Mes Lectures

Chronique n°13 : Fais-moi taire si tu peux ! – Sophie Jomain


Titre : Fais-moi taire si tu peux !
Auteur : Sophie Jomain.
Édition : Piment – France Loisir.

Genre : Chick Lit – Romance – Humour.
Pages : 336.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

« Quel être humain normalement constitué oserait ruiner un mariage ? Eh bien, il faut être prêtre, sexy en diable et révéler en pleine cérémonie les petites incartades de la future mariée… Lorsque Louise Adrielle, fleuriste, assiste à la scène, elle comprend mieux pourquoi on lui a demandé de décorer l’église en jaune cocu ! Traumatisée, elle se fait la promesse d’être désormais sur le qui-vive à chaque cérémonie. »

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Résumé

Alors, l’histoire parle de Louise, une fleuriste qui a le malheur de croiser un homme, lors d’un mariage. Un homme qui a pour emploi de détruire des événements, tel que des mariages ou des enterrements.

Eh oui, c’est son métier ! Il est payé pour humilier des gens, et il en est fier.

Et même s’il n’a rien contre notre chère Louise, celle-ci devient malheureusement un dommage collatéral, créé par son boulot.

Voilà pourquoi, ils se détestent et se disputent comme chien et chat, non sans une grosse dose d’humour et de sarcasme !

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Mon avis sur ce roman

Franchement, j’ai eu un gros coup de coeur. Et d’ailleurs, l’écriture de l’autrice est tellement fluide que j’ai lu le roman d’un seul coup, en une après-midi. Ça a été mon record ! Je n’avais jamais lu un roman de plus de 300 pages aussi vite.

Je ne suis pas du tout habituée à ce genre de lecture romantique et humoristique, mais j’ai été agréablement surprise par le style de l’auteure.

Je ne regrette pas de mettre laisser convaincre par la vendeuse de France Loisir ! Je lui dois une fière chandelle de m’avoir fait découvrir cette pépite.

Et puis, le livre fait véhiculer un message important : il ne faut jamais se fier aux apparences. C’est ce que va apprendre Louise, qui juge l’homme qu’elle a malencontreusement rencontré.

De même, on peut voir dans le roman qu’il ne suffit pas de voir quelqu’un quelques fois seulement, pour comprendre qui il est au fond de lui. Les personnages du roman sont bien conscrits, attachants et profonds.

Vraiment, excellent travaille à Sophie Jomain, pour cette merveilleuse lecture !

Je vais donc vous laissez découvrir un petit passage du premier chapitre :

« Être fleuriste a ses avantages ; on travaille au milieu des roses, des lys, des oiseaux de paradis ; c’est beau et ça sent bon. L’inconvénient, ce sont les week-ends inexistants – sans compter les commandes de mauvais goût qu’on est obligé d’exécuter. Aujourd’hui, je cumule les deux : on est samedi et mes rétines crient au scandale. Je n’ai jamais livré autant de fleurs jaunes pour un mariage, j’ai l’impression de voir des canaris partout ! Des jonquilles, des oeillets, des gerberas… Et que dire du bouquet de la mariée ? Chrysanthèmes du Japon – jaunes, ça va de soi. Et pourquoi pas des pissenlits, tant qu’on y est ?

J’ai fleuri bien des mariages, réalisé des cascades d’orchidées, de lys et d’arums, parsemé les sols de pétales de roses blanches, embaumé l’air du parfum délicat du jasmin, mais jamais, jamais je n’ai eu à accompagner des mariés de cette façon-là. J’en suis à envisager de faire demi-tour pour ne revenir au magasin que demain matin. Je prétexterai m’être perdue, avoir crevé ou m’être fait à moitié dévorer par un ours, n’importe quoi qui m’empêcherait de parer l’intérieur de l’église avec tout ce jaune cocu !

Au demeurant, je n’ai pas essayé de savoir pourquoi ma patronne ne s’est pas offusquée du choix des mariés. Il est de notoriété publique que si Mme Chapelier est une chef d’entreprise redoutable, lorsqu’il s’agit de compositions florales, elle est aussi douée que moi avec le sens des affaires. C’est même la raison pour laquelle j’ai été embauchée : redonner sa réputation d’antan à
La dame au Cabanon. À ses débuts, la boutique était connue pour la délicatesse et le bon goût de ses compositions. Je ne m’en suis pas trop mal sortie, depuis, c’est devenu le fleuriste le plus renommé de Lille. Mais avec tout ce jaune pipi que je vais installer, on peut être certain que ça laissera des traces.

Résignée, je déplie le chariot roll et commence à sortit les gerbes une à une. Si au moins il pleuvait, je pourrais les laisser dehors un peu trop longtemps, mais fait exprès, cette année, nous avons un mois de juin exceptionnel. Aujourd’hui encore, le ciel radieux donne tort à la réputation du Nord. C’est donc en serrant les dents que je plonge la tête dans la camionnette pour remplir le chariot.

— Je peux vous aider ?

Surprise, je me retourne un peu vite et je manque d’écraser l’imposante tresse d’
anturiums andreanum que j’ai dans les bras contre le torse d’un géant habillé en noir. »

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Et voilà ! Franchement, ce passage avec les fleurs jaunes m’a marqué ! Et d’ailleurs, vous vous en rendez compte avec les photos que j’ai faite. Bon, je reconnais, je n’ai pas beaucoup de fleurs chez moi, donc j’ai dû imprimer des photos de fleurs jaunes et les poser sur mes cactus… Mais ça le fait non ? Un peu…

Bref, est-ce que ce livre vous donne envie ?

