Mon Bordel

BD : Noob – Fournier, Cardona, Torta


Titre : Noob.
Auteurs : Fournier, Cardona, Torta.
Édition : Soleil.

Genre : BD – Humour – Aventure – Jeux-Vidéo.
Tomes : J’en ai lu 3.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
J’adore !

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« Horizon 1.1 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d’Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil.

Parmi eux, Arthéon le guerrier tente désespérément de mener ses compagnons jusqu’au très convoité niveau cent. Une tâche bien difficile lorsqu’on doit gérer la désastreuse guilde Noob, composée par Gaea l’invocatrice, manipulatrice et vénale, Omega Zell l’assassin, macho et égocentrique, sans oublier le pire de tous, Sparadra, le prêtre naïf et simplet.

Dans ce jeu basé sur la cohabitation entre joueurs, ils devront se supporter pour accomplir de nombreuses quêtes, explorer des donjons, parcourir des régions, peaufiner les équipements et affronter leurs niveaux.

Une affaire bien mal embarquée… »

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Mon avis sur cette BD

Nous y voila pour ma deuxième BD préférée, qui m’a été offerte par mon cousin, et dédicacé qui plus est.

Bon déjà, la BD est hilarante ! Franchement j’adore ! Et comme j’aime beaucoup les jeux-vidéos, je ne peux qu’aimer cette BD qui met en scène la guilde Noob, d’un jeu – qui n’existe pas – Horizon 1.1.

En fait, je ne sais pas trop comment vous donner mon avis là-dessus parce que c’est vraiment que de l’humour et du jeux-vidéos donc il faut lire ou voir pour comprendre.

Je vous mets donc ci-dessus, le lien de la vidéo youtube « Noob – Saison 1 ».

L’intégrale de la saison 1 dure une heure mais vous n’êtes pas obligé de la regarder en entier, mais regardez un ou deux épisodes, c’est trop cool !

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Mes Lectures

Chronique n°15 : Shades of Magic – V. E. Schwab


Titre : Shades of Magic – Tome 1.
Auteur : V. E. Schwab.
Édition : Lumen.

Genre : Young Adult – Fantasy – Aventure.
Pages : 505.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Merveilleuse lecture !

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« Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. 

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali.

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Résumé

Alors, comment vous résumé cette merveilleuse lecture, cette merveilleuse histoire… je ne sais pas trop, mais je vais essayer !

L’histoire parle de Kell, un Antari ou Sorcier de sang. Kell a été adopté par la famille royale du Londres rouge. Car oui, en tant qu’Antari, Kell peut voyager entre les mondes, il y en a quatre, et chacun a son Londres, même si on ne sait pas trop pourquoi. Bref, Kell identifie les différents Londres par couleur, il y a donc le sien (rouge), le Londres Gris (le nôtre), le Blanc et enfin, le Londres Noir (qui a été réduit en cendre). Dans son Londres, il est considéré comme un prince, dans les autres, il est le messager de la famille royale (car seules les familles royales sont au courant pour les autres Londres).

Enfin bon, Kell vit dans sa petite routine avec la famille royale, dont son frère Rhy. Il ne quitte son monde que pour livrer un message.

Un seul autre Antari existe encore, Holland, du Londres Blanc.

Un jour, alors que Kell se retrouve dans un complot qu’il ne soupçonne pas, il rencontre Lila. Une voleuse de notre monde ordinaire et sans magie.

Lila réussi donc à obliger Kell a l’amené avec lui pour régler son énorme problème. Elle ne lui laisse tout bonnement pas le choix.

C’est là que leur magnifique aventure commence !

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Mon avis sur ce roman

Proche du Coup de Coeur, ce roman m’a transporté dans, non pas un, mais trois autres univers, aussi différents et semblables qu’on peut l’être !

Alors, au début, j’étais un peu septique, le livre était lent et apporté beaucoup d’explication et peu d’action, mais heureuse, il y avait un petit côté humoristique qui m’a tenu en haleine et qui m’a fait m’attacher énormément aux personnages de l’histoire. Franchement, j’adore les personnages, en particulier Kell, Lila et Rhy !

Le côté magique du roman et la complexité de ses univers m’a beaucoup impressionné. Et quand l’action a commencé, j’étais scotchée, je ne pouvais plus me détacher du livre !

L’histoire en elle-même (avec son complot etc.) n’est pas exceptionnellement originale, mais la façon dont l’auteure tourne l’histoire est super addictive. Et les petits détails sur les éléments magiques, le langage, le royaume… c’est ce qui fait le charme de l’histoire.

Même les « méchants » sont fascinants et charismatiques !

