VOUS AUSSI…?

Vous aussi vous connaissez ces moment où les larmes vous montent aux yeux sans que vous ne sachiez pourquoi. Ces moments où un silence presque oppressant règne en maître autour de vous.

Vous avez du mal à respirez, du mal à réfléchir, même du mal à savoir qui vous êtes, si dans l’instant vous êtes vraiment vous-même ou non. Tellement d’émotions se battent en vous que finalement, vous vous sentez vide. Simplement vide. Comme inexistant, flou.

Ça ne m’étais pas arrivée depuis longtemps. C’est le genre de chose qui débarque une nuit sans qu’on l’attende et qui nous bousille complètement notre présent. La boule au fond de la gorge, les yeux brûlants et humides, le coeur battant à cent à l’heure si ce n’est pas plus. La bouche sèche, les mains qui tremblent. Vous ne savez pas quoi faire parce que vous ne savez pas ce qui cause tout ça.

Un peu plus loin, votre amour dort et vous n’osez pas le réveiller. Après tout, pour lui dire quoi ? Vous ne savez même pas comment vous en êtes arrivé là. Votre crâne vous fait mal et tout ce que vous voulez, c’est oublier. Vous mettez votre casque sur vos oreilles. Écouter de la musique, stimuler vos émotions, mais rien.

Aucun sourire ne se peint sur votre visage, aucune expression particulière. Juste ce malaise. Cette sensation désagréable d’être complètement dépassée. Ça me fait l’impression de passer à travers un trou noir, tout bonnement.

À travers l’écran, personne ne sait si vous allez bien ou pas, si vous allez mal ou encore si vous venez de vous réveiller. Et puis de toute façon, ça va passer. Et vous vous sentirez bête de vous être inquiétez pour rien. Sauf que vous savez que…

Ce n’est jamais pour rien.

Pas vrai ?

TATOUAGES

Chaque personne a son histoire.

Une histoire constituée de plusieurs tomes, de plusieurs romans où les pages s’écrivent au fur et à mesure grâce à une encre aussi vive que le sang qui bat dans nos veines. Une histoire avec des hauts et des bas. Des problèmes, des péripéties plus ou moins graves ou inquiétantes. Avec de la joie, de la douleur, de la peine, de la peur. Avec des cicatrices, visibles ou non, avec lesquelles on apprend à vivre.

Une histoire qu’on oublie puis dont on se rappelle.

Tous les personnages qui apparaissent dans cette histoire, qui est nôtre, sont plus ou moins essentiels même s’ils n’interviennent qu’un ou deux chapitres. On en distingue pas toujours les personnages principaux mais on sait au fond de nous qu’ils nous construisent autant que nous changeons leurs histoires sans nous en rendre compte.

J’aime mon histoire et j’ai envie de la marquer à l’encre noir sur mon corps. J’ai envie d’en devenir le livre, l’oeuvre. J’en ai marqué le premier point il y a quelques années maintenant et je compte reprendre cet art, cette passion.

Pour devenir mon histoire et laisser les autres me déchiffrer.

QU’EST-CE QU’UNE INSOMNIE ?

Qu’est-ce qui se cache derrière une insomnie ? La peur ? L’excitation ? L’inquiétude ? L’exaltation ? Tout à la fois ? Je pense que c’est ça. Tous ces moments où on est seul dans le noir à réfléchir à notre vie.

Quand on repense à tous ces moments de bonheurs et de joies mais aussi à tous ces moments de peines, de tristesses, de douleurs et de colères. Dans ces moments-là, tout est relié.

Pensons déjà qu’il y a une certaine fierté dans le fait que nous sommes capables d’être seul avec nos pensées. Cela peut avoir quelque chose de gratifiant, l’indépendance. Même si en même temps ça a quelque chose de triste. Car nous voulons tous, nous avons tous besoin de quelqu’un à nos côtés. Quelqu’un pour nous rassurer quand on a peur, nous consoler quand on est triste, nous faire rire quand on veut pleurer, nous calmer quand on ne va pas bien, ou simplement être là pour nous, présent comme nous, on peut être là.

Dans une insomnie solitaire, on a tous le manque de cette personne. Que ce soit ceux qui ne l’ont pas encore trouvé et qui espèrent la rencontrer bientôt en s’imaginant qu’il viendrait les aider à fermer les yeux, la tête posée sur son torse, pour enfin partir tranquillement au pays des songes en se sentant en sécurité, plein de quiétude. Ou ceux qui l’ont trouvé mais qu’y sont loin de lui et qui n’espère que pouvoir fermer rapidement les yeux pour le revoir le lendemain matin.

Vous vous reconnaissez dans ce genre de personne ? Moi, oui.

Car chaque fois que celui que j’aime est loin de moi, je ne peux simplement pas dormir. Je reste debout jusqu’à minuit, une heure du matin, deux heures, trois, quatre, cinq heures. Jusqu’au moment où mon corps tombe de fatigue. Mais c’est tellement facile de dormir quand il est là, près de moi. Et tellement difficile quand il ne l’est pas.