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Mon Bordel

BD : Les légendaires – Patrick Sobral


Titre : Les légendaires.
Auteur : Patrick Sobral.
Édition : Delcourt.

Genre : BD – Humour – Aventure – Fantastique.
Tomes : Pour l’instant 21.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

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« Danaël, Gryf, Jadina, Shimy et Razzia, cinq justiciers aux pouvoirs fantastiques, font la fierté du monde d’Alysia. Mais, lors d’un ultime combat les opposants à Darkhell, le Sorcier Noir, une épouvantable malédiction s’abat sur leur monde : tous ses habitants – eux compris ! – retrouvent leur apparence d’enfant.

Aujourd’hui, rejetés par les leurs, les cinq Légendaires veulent briser le sortilège…

L’aventure ne fait que commencer ! »

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Mon avis sur cette BD

Hello ! Alors pour ces BD, je ne vous ferai pas de résumer, comme je le fais d’habitude. Ça serait plus compliqué pour des BD. Par ailleurs, je vais aussi poster cet article dans « Mon Bordel », puisque la partie « Mes Lectures » est réservée aux romans.

Donc je vais simplement vous donnez mon avis sur cette pépite qu’est : Les légendaires, de Patrick Sobral. Et qui fut pour moi – qui n’est pas trop BD en général – un énorme coup de coeur !

Déjà, j’ai adoré les personnages et leur personnalité bien prononcée et bien présente. Enfin, j’avoue avoir un petit problème avec Jadina, la petite chipie de l’équipe, mais je trouve son personnage tout de même important – malgré le fait que j’ai souvent eu envie de l’étrangler – pour l’histoire.

Les personnages se complètent parfaitement et on voit que l’auteur savait ce qu’il faisait quand il a créé l’équipe des Légendaires.

L’histoire est très bien trouvée et m’a tenu très en haleine, du début à la fin. Tout est très accrocheur et j’ai eu un vrai coup de coeur pour Shimy et Gryf !

Ils sont devenus mes deux chouchous !

Ce que j’ai aussi adoré, c’est que par rapport au contexte de l’histoire – tout le monde est redevenu enfant – tout en devient drôle. Je vous rassure, il y a quand même des passages sérieux, mais j’adore ce côté humour.

Bon, je ne sais pas trop quoi vous dire qu’autre, c’est la première fois que je parle d’une BD comme ça, c’est bien plus facile de le faire pour un roman. Mais j’avais vraiment envie de vous donner mon avis sur celle-ci.

Je la trouve vraiment super et je remercierai toujours mon père de me l’avoir fait connaitre, parce que je peux vous dire que j’attends toujours les tomes suivant avec une impatiente qui m’étonne moi-même.

Ah et pour clore cet article, je pense que je dois vous parler du dessin animé qui a été créé à partir de la BD. Je n’ai regardé qu’un épisode et, bien que j’aie toujours souhaité une adaptation vidéo de la BD, je suis très déçue par ce qu’ils en ont fait. L’adaptation ne reprend pas du tout l’histoire de la BD, elle reprend les personnages en en faisant un truc pour enfant et c’est vraiment dommage. Même le graphisme laisse à désirer. J’ai eu du mal à aller jusqu’à la fin du premier épisode, tellement j’étais dégoutée…

Mais bon, heureusement, ça ne me gâche en rien le plaisir que j’ai à lire cette merveille.

Je vous invite à me dire ce que vous pensez de cette oeuvre, si vous l’avez lu, et à aller la lire, si ce n’est pas le cas. De même, vos commentaires sur l’article sont les bienvenus.

Aller, gros bisou !

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Mes Lectures

Chronique n°10 : Diabolic II – S. J. Kincaid


Titre : Diabolic – Tome 2 : Le trône de sang.
Auteur : S. J. Kincaid.
Édition : Bayard Édition.

Genre : Dystopie – Science-Fiction – Romance.
Pages : 577.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur intersidéral !

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Pour voir la chronique du Tome 1, cliquez ici !

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« Les Diabolics, ces créatures issues d’une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n’importe quel être au monde, ont été décimées. Mais trois Diabolics sont encore vivants. Deux sont gardés en isolement, enchaînés à vie. Le troisième s’apprête à prendre le pouvoir. Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n’a plus aucune limite. Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d’être humain.

Et pour cela, elle est prête à tout.
Quitte à donner sa vie.
Quitte à en prendre d’autres. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Éric Moreau.

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Résumé

Ah ! Mon livre préféré – pour l’instant – !

Alors, le tome deux nous parle toujours de Némésis, qui en compagnie de son amour, s’apprête à monter sur le trône. Évidemment, il y a énormément d’opposition à ce qu’une Diabolic dirige l’empire ! Mais l’amour que les deux futurs empereurs se portent, va bien au-delà d’un simple mariage pour régner.

Dans ce tome, nous découvrons un aspect de l’empire dont nous n’avions qu’un bref aperçu dans le tome un. Il y a un fort aspect politique, mais aussi beaucoup de valeur, que défendent nos personnages.