Je suis vraiment impatiente de lire le deuxième tome de cette trilogie.

Bref, voilà un extrait que j’ai adoré :

« — Très bien, choisissez un élément, déclara Kell. Si vous parvenez à le sortir de sa case – sans le toucher bien sûr –, vous aurez votre terre.

Les sourcils froncés, Ned étudia les cinq options qui se présentaient à lui avant de pointer l’eau du doigt.

— Celui-là.

Au moins, il n’a pas eu la bêtise de choisir l’os, songea Kell. L’air, la terre et l’eau étaient les plus faciles à déplacer. Même Rhy, pourtant quasiment dénué de pouvoir, était au moins capable de les faire remuer. Le feu s’avérait en général un peu plus complexe à manipuler, mais l’os était, de loin, le plus ardu du lot. Et ce pour une bonne raison : quiconque savait déplacer des ossements pouvait faire bouger un corps contre la volonté de son propriétaire. Même dans le Londres rouge, c’était considéré comme une magie rare et puissante.

La main en suspens au-dessus du plateau, Ned se mit à chuchoter une série de mots à l’attention de l’eau dans un idiome qui était peut-être du latin, ou un obscur charabia, mais certainement pas de l’anglais. Les coins de la bouche de Kell se relevèrent. Les éléments n’avaient pas de langue attitrée, ou plutôt, ils les comprenaient toutes. Les mots en soi importaient moins que la concentration qu’ils permettaient au magicien d’atteindre, que le lien qu’ils l’aidaient à nouer, que le pouvoir qu’ils contribuaient à mobiliser. En bref, peu importait le verbe, seule comptait l’intention. Alors qu’il aurait aussi bien pu parler en anglais (et ce avec tout aussi peu de succès, il faut bien le dire), le Passionné persistait à marmonner dans son jargon imaginaire. Dans le même temps, il déplaçait sa main d’un air inspiré dans le sens des aiguilles d’une montre.

Accoudée au comptoir, la tête appuyée sur sa paume, Kell regardait en soupirant Ned s’évertuer à lutter, le visage rougi par l’effort. Au bout d’interminables instants, l’eau frémit légèrement (le bâillement soudain du magicien n’y était peut-être pas étranger – à moins que ce ne soit le geste du Passionné : sous l’effet de la frustration, il avait fini par empoigner violemment le rebord du bar). Puis l’élément recouvra toute son immobilité.

Ned fixait le jeu, les veines du cou gonflées à craquer, les poings serrés. Kell craignit un instant que le jeune homme ne pulvérise le plateau, mais il se contenta de frapper brutalement le bois du comptoir, juste à côté.

— Quel dommage… susurra le magicien.

— Ce test est truqué ! gronda Ned.

— Vraiment ?

Kell se redressa sur son siège. Il plia imperceptiblement les doigts et la motte de terre décolla pour atterrir en douceur dans sa paume.

— Vous en êtes bien certain ? insista-t-il. (Un petit souffle d’air souleva le sable, qu’il envoya tournoyer autour de son poignet.) Vous avez peut-être raison…

(La goutte d’eau quitta le plateau pour aller se transformer en glace au contact de la peau du voyageur.) Ou pas…

L’huile choisit ce moment pour s’embraser dans sa case. Kell jeta à l’intrus un regard torve.

— Peut-être… (Pour finir, le morceau d’ossement s’éleva dans les airs.) Peut-être au contraire ne possédez-vous tout simplement aucun pouvoir ? »

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Et voilà ! C’était une superbe lecture et je vous la recommande vraiment. Elle m’a transporté et j’étais vraiment très proche du coup de coeur, même si malheureusement, il n’est pas arrivé. J’ai tout de même adoré et je pense que je vais rapidement prendre la suite, et je vais peut-être même relire celui-là.

Alors, dites-moi ce que vous pensez de ce roman, si vous l’avez lu, sinon, est-ce qu’il vous intéresse ? J’espère que oui !

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Mes Lectures

Chronique n°12 : Les Bannis et les Proscrits – James Clemens


Titre : Les Bannis et les Proscrits – Tome 1 : Le feu de la Sor’cière.
Auteur : James Clemens.
Édition : Bragelonne.

Genre : Fantasy – Aventure – Fantastique.
Pages : 381.

Ma note : 🔥🔥 / 5
Lecture mitigée !

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« Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir, de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible… mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Troin.

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Résumé

L’histoire nous parle de plusieurs personnages, qui se rencontrent dans différentes circonstances. Cependant, le personnage principal de l’histoire est Elena, une jeune sorcière, qui découvre ses pouvoirs dans une horrible situation. En danger, elle se sauve avec son frère, pour échapper aux assassins de ses parents.

