensonge et trahison, l’histoire devient un vrai chaos émotionnel. Qui ment ? Qui ne ment pas ? Ami ? Ennemi ? Ou manipulateur ? Elle ne peut être sûre de rien.

Rien ne va plus, et tout empire au fil des pages, quand un certain joueur de flute se joint à une partie menée par la reine.

.

Mon avis sur ce roman

L’héritière est une histoire magnifique, éblouissante.

La façon dont Melinda Salisbury tourne ses mots, nous fait entrer dans un jeu presque malsain avec les personnages. Nous nous retrouvons coincé, complice de tous les mensonges et de toutes les actions qui créées le vice de l’histoire.

Se passant à une époque monarchique et très religieuse, l’histoire nous montre des valeurs et des traditions nouvelles, aussi sublime qu’horrible. Je m’y suis perdue, je m’y suis plongée, tête la première, sans pouvoir en sortir. Et je crois bien que, même une fois le livre terminé, j’y suis restée.

Comme beaucoup d’ouvrage, je l’ai lu plusieurs fois. Encore et encore, jusqu’à presque connaître par coeur toute la machination de la reine.

Plus je lisais les mots de l’auteure, plus j’aimais et je détestais ses personnages. Parfois sombres et parfois aussi lumineux et bienveillants que le soleil. Dans cette histoire, je n’ai pu faire confiance à personne, subissant – au même titre que Twylla – des désillusions que je n’aurais pu soupçonner.

Je me suis retrouvée dans le même cas d’innocence et d’incompréhension que la jeune fille. Je me suis sentie triste et trahie, mais j’ai aussi ressenti ses moments de joie intense et ses sentiments naissants.

L’histoire m’a aussi parue d’une réalité surprenante, quand je me suis rendue compte que, comment dans la vie de tous les jours, nous pouvons volontiers avaler un mensonge ou une histoire fabulée, si cela nous sort d’un sort ou d’un destin, que nous ne pensions pas être digne de nous.

J’ai aussi été ravie, quand à travers l’histoire initiale de Melinda Salisbury, j’ai pu découvrir une autre histoire, transmise par les personnages. Rien que ça, m’a fait me sentir, comme si je faisais partie de l’aventure, comme si je la vivais avec eux.

C’était époustouflant ! Et en en voici la preuve :

« Lorsque la princesse Alianor est morte avant sa troisième moisson, la reine et le premier roi ont perdu à la fois leur fille et la future épouse du prince. Et comme toujours en cas de décès, qu’il s’agisse d’un personnage de haute naissance ou d’un manant, on fait venir ma mère, la Mangeuse de péchés de Lormere, pour Dévorer les péchés de la princesse morte.

Ma mère est grosse, engraissée par tous les péchés des morts qu’elle consomme lors de la Dévoration, le repas préparé et servi pour elle comme si elle était la reine ce jour-là. Lors d’une Dévoration, les personnes endeuillées couvrent le cercueil de pain, de viande, de bière, et d’autres mets. Chacun représente un péché connu ou que l’on soupçonne le défunt d’avoir commis. Elle Dévore tout. Il le faut. C’est la seule façon de laver l’âme afin qu’elle puisse monter au royaume éternel. Ne pas finir le repas, c’est condamner l’âme à errer sur terre pour toujours. Nous avons tous entendu les histoires de spectres qui hantent les bois de l’Ouest, à cause de Mangeuses de péchés moins consciencieuses que ma mère et qui n’ont pas réussi à venir à bout d’une Dévoration.

Elle s’est assise devant le cercueil minuscule de la princesse et a dévoré ses péchés. Des péchés sucrés, parfumés à la grenade, à la muscade, des péchés trop riches et extravagants pour une si petite fille. Elle les a tous dévorés. La reine et le premier roi ont pleuré leur enfant, tout en cherchant à la remplacer, car le prince, âgé de huit ans, avait besoin d’une épouse afin de pouvoir accéder au trône. Mais moins de deux lunes après la mort d’Alianor, le roi est tombé malade et a succombé lui aussi. »

.

Voilà un extrait que je trouve très intéressant et qui, quand je l’ai lu, m’avais vraiment intrigué ! Je ne sais pas trop ce que vous en pensez mais je le trouve vraiment bien, du fait que tout ça nous montre une tradition extraordinaire, créée par l’auteure.

Je vais donc vous laisser là-dessus, en espérant, comme toujours que vous me donnerez votre avis et que je vous ai donné envie de découvrir cet énième nouvel univers.

.