Mais évidemment, un roman ne pourrait pas en être un sans un bon retournement de situation ! C’est pour cela que l’auteure fait fondre notre coeur avec une succession de péripéties diaboliques. Des péripéties qui vont faire perdre à nos personnages, leur émerveillante naïveté et leur peu d’innocence, pour entrer dans une air plus sombre, où la confiance, ne peut plus être accordé…

Le final est éblouissant et m’a fait versé des larmes ! J’avais presque envie de mettre le livre dans le congélateur – clin d’oeil à Joey de la série Friends –.

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Mon avis sur ce roman

Les livres de S. J. Kincaid m’ont offert tellement d’émotions, que j’ai failli faire un arrêt cardiaque. L’auteure est vraiment une artiste et j’attends la suite avec impatiente.

Addiction.

C’est le seul mot que je peux donner pour décrire cette histoire merveilleuse et chamboulante. Le deuxième tome me laisse vraiment sur ma faim car, comme pour le premier, je ne m’attendais en rien à ce qui allait se passer. Rebondissement sur rebondissement, l’auteure joue tout bonnement avec nous et c’est vraiment une torture psychologique de suivre l’histoire, en étant surprise à chaque fin de page, de chapitre. 

Vraiment un grand bravo a l’autrice pour son travail, son œuvre, son art. Et merci a Bayard Édition d’avoir traduit l’histoire, et par conséquent de m’avoir permis de m’en délecter avec passion.

Pour parler un peu de l’histoire, l’amour que Némésis et Tyrus se portent me retourne totalement, et je ne m’attendais pas du tout à cette horriblement surprenante fin.

Trahison, détresse, vengeance, ce n’est pas ce qui manque. Et pour une fois, je ne sais pas ce que je ressens vis-à-vis des personnages de l’histoire.

Je ne sais pas si je veux soutenir Tyrus et Némésis ou si je veux les torturer pour qu’ils comprennent ce qui ne va pas dans leur vie. Par contre, je sais que je commence vraiment à haïr Néveni et je pense que quelqu’un aurait dû la tuer dès le premier tome.

Enfin bref, je laisse mes sentiments personnel interférer dans l’histoire, mais c’est la magie de l’auteure qui fait ça.

Si quelqu’un veut parler de l’histoire avec moi en attendant que le troisième tome sorte, ce serait avec plaisir de débattre de cette merveille et des ses personnages.

J’ai eu les larmes aux yeux pendant une grande partie de l’histoire, mais j’ai su me retenir, jusqu’à cette fameuse fin, où c’est devenu impossible ! J’avais mal à mon petit coeur, et j’étais énervée d’avoir lu cette pépite trop vite et de devoir attendre la suite, qui n’est même pas encore parue dans sa langue d’origine !

Je crois que c’est une histoire dont je ne pourrai pas me passer, je la relirai encore et encore, jusqu’à même la connaitre par coeur – ce qui est presque déjà le cas –.

Franchement, en lisant, j’ai eu l’impression que l’auteure s’attaquer directement à moi à travers ses personnages et c’est une sensation magnifique et horriblement frustrante à la fois. J’ai encore du mal à mes remettre…

Ne sachant pas trop quel extrait choisir – parce qu’il y en a trop de génial – je vais vous en mettre un au hasard et vous verrez, que c’est simplement une oeuvre d’art !

« Tyrus avait lu qu’on pouvait allumer un feu sans d’autres outils que des morceaux de bois. Il commença avec un vif enthousiasme, pui, après plusieurs minutes d’échec et d’innombrables bâtons cassés, j’éprouvai un profond amusement.

– Tu n’es pas doué, constatai-je, étonnée.

Il eut un sourire en coin.

– Merci.
– Pas doué du tout
– Ton soutien me touche beaucoup.
– Je suis surprise, c’est tout. C’est la première fois que tu n’es pas doué pour quelque chose.

Dépité, il voûta les épaules.

– Les premiers hommes, les Terriens les plus primitifs, maîtrisaient cet art. Moi je vis dans l’espace, au milieu d’une technologie incroyablement avancée, et je ne suis même pas capable d’allumer un feu. À moins que…

Sur quoi, il disparut. Quelques instants plus tard, il reparut muni d’un briquet et l’actionna. Il me lança un regard menaçant, comme s’il me mettait au défi de lui faire remarquer qu’il trichait.

Une pulsion très rare s’empara de moi, et un rire s’échappa de ma gorge. Des flammes illuminèrent ses yeux écarquillés.

– Tu as ri, s’émerveilla-t-il.
– Pas du tout !

Je rougis, mais je me pris à sourire quand même comme une jeune idiote.

– Je t’ai entendue. Je ne suis pas sourd, insista-t-il d’un air espiègle et réjoui. Et je vais faire en sorte que ça se reproduise.
– Si tu essaies d’allumer un autre feu, tu vas y arriver, c’est certain. »

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Vous ne trouvez pas ce moment juste… adorable ? Moi j’ai adoré et il m’a bien fait rire ! Imaginer la scène, c’est juste tordant ! Vous ne trouvez pas ?

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Mes Lectures

Chronique n°8 : L’École du Bien et du Mal III – Soman Chainani


Titre : L’École du Bien et du Mal – Tome 3 : Le dernier conte.
Auteur : Soman Chainani.
Édition : Pocket Jeunesse.