Elle rencontre pleins de péripéties et plusieurs compagnons de voyage, dont on apprend, qu’ils font tous parties de plusieurs prophéties.

Le seigneur noir les poursuit tous, pour capturer la jeune fille, mais ils arrivent à se défendre tant bien que mal.

Désolée, je n’ai pas grand-chose à dire pour le résumé, parce qu’il ne se passe pas grand chose dans l’histoire.

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Mon avis sur ce roman

Alors, je dois dire que je n’ai vraiment pas aimé ce livre.

L’histoire est lente, il n’y a pas énormément d’action, et Elena n’utilise son pouvoir que rarement. Presque pas en fait.

Le livre est divisé en cinq parties, et ça m’a beaucoup dérangé car la partie une et en lien avec la trois, et entre les deux, on ne comprend pas tout de suite pourquoi il y a la deuxième partie.

Les personnages ne sont pas très travaillés et arrivent à la chaine, sans vraiment qu’on sache pourquoi. Tout traine vraiment en longueur et c’est assez ennuyant.

Je m’attendais à un retournement de situation à la fin, malheureusement, il n’y en a pas eu. Bien sûr, il y a bien eu une scène d’action assez impressionnante, mais qui est arrivée tellement tard, qu’elle ne m’a pas emballé.

Je ne pense pas que je vais acheter les tomes suivants.

C’est dommage, l’histoire avait bien commencé dans la partie une.

Mais bref, voilà un extrait, que j’ai trouvé plutôt pas mal.

« Il sirota une gorgée de bière, savourant la fraîcheur du liquide qui glissait dans sa gorge. Ses yeux se fermèrent à demi au moment où la jeune femme pinçait les cordes de son luth. Curieusement, la note parut filer à travers le brouhaha ambiant et venir se poser dans son oreille tel un oiseau regagnant son nid.

La musicienne répéta son accord. Alors, les regards convergèrent de nouveau vers la scène, comme irrésistiblement attirés par la voix de son instrument.

Le jongleur écarquilla les yeux. La jeune femme semblait fixer non son public, mais un ailleurs bien plus lointain. Sa main gauche remua sur la hampe de son luth tandis que les ongles de sa main droite effleuraient les cordes de l’instrument. Son second accord fut une variation du premier. Il se répercuta à travers la salle comme s’il y cherchait son frère perdu. Ne voulant pas le perturber dans cette quête, la foule se tût.

La jeune femme profita du silence pour se mettre à jouer. Ses doigts fins dansèrent sur le bois et les cordes du luth. Une douce musique enveloppa les spectateurs, leur parlant de temps plus heureux et plus lumineux que la journée nuageuse qui venait de s’achever.

Puis elle se mit à chanter. Elle commença d’une voix très basse, presque inaudible par-dessus les accents mielleux de son instrument. Mais peu à peu, sa voix enfla pour joindre ses harmonies à celle du luth. Le jongleur ne connaissait pas la langue qu’elle utilisait ; pourtant, il comprenait la signification de ses paroles. Elles évoquaient le passage du temps, la succession des saisons et le cycle auquel toute vie était soumise.

Les clients ébahis s’étaient figés sur leur chaise. Un homme toussa, et ses voisins le foudroyèrent du regard comme s’il venait de cracher le pire des jurons. Les autres l’ignorèrent et, bouche bée, gardèrent les yeux rivés sur la scène.

La jeune femme continua à jouer sans se préoccuper de leurs réactions. Les inflexions de sa voix se modifièrent subtilement, et la mélodie du luth se mua en gémissement. À présent, elle mettait son public en garde contre un péril diffus qui menaçait le cycle de la vie. Elle chantait la beauté détruite, l’innocence brisée. On pouvait presque entendre un grondement de tambours derrière ses accords.

Le jongleur aurait voulu la consoler, lui dire que tout n’était pas perdu. Il regarda le mouvement de ses doigts ralentir tandis que sa complainte adoptait un nouveau rythme – celui des battements d’un coeur à l’agonie. »

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Et voilà, c’est rare que je n’aime pas une lecture mais je dois dire que celle-là, je n’ai vraiment pas accroché. Mais si vous l’avez lu et que vous avez aimé, venez m’en parler.

Gros bisou à vous et bonne journée.

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Mon Bordel

BD : Les légendaires – Patrick Sobral


Titre : Les légendaires.
Auteur : Patrick Sobral.
Édition : Delcourt.

Genre : BD – Humour – Aventure – Fantastique.
Tomes : Pour l’instant 21.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Coup de coeur !