Ce soudain changement de situation quand un jour, il est près de nous mais que le lendemain nous somme face à nous-même. C’est si effrayant.

Le bonheur de le voir, suivit par le malheur des « au revoir ».

Tout cela ne créer pas un changement physique en vous ? Tête qui tourne ou maux de ventre ? Peut-être suis-je seulement étrange mais je me sens mal quand il est loin de moi. Comme s’il me manquait une part de moi, comme si j’étais incomplète.

Au moment même où j’écris ce texte, je fais face à une de ces insomnies. Mon corps est fatigué, mon esprit est fatigué. Mais ce matin, à 01:00, je n’arrive pas à m’endormir. Certains diront sûrement que ce n’est pas si tard. Mais chaque minute, chaque seconde qui passe loin de lui est une torture. Alors c’est pour cela que je préférerais fermer les yeux et m’endormir pour avoir la chance de retrouver ses bras, plus tard dans la journée qui vient de s’entamer.

J’en ai marre de commencer mes journées seule et éveillée alors que je devrais dormir paisiblement. C’est peut-être pathétique, vous pensez sans doute que je suis une fille faible et dépendante.

Mais ce n’est pas le cas.

Je suis juste incommensurablement amoureuse.

J’espère qu’un jour, nous tous pourrons enfin connaître le bonheur de nous endormir chaque soir près de cette personne. Que nous n’aurons plus jamais à dire les mots « au revoir » à celui qu’on aime. Simplement lui dire « bonne nuit ».

Qu’un jour nous dirons à dieu à ses insomnies solitaires. Que nous fermerons tous les yeux, lentement, calmement et que quand nous les ouvrirons par la suite, nous les verrons près de nous, pour toujours. Sans plus aucune peur de devoir s’endormir seule, sans sa présence. Ce texte peut paraître fleure bleue et niais mais c’est ce que je ressens ce soir.

LA PEUR DE LA MORT

Je ne comprends pas la peur de la mort.
J'ai peur d'énormément de chose, et depuis ma plus tendre enfance.
J'ai peur du noir et de la lumière.
J'ai peur d'être seule. J'ai peur de la foule.
J'ai peur des humains. J'ai peur des insectes.
J'ai peur de me lever le matin, d'affronter mes journées.
J'ai peur de m'endormir le soir sans savoir de quoi seront fait mes rêves.
J'ai peur que ceux à qui je tiens me laissent tombés et j'ai peur qu'ils soient trop collés à moi.
Peur de m'engager.
En fait, j'ai peur de vivre.
Tout en ce monde m'angoisse, même si je ne laisse rien paraitre.
J'ai grandi seule, sans compter sur personne, des rêves plein la tête.
Rien n'est sûr dans la vie.
Ce qu'on a aujourd'hui, on le perd demain.
La souffrance peut arriver même en compagnie de plus belles choses.
On monte pour mieux tomber.
Je n'ai jamais eu peur de la mort, en venant presque à me dire que le jour où elle arrivera, 
elle me délivrera de mes frayeurs.
Mais j'attends.
Je ne la ferai pas venir plus vite.
Parce que ce que j'ai appris, c'est qu'il faut affronter ses peurs.

MON JOLIET

Tu disais m'aimer
Mais tu m'enfermais.
Je n'étais pas ton trésor,
J'étais ta propriété.

La jalousie pointée chaque fois son nez
Et tu me faisais chanter
Pour que je reste à tes côtés
Tel un oiseau en cage.

Où était l'amour la dedans ?
Puisque seul ton bonheur comptait.

En dépression j'ai fini
Puisque tu m'as volé ma vie.
Si ma majorité n'était pas arrivée,
Je serai encore coincée,
Dans tes filets dorés.

Ma mère ou mon joliet,
Tu disais m'aimer
Mais tu me pourrissais.

Alors je me suis échappée.
Partir loin de toi,
C'est tout ce qui m'animait,
Pour une vraie liberté.

LA SOLITUDE

Elle était ma première amie.
Grâce à elle, tout m'était permis.
Dans ses bras, je m'abandonnais,
Pour mieux cacher mon coeur brisé.

Sa chaleur me rassurait.
Tout ce que je voulais,
C'était de ne jamais la quitter.

À chaque soucis,
Elle était là et elle s'occupait de moi.
Pour sa douceur, j'étais meurtrie.
Mais ça ne me dérangeait pas.

Elle était ma première amie.
Je pensais que notre histoire durerait à vie.
Mais un jour elle m'a laissé
Par un baiser aux lèvres gercées.

Elle s'était entichée de moi,
Mais comme tous, elle ne resterait pas.
Ma belle amie était partie,
Et m'abandonnait sans un bruit.

Je pensais avoir besoin d'elle,
Mais quand la solitude s'en va,
D'autres arrivent à petits pas.