Genre : Young Adult – Fantastique – Romance.
Pages : 699.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Un coup de coeur éblouissant !

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Pour voir la chronique du Tome 1, cliquez ici !
Pour voir la chronique du Tome 2, cliquez ici !

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« Sophie a fait son choix : elle reste avec le Grand Maître, tandis qu’Agatha et Tedros sont renvoyés à Gavaldon. Mais malgré son nouveau statut de reine, elle ne parvient pas à être heureuse. Quant à Tedros et Agatha, la magie des contes semble bien les avoir abandonnés.
Et si la fin restait à écrire ? Un autre dénouement que seules deux amies réconciliées pourraient sceller… »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Leslie Boitelle-Tessier.

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Résumé

Nous y voilà pour un troisième tome ! Qui vous vous en doutez, met en opposition Agatha et Sophie, nos deux meilleures ennemies.

Agatha se retrouvant coincé au village avec son prince, se rend compte qu’il lui manque sa meilleure amie. Cependant celle-ci, qui apprend à connaitre son nouvel amour, essaie d’oublier son amie et tous les ennuies, qu’elles se sont mutuellement apportés.

Alors que le Conte de Sophie et d’Agatha, met tous les bois en danger, d’autres contes commencent à se rouvrir, pour changer leur propre dénouement.

Ce tome-ci, nous montrera une nouvelle opposition originale, celle du nouveau, contre l’ancien. Avec l’École de l’Ancien Temps et de la Nouveauté.

Pour sauver leur monde et tous les héros de leur enfance, les filles doivent faire un choix.

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Mon avis sur ce roman

Ce livre est de loin mon préféré de la saga.

L’auteur m’a une fois de plus montrer son originalité et son attachement pour l’univers qu’il a créé à travers Le dernier conte. Toutes les émotions que j’ai pu ressentir pour les précédents livres, je les ai retrouvés ici, au quintuple !

La façon qu’a Soman Chainani d’écrire son histoire et de retravailler des contes, comme Cendrillon ou encore Le Roi Arthur, à sa sauce, c’est bluffant, étonnant, étourdissant !

J’ai redécouvert, sous un autre angle, des personnages que je connaissais depuis mon enfance et je dois dire que je ne les en aime que plus.

D’ailleurs, j’ai beaucoup ri grâce à ce roman, les descriptions que l’auteur a fait des héros comme Peter Pan ou Hansel et Gretel, est vraiment à mourir de rire. Qui imaginerait ce genre de personnage, vieux et grincheux ?

Enfin bref, la guerre qui se prépare et les révélations qu’elle entraine, je dois dire que je ne m’y étais pas préparée. Je suis restée sur le cul !

Cet oeuvre est consacrée à la fin du Conte de Sophie et d’Agatha mais ce n’est pas la fin de la saga. Pour autant, la fin du livre était magnifique, une fin parfaite.

Par contre, il y a dans ce livre-là, des scènes monstrueuses et horribles, qui ne font normalement pas parties d’un roman jeunesse, mais bon…

Je n’ai plus grand chose à dire sur ce livre – étant le troisième de la saga, je vous ai déjà pas mal parler de l’histoire – mais je vous le recommande cent fois ! Il est vraiment beau, jamais je ne regretterai cette saga, qui m’a apporté tant de bonheur, dans des moments où j’en avais bien besoin.

Mais bon, c’est pas tout ça, je suis sûre que vous attendez l’extrait du jour, alors le voici :

« Nichée au fond d’une clairière, la Chaumière Blanche, construite en rondins, s’élevait sur deux niveaux et était coiffée d’un toit conique rose évoquant un chapeau de princesse. Sur le toit et les auvents du rez-de-chaussée, des fleurs et des buissons multicolores avaient poussé à foison et, comme la pluie les avait fait déteindre sur le bois, la maison était devenue un vrai arc-en-ciel. Au milieu des fleurs sauvages, devant le point de rassemblement dédié aux visites guidées, sept paires de souliers en laiton un peu abîmés et ternis avaient été soigneusement alignées, hommage aux sept nains partis vivre leur nouvelle vie.

Devant chaque paire gisait le corps d’un nain, face contre terre dans une mare de sang. Chacun d’eux portait sa couleur attitrée, tunique et bonnet de nuit assortis, ses pieds minuscules enfoncés dans les chaussures sculptées.

À en juger par leurs mains pâles et leurs jambes raides, ils étaient tous morts.

– Pas possible ! s’exclama Uma, horrifiée.
– Vous disiez qu’ils avaient d-déménagé, bégaya Agatha.
– Depuis des décennies ! confirma son professeur d’une voix étranglée. Quelqu’un a dû… Quelqu’un a dû les ramener…
– Quel monstre ramènerait des nains ici pour l’unique plaisir de les tuer ?

Abasourdie, Uma le dévisagea sans répondre.

– Qui que cela puisse être, il a disparu, indiqua Tedros.

Il scruta les Bois et s’arma de courage pour agir en prince.

– Je vais… euh… vérifier s’il y a des rescapés.

Uma se précipité derrière lui.

– Auquel cas, il faudrait les conduire à la Ligue !