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« Danaël, Gryf, Jadina, Shimy et Razzia, cinq justiciers aux pouvoirs fantastiques, font la fierté du monde d’Alysia. Mais, lors d’un ultime combat les opposants à Darkhell, le Sorcier Noir, une épouvantable malédiction s’abat sur leur monde : tous ses habitants – eux compris ! – retrouvent leur apparence d’enfant.

Aujourd’hui, rejetés par les leurs, les cinq Légendaires veulent briser le sortilège…

L’aventure ne fait que commencer ! »

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Mon avis sur cette BD

Hello ! Alors pour ces BD, je ne vous ferai pas de résumer, comme je le fais d’habitude. Ça serait plus compliqué pour des BD. Par ailleurs, je vais aussi poster cet article dans « Mon Bordel », puisque la partie « Mes Lectures » est réservée aux romans.

Donc je vais simplement vous donnez mon avis sur cette pépite qu’est : Les légendaires, de Patrick Sobral. Et qui fut pour moi – qui n’est pas trop BD en général – un énorme coup de coeur !

Déjà, j’ai adoré les personnages et leur personnalité bien prononcée et bien présente. Enfin, j’avoue avoir un petit problème avec Jadina, la petite chipie de l’équipe, mais je trouve son personnage tout de même important – malgré le fait que j’ai souvent eu envie de l’étrangler – pour l’histoire.

Les personnages se complètent parfaitement et on voit que l’auteur savait ce qu’il faisait quand il a créé l’équipe des Légendaires.

L’histoire est très bien trouvée et m’a tenu très en haleine, du début à la fin. Tout est très accrocheur et j’ai eu un vrai coup de coeur pour Shimy et Gryf !

Ils sont devenus mes deux chouchous !

Ce que j’ai aussi adoré, c’est que par rapport au contexte de l’histoire – tout le monde est redevenu enfant – tout en devient drôle. Je vous rassure, il y a quand même des passages sérieux, mais j’adore ce côté humour.

Bon, je ne sais pas trop quoi vous dire qu’autre, c’est la première fois que je parle d’une BD comme ça, c’est bien plus facile de le faire pour un roman. Mais j’avais vraiment envie de vous donner mon avis sur celle-ci.

Je la trouve vraiment super et je remercierai toujours mon père de me l’avoir fait connaitre, parce que je peux vous dire que j’attends toujours les tomes suivant avec une impatiente qui m’étonne moi-même.

Ah et pour clore cet article, je pense que je dois vous parler du dessin animé qui a été créé à partir de la BD. Je n’ai regardé qu’un épisode et, bien que j’aie toujours souhaité une adaptation vidéo de la BD, je suis très déçue par ce qu’ils en ont fait. L’adaptation ne reprend pas du tout l’histoire de la BD, elle reprend les personnages en en faisant un truc pour enfant et c’est vraiment dommage. Même le graphisme laisse à désirer. J’ai eu du mal à aller jusqu’à la fin du premier épisode, tellement j’étais dégoutée…

Mais bon, heureusement, ça ne me gâche en rien le plaisir que j’ai à lire cette merveille.

Je vous invite à me dire ce que vous pensez de cette oeuvre, si vous l’avez lu, et à aller la lire, si ce n’est pas le cas. De même, vos commentaires sur l’article sont les bienvenus.

Aller, gros bisou !

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Mes Lectures

Chronique n°9 : Les voyages du fils – Jacques Abeille


Titre : Les voyages du fils.
Auteur : Jacques Abeille.
Édition : Folio Science-Fiction.

Genre : Science-Fiction – Aventure – Conte initiatique.
Pages : 291.

Ma note : 🔥🔥🔥 / 5
Lecture agréable.

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« Depuis son plus jeune âge, Ludovic Lindien tente d’éclaircir les mystères qui entourent la mort de son père, Barthélemy Lécriveur. Après la disparition de sa mère, il décide de partir sur les traces de son géniteur dans l’une des régions les plus sauvages des Contrées, les Hautes Brandes. Cette quête des origines devient rapidement une quête initiatique. L’obscénité, la magie, la violence des coutumes et les transgressions successives qu’il découvre vont le forcer à prendre part au désordre du monde. »

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Résumé

L’histoire parle d’un jeune homme du nom de Ludovic Lindien, qui essaie de découvrit ce qui se cache derrière la mort de son père, qu’il n’a connu que par les écrits laissés à sa mère. Il entreprend donc un voyage pour marcher dans les pas de son père et voir ce qu’il a vu, en espérant tomber sur des gens, qui pourront lui parler de son père.