Agatha resta en retrait, paralysée par le spectacle des cadavres étendus dans leurs flaques écarlates. La mort était partout : les nains, le Gardien de la Crypte, sa mère… L’adolescente eut la chair de poule et tourna les talons en s’efforçant de ne pas établir de lien entre tous ces décès. Le souffle court, elle se concentra sur l’herbe sous ses pieds, sur ses doigts gercés, jusqu’à ce qu’elle ait enfin les idées claires. Qui s’embêterait à rapatrier sept nains de sept endroits différents jusqu’à leur ancienne maison ? Qui les tuerait de sang-froid et disposerait leurs cadavres dans une mise en scène aussi minutieuse ? Perplexe, elle se rappela l’horrible appel au secours entendu quelques minutes plus tôt.

Elle sentit son coeur s’arrêter.

Ce hurlement-là.

Suraigu. Féminin.

Il n’était pas venu d’un nain. »

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Voilà un des passages monstrueux dont je vous parlais, et encore, ce n’est que le début du passage ! Alors, vous en pensez quoi ? Dites-moi !

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Mes Lectures

Chronique n°4 : L’héritière – Melinda Salisbury


Titre : L’héritière – Tome 1.
Auteur : Melinda Salisbury.
Édition : Gallimard Jeunesse.

Genre : Fantasy – Romance.
Pages : 327.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

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« Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu’au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission… »

Traduit de l’anglais par Emmanuelle Casse-Castric.

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Résumé

Je vous souhaite la bienvenue dans l’univers chaotique qu’est la vie de Twylla. Encore un monde que j’aurais du mal à vous résumer sans délier un peu trop ma langue. L’histoire est tellement pleine d’information, que c’est difficile de ne pas tout vous raconter.

Alors, la jeune Twylla est au service de la reine de Lormere. En tant que Daunen incarnée, elle a le devoir d’exécuter les traitres du royaume car sa peau est empoisonnée. Un seul touché suffit à mettre fin à votre vie.

Selon la religion créée par l’autrice, Daunen était la fille du dieu du soleil – Daeg — et de la reine de la lune – Naeth – qui veillait à ce que l’équilibre entre sa mère et son père soit préservé. Twylla, la réincarnation de Daunen, doit donc vivre avec la malédiction de la mort, que Naeth avait fait porter à Daunen.

Seuls les membres de la famille royale – qui sont bénis des dieux – peuvent donc toucher la jeune fille, sans en subir les effets. Ce qui explique, entre autres, que la jeune rousse soit la promise du prince Merek.

L’histoire prend un tournant inattendu quand Lief, le nouveau garde de la demoiselle, entre dans la vie de celle-ci et la fait totalement basculée. Toutes ses croyances et son passé s’en trouve remis en question et des émotions, qu’elle ne soupçonnait pas, s’éveille en elle.

Entre mensonge et trahison, l’histoire devient un vrai chaos émotionnel. Qui ment ? Qui ne ment pas ? Ami ? Ennemi ? Ou manipulateur ? Elle ne peut être sûre de rien.

Rien ne va plus, et tout empire au fil des pages, quand un certain joueur de flute se joint à une partie menée par la reine.

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Mon avis sur ce roman

L’héritière est une histoire magnifique, éblouissante.

La façon dont Melinda Salisbury tourne ses mots, nous fait entrer dans un jeu presque malsain avec les personnages. Nous nous retrouvons coincé, complice de tous les mensonges et de toutes les actions qui créées le vice de l’histoire.

Se passant à une époque monarchique et très religieuse, l’histoire nous montre des valeurs et des traditions nouvelles, aussi sublime qu’horrible. Je m’y suis perdue, je m’y suis plongée, tête la première, sans pouvoir en sortir. Et je crois bien que, même une fois le livre terminé, j’y suis restée.

Comme beaucoup d’ouvrage, je l’ai lu plusieurs fois. Encore et encore, jusqu’à presque connaître par coeur toute la machination de la reine.

Plus je lisais les mots de l’auteure, plus j’aimais et je détestais ses personnages. Parfois sombres et parfois aussi lumineux et bienveillants que le soleil. Dans cette histoire, je n’ai pu faire confiance à personne, subissant – au même titre que Twylla – des désillusions que je n’aurais pu soupçonner.

Je me suis retrouvée dans le même cas d’innocence et d’incompréhension que la jeune fille. Je me suis sentie triste et trahie, mais j’ai aussi ressenti ses moments de joie intense et ses sentiments naissants.

L’histoire m’a aussi parue d’une réalité surprenante, quand je me suis rendue compte que, comment dans la vie de tous les jours, nous pouvons volontiers avaler un mensonge ou une histoire fabulée, si cela nous sort d’un sort ou d’un destin, que nous ne pensions pas être digne de nous.

J’ai aussi été ravie, quand à travers l’histoire initiale de Melinda Salisbury, j’ai pu découvrir une autre histoire, transmise par les personnages. Rien que ça, m’a fait me sentir, comme si je faisais partie de l’aventure, comme si je la vivais avec eux.

C’était époustouflant ! Et en en voici la preuve :

« Lorsque la princesse Alianor est morte avant sa troisième moisson, la reine et le premier roi ont perdu à la fois leur fille et la future épouse du prince. Et comme toujours en cas de décès, qu’il s’agisse d’un personnage de haute naissance ou d’un manant, on fait venir ma mère, la Mangeuse de péchés de Lormere, pour Dévorer les péchés de la princesse morte.

Ma mère est grosse, engraissée par tous les péchés des morts qu’elle consomme lors de la Dévoration, le repas préparé et servi pour elle comme si elle était la reine ce jour-là. Lors d’une Dévoration, les personnes endeuillées couvrent le cercueil de pain, de viande, de bière, et d’autres mets. Chacun représente un péché connu ou que l’on soupçonne le défunt d’avoir commis. Elle Dévore tout. Il le faut. C’est la seule façon de laver l’âme afin qu’elle puisse monter au royaume éternel. Ne pas finir le repas, c’est condamner l’âme à errer sur terre pour toujours. Nous avons tous entendu les histoires de spectres qui hantent les bois de l’Ouest, à cause de Mangeuses de péchés moins consciencieuses que ma mère et qui n’ont pas réussi à venir à bout d’une Dévoration.

Elle s’est assise devant le cercueil minuscule de la princesse et a dévoré ses péchés. Des péchés sucrés, parfumés à la grenade, à la muscade, des péchés trop riches et extravagants pour une si petite fille. Elle les a tous dévorés. La reine et le premier roi ont pleuré leur enfant, tout en cherchant à la remplacer, car le prince, âgé de huit ans, avait besoin d’une épouse afin de pouvoir accéder au trône. Mais moins de deux lunes après la mort d’Alianor, le roi est tombé malade et a succombé lui aussi. »

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Voilà un extrait que je trouve très intéressant et qui, quand je l’ai lu, m’avais vraiment intrigué ! Je ne sais pas trop ce que vous en pensez mais je le trouve vraiment bien, du fait que tout ça nous montre une tradition extraordinaire, créée par l’auteure.

Je vais donc vous laisser là-dessus, en espérant, comme toujours que vous me donnerez votre avis et que je vous ai donné envie de découvrir cet énième nouvel univers.

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Mes Lectures

Chronique n°3 : Diabolic – S. J. Kincaid


Titre : Diabolic – Tome 1 : Protéger ou mourir.
Auteur : S. J. Kincaid.
Édition : Bayard Édition.

Genre : Dystopie – Science-Fiction – Romance.
Pages : 581.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Un coup de coeur diabolique !

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« Avez-vous déjà observé un tigre ? Il possède une mâchoire assez puissante pour broyer l’homme le plus robuste, des muscles d’acier capables de traquer n’importe qu’elle créature. Pourtant, lorsqu’il attaque, il donne la mort avec une grâce aérienne.

Un Diabolic n’est pas humain. Un Diabolic est programmé pour être fidèle envers une seule personne. Un Diabolic n’existe que pour protéger son maître. Quitte a donner sa vie. Quitte à en prendre d’autres. »

Traduit de l’anglais (État-Unis) par Éric Moreau.

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Résumé

Whoa, alors, comment vais-je vous décrire un récit aussi prenant et magnifique, sans vous le spoiler ? Ma foi, je vais essayer et on verra bien !

Déjà, le roman est une dystopie très travaillée, avec des personnages profonds et bluffant.

L’histoire nous parle de Némésis, une jeune fille, enfin plutôt, une créature en bas âge. Elle fait partie de la race des Diabolic, des êtres génétiquement modifiés pour ressembler un minimum à des humains et pour leur servir de garde du corps. Les Diabolic sont forts grâce à leur croisement d’ADN humain et animal. Ils ne sont créés que pour protéger une seule personne, à qui ils sont chimiquement liés. Ne protéger, n’aimer qu’une seule personne. Donner leur vie pour cette unique personne. Voilà leur but. Voilà ce pour quoi leurs coeurs battent.

Némésis est liée à Sidonia Empyreé. Une aristocrate avec des parents haut placés et un destin se voulant prometteur. Une famille riche et puissante, possédant – comme la plupart des riches – leur propre planète.

Les péripéties commencent lorsque l’empereur commande à tout son peuple, de tuer les Diabolic restant et que le père de Sidonia – un hérétique – si refuse.

Une histoire d’amour prend place au fil des pages. Étroitement et étonnement vivante entre les meurtres et les complots !

Rebondissement sur rebondissement, on ne s’arrête jamais d’être étonné !

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Mon avis sur ce roman

Éblouissant. C’est le mot… diaboliquement éblouissant !

L’auteure est une magicienne, une enchanteresse qui m’a littéralement envoutée par ses mots. J’ai pu, sans aucune difficulté, me mettre à la place de ses personnages. Aussi complexes et caractériels qu’ils soient.

Dire que je vous recommande ce livre est un euphémisme, je ne vous le recommande pas, je vous commande de vous abandonner à cet ouvrage ! C’est une histoire à connaitre, à reconnaitre et à reconnaitre encore. Je dirai que je l’ai lu au moins cinq fois et je ne m’en lasse pas, je ne m’en lasserai jamais !

Némésis m’a fait découvrir son histoire tant de fois. Une histoire mêlée à un destin flou et perturbé. La façon dont elle développe des sentiments qu’elle n’était pas censé avoir, la façon dont prend forme ses doutes et ses peurs. J’en reste chamboulée…

Je m’en veux d’avoir malmener ce livre mais l’auteure, en jouant un peu trop avec mes émotions, m’a fait pleurer, rire et même hurler de frustration. Des traces de larme sur les pages, il y en a pas mal.