Tout au long de ses voyages, il rencontre une quantité de monde, qui lui apprennent qui était vraiment son père et ce qu’a été sa vie.

De même, il apprend et recense dans son manuscrit, les différentes traditions des peuples qu’a côtoyé son défunt père.

Les révélations qu’il obtient sont étranges et désordonnés mais il arrive à achever la biographie qui guide ses gestes au fur et à mesure.

Il découvre son père en même temps qu’il se découvre lui-même, dans son voyage.

P.S. : L’histoire contient des passages glauques, qui ne sont pas à la portée de tous. Certains peuvent heurter la sensibilité, comme des passages presque pornographiques.

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Mon avis sur ce roman

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, même si certains passages se sont relevés un peu trop long à mon goût. Le livre est très bien écrit et l’histoire est bien amenée.

Nous découvrons qui était le père de Ludovic en même temps que lui, et le fait que les révélations soient désordonnées, amène un suspense qui tient en haleine tout au long de la lecture.

Cependant, il est vrai que je n’ai pas vraiment l’habitude de ce genre d’histoire et que j’ai eu du mal à terminer le livre. Pas à cause de l’histoire, mais à cause de lenteur de certain passage. L’histoire est clairement le récit d’un fils qui écrit la biographie de son père décédé, et je pense qu’il faut vraiment être un minimum préparé à ce genre de récit avant de l’entamer.

Si vous aimez les livres pleins d’actions, ce livre n’est pas pour vous, mais si vous voulez une lecture douce et mystérieuse, alors il sera parfait.

Je dois aussi dire que le livre fait normalement partie d’une série de livre appelé : Cycle des contrées, et que je n’ai pas lu les autres tomes. Les livres sont à la fois indépendant les uns des autres, que complémentaire. C’est peut-être à cause de ça, que je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur.

Mais bon, étant donné que je préfère les romans avec une action constante, je ne pense pas lire les autres. Si vous les avez lus par contre, je serai très intéressée de savoir ce que vous en avez pensé et de savoir ce que je rate, en le lisant pas les autres livres de Jacques Abeille.

Voilà un petit extrait du livre que j’ai grandement apprécié, autant pour sa plume que pour son histoire :

« Je montrais un visage que je ne me connaissais pas encore, empreint d’une gravité qu’il me restait à découvrir. Des profondeurs vagues surgit une lueur qui grandissait. Je ne risquais aucun mouvement qui pût la faire trembler. Je sentais dans mon dos l’approche d’une vague tiède. Et puis, elle m’étreignait et mon vêtement à son tour tombait. Nous étions peau à peau. Elle se donnait.

Je n’avais jamais eu de femme avant elle ; je fus de ces adolescents pour qui la virginité était une cruelle, muette et terrible infortune. De la vague qui ravagea mes sens cette nuit-là, de l’éclatement de ma chair révélée, du lien qui me noua, quand même le voudrais-je, je ne pourrai jamais rien oublier. Mais désespérément, cette mémoire reste inscrite dans la tiédeur de toute traduction. Parce que la vie suit son cours, j’ai voulu parfois me convaincre que moi-même, obscurément, je m’interdisais tout récit de ce qui demeure de ma vie la grande révélation et la certitude profonde. Vaines arguties. Les mots se dérobent. En certaines tâche à me représenter ces instants ; il s’éteint si je veux les transcrire et je suis rendu à l’obscurité. Qu’ai-je besoin de jeter de l’envers de ma peau sur le papier l’invisible tatouage ? C’est que je voudrais dans les mots de nouveau posséder l’instant complet. Je me figure qu’on ne sait à la fin que ce qui s’est goutte à goutte laissé dire. Appels au vide, vaines espérances.

Ainsi, elle qu’entre mille et dans l’obscurité complète, je reconnaîtrais si de nouveau je pressentais son approche, comme il m’arrive dans certains rêves, je ne saurais la décrire. Dans son reflet elle m’apparut, comme je l’ai dit, semblable à une flamme et ainsi nerveuse et fine. Vers le milieu de la nuit il advint qu’elle se leva et marcha à travers la chambre ; alors son corps dans la noirceur luisait comme une pierre blanche sous un torrent, aussi dense et rond, d’une aveuglante jeunesse. »

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Et voilà, c’est tout pour moi, pour cet article. Bien évidemment, le passage que je viens de vous transcrire, n’a rien à voir avec le passage pornographique dont je vous parlai tout à l’heure. Celui-là montre une douceur érotique que je trouve extrêmement bien maitriser et qui m’a particulièrement touché.

Dites-moi ce que vous en pensez, bisou !

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