L’histoire d’amour naissante dans cet univers empli de trahison et de mensonge. Le tout dans un monde construit autour d’une science-fiction et d’une religion créée de toute pièce par la puissante S. J. Kincaid. C’est époustouflant !

La façon que Kincaid a d’écrire son roman est juste… whoa. Il n’y a pas de mot. Tout est d’une simplicité, d’une fluidité que je n’avais jamais vue ailleurs. Même ce qui pourrait être compliquer, se révèle être limpide à travers ses mots. Ce qu’on peut imaginer des scènes est sublime, rien que par sa façon de nous les décrire.

Rien ne manque à son histoire, rien. Tout ce que j’ai pu rechercher dans un récit, je l’ai trouvé dans Diabolic.

Pour moi, l’histoire est parfaite, ses personnages sont parfaits, et je ne vous parle même pas de son final ! En fait, je pense que vous l’avez compris, je suis tout bonnement fanatique de son oeuvre, de son monde, de son art.

Si je pouvais le noter à 1000/5, je le ferai, mais malheureusement, ça risque d’être compliqué…

Voilà la preuve de tout ce que j’avance par un extrait doux et simplement beau :

« – La foudre peut être dangereuse, en effet. C’est indéniable. Mais c’est aussi d’une beauté stupéfiante, non ?

Je me pris à serrer ma main plus fort et à tenter de voir ces éclairs à sa façon. Je leur trouvais en effet une certaine majesté. Ils illuminaient la voûte du ciel, embrasaient les bandes nuageuses lugubres.

– Oui, admis-je au bout d’un moment, la peau parcourue d’un frisson.

C’était bel et bien magnifique. Comme c’était surprenant, comme c’était étrange !

Je lançai un coup d’oeil à Tyrus et tressaillis. Ce n’était pas le ciel qu’il observait, mais moi. Ses cheveux étaient trempés, plaqués sur son crâne. De l’eau dégoulinait sur sa mâchoire carrée, ruisselait dans la fossette de son menton.

Une curieuse idée me vint : maintenant que j’avais appris à reconnaître la beauté, j’allais peut-être la déceler partout où elle se trouvait. Même dans un visage.

J’avalai ma salive et détournai le regard. La pluie continuait à nous assaillir, mais maintenant que mes craintes les plus vives s’étaient apaisées, je pris conscience d’autres sensations : ma robe lourde et trempée qui collait la mienne. Du coin de l’oeil, je vis ses lèvres qui se pinçaient, le début d’un sourire qu’il réprima vite. »

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Ah ! cet extrait me fait toujours de l’effet, ce n’est pas possible ! Bref…

Ce tome est le premier d’une trilogie dont seulement deux tomes sont parus pour le moment. Je vous parlerai du deux – qui m’a encore plus chamboulé, si c’est possible – une prochaine fois et je vous promets que j’attends le troisième livre avec une impatience hors norme !

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Comme toujours, votre opinion sur mon article, et sur le livre si vous l’avez lu, est très souhaitable. Je vous fais une grosse bise et je vous dis… à la semaine prochaine !

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Mes Lectures

Chronique n°1 : L’École du Bien et du Mal – Soman Chainani


Titre : L’École du Bien et du Mal – Tome 1.
Auteur : Soman Chainani.
Édition : Pocket Jeunesse.

Genre : Young Adult – Fantastique – Romance.
Pages : 478.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
C’est un vrai coup de coeur !

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« Kidnappées par une sombre nuit d’orage, Sophie et Agatha intègrent l’École du Bien et du Mal… Un lieu très spécial, où l’on forme les personnages de contes de fées. Pantoufles de verre et chevelure blonde, Sophie est sûre de devenir une princesse. Tandis qu’Agatha, cynique et solidaire, toute de noir vêtue, se voit déjà en sorcière. Pourtant, rien ne se passe comme prévu…
Et si l’erreur de casting révélait leur vraie nature ? »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Leslie Boitelle-Tessier.

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Résumé

L’histoire nous parle de deux meilleures amies qui n’ont absolument rien en commun, il ne peut pas y avoir plus différentes que nos deux protagonistes.

La première est Sophie, une jeune fille pleine de vie qui rêve de devenir une princesse et de quitter son médiocre petit village. Sophie vit au centre du village, avec son père veuf. Elle ne rêve que d’une chose – non ce n’est pas vrai – quitter le village, pour entrer à l’École du Bien et du Mal, devenir une princesse et épouser un prince, qui lui apportera la célébrité – son destin, selon elle. Sophie est à première vue, une personne superficielle, et même horripilante. Cependant, au fil de l’histoire, on apprend à la connaître et à s’attacher à elle. De toute façon, sans elle, il n’y aurait pas d’histoire.

La deuxième se nomme Agatha, l’exact opposé de son amie. Elle est très solitaire et reste la plupart du temps, enfermée chez elle – derrière un cimetière – avec son chat, prénommé Faucheur. Le savoir-vivre n’est pas son point fort et aillant prit l’habitude d’être rejetée par les autres, elle se prend elle-même – de même que tous les habitants du village – pour une sorcière, digne héritière de sa mère, qui est également considérée comme telle. Quand son amie entre miraculeusement dans sa vie, Agatha se voit passer le reste de sa vie dans son village, avec Sophie. Elle n’espère rien d’autre.

Cependant, le grand-maître – une ombre qui vient enlever deux enfants au village, tous les quatre ans – décide d’enlever la future princesse, ainsi que la future sorcière, pour les amener dans son école : L’École du Bien et du Mal.

Une école dont elles ne savent presque rien, enfin elles savent ceci :

« Dans la forêt ancestrale,
Une école du Bien et du Mal.
Deux tours se ressemblant,
L’une pour les purs d’esprits,
L’autre pour les méchants.
Si vous essayer de vous enfuir,
Vous échouerez,
Car le seul moyen d’en sortir
Est d’intégrer un conte de fées. »

Une fois arrivé dans l’école, tout ne se passe pas comme elles l’avaient prévu, et les choses ne peuvent qu’empirer quand on sait qu’Agatha ne rêve que de ramener son amie chez elles, et que Sophie ne fait que baver devant les garçons, à la recherche de son prince charmant, beau et riche.

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Mon avis sur ce roman

Les premières pages de ce roman ne sont pas très excitantes, cependant je vous conseille de ne rien lâcher ! Dès l’entré des jeunes filles à l’école, tout devient tout de suite plus intriguant. Le livre est vraiment très facile à lire – normal, puisqu’il vise un public à partir de 12 ans – et l’auteur passe son temps à se jouer du lecteur.

Il arrive à installer en nous, les mêmes doutes qu’ont ses personnages, aussi attachants qu’exaspérants… Chaque personnage a un caractère bien prononcé, un caractère qui lui est propre, et qui fait que, méchant ou gentil, on peut s’attacher à chacun d’entre eux.

Ce n’est pas la première fois que je lis ce livre – et ça ne sera sûrement pas la dernière – et chaque fois, je me prends au jeu. Chaque fois, je découvre les péripéties avec les personnages et je stresse pour eux, je suis heureuse pour eux. J’ai vraiment l’impression de les connaître, comme si je faisais partie de leur histoire.

Je recommande vivement ce roman, qui même s’il peut paraître enfantin, est une aventure à découvrir. L’amitié, la douleur, la peur, le stress, la joie, l’humour, tout y est représenté. J’ai vraiment adoré revivre, une fois de plus, les aventures de Sophie et d’Agatha.

Par ailleurs, ce que j’apprécie le plus avec cet auteur, c’est qu’il ne se repose jamais sur ces lauriers. Non seulement, il nous écrit son histoire, mais il en écrit et réécrit énormément d’autres. En réadaptant les contes que nous connaissons tous, de manière à ce que toutes ces histoires, se croisent et se rejoignent.

La première fois que j’ai découvert ce roman, je l’ai lu d’un trait. Deux jours, et c’était fini ! Je ne regrette vraiment pas cette magnifique lecture et je vous la recommande, encore et encore. D’ailleurs, pour vous donner l’eau à la bouche, voici un extrait parmi mes nombreux passages favoris :

« L’Oie d’or était épuisée d’avoir ri et pondu mais, quand elle croisa son regard, elle se figea. Sophie sentit un frisson inquiétant lui parcourir le corps, comme si elle avait laissé une étrangère pénétrer son âme. Dès qu’elle vit les prunelles emplies de sagesse et de chaleur de l’oiseau, elle reprit espoir. L’animal allait forcément se rendre compte qu’elle était différente.

– Ça, c’est sûr, tu es différente.


La jeune fille vacilla. Quelqu’un d’autre avait-il entendu ? Non, ses camarades la dévisageaient, impatients qu’elle en finisse pour connaître leur classement.
Sophie s’adressa à l’Oie.


– Tu entends mes pensées ?
– Oui, elles sont plutôt bruyantes.
– Et les autres ?
– Non. Rien que toi.
– Parce que je fais partie des Gentils ? sourit Sophie.
– Je peux te donner ce que tu souhaites. Leur montrer que tu es une princesse. Un oeuf parfait, et ils t’enverront chez ton prince.


Sophie tomba à genoux.


– Je t’en prie ! Je ferai tout ce que tu veux. Aide-moi.


L’oiseau sourit à son tour.


– Ferme les yeux et fais un voeu.


Soulagée, Sophie songea à Tedros, son beau prétendant qui pourrait la rendre heureuse…

Agatha lui avait-elle raconté qu’elles étaient amies ? Elle espéra que non.
En entendant haleter de stupeur, Sophie rouvrit les yeux. Les dernières plumes dorées de l’Oie virèrent au gris. Ses prunelles bleues s’assombrirent. Son beau sourire s’évanouit.
Et aucun oeuf !

– Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
– Cet oiseau préfère renoncer à son pouvoir plutôt que de t’aider, bredouilla Castor, sidéré.

Telle une couronne diabolique, le chiffre « 1 » explosa en flammes rouges au-dessus de la tête de Sophie. »

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Alors voilà ! Dites moi ce que vous avez pensé de cette chronique, et de ce livre – si vous l’avez lu ou, si vous avez envie ou non de le lire –, donnez moi des conseils pour mon blog si vous en avez, ou dites moi juste ce qui vous passe par la tête.

Un grand merci pour l’attention que vous avez portée à mon article. Grosse bise !

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