Chronique n°26 : Rozenn – Laëtitia Danae

Rozenn – Tome 1.


Auteur : Laëtitia Danae.

Édition : Plume Blanche.


Fantasy – Romance – Esclavagisme.

Pages : 328.


🔥🔥🔥🔥🔥 / 5

Coup de Coeur monstrueusement diabolique !


« Rozenn Kaplang est une djinn.

Durant de longues années, son peuple a souffert de la domination des dagnirs, mais si l’esclavage est officiellement aboli, la liberté, elle, garde un goût amer.

Et si une union entre princes et princesses de ces différents tribus permettait de tirer un trait sur un douloureux passé ? »


RÉSUMÉ :

Alors, cette magnifique histoire parle d’une jeune femme nommée Rozenn. C’est une djinn, une créature arabe s’apparentant à des génies. Dans l’histoire, Rozenn a deux soeurs : Odeleen et Daire. Alors qu’une nuit, elle surprend une des conversations de ses parents, ses soeurs et elle-même décident de s’enfuir. Cependant les environs ne sont pas sûr et bien qu’elles soient des créatures magiques, les filles ne connaissent même leurs pouvoirs à cause de l’entrave laisser à leur ancêtre qui s’est transmis de génération en génération dans leur sang. Seuls certains Djinn rares sont nés sans, comme leur père et doivent tout faire pour le cacher.

Ses parents ont décidé de l’envoyer au coeur de leur ennemi naturel : les Dagnirs, pour un probable mariage avec un de leurs trois fils : Cameron, Cayden et Callum.

Leur fuite a été un échec, et une fois dans l’empire Dagnir, Rozenn commence à soupçonner que l’empereur cache très bien son jeu. Est-ce qu’il les a réellement fait venir ici pour unir leur deux espèces, ou est-ce qu’il a un plan bien précis en tête ?

Pendant que les filles sont forcés de se rendre à des rendez-vous avec chacun des fils Dagnirs, Rozenn tente d’en savoir plus. Comme toujours, elle se confit à Odeleen, son aîné, mais elle réalise qu’elle ne peut malheureusement plus se fier à sa cadette. Daire est complètement sous le charme de l’empereur et de l’impératrice.

Les choses se compliquent quand elle réalise qu’elle s’attache aux garçons malgré ses soupçons sur leur père. Elle ne sait pas comment s’en sortir mais ce qu’elle découvre sur la soi-disant liberté de son peuple ne lui laisse qu’une envie mordante de tout faire pour leur offrir une véritable liberté.


MON AVIS SUR CE ROMAN :

Franchement, ce roman est un des meilleurs que je n’ai jamais lu.

La plume de l’auteure, la tournure des événements, les personnages, le sujet de l’esclavage, l’aspect magique, tout est surprenant. Je crois que je n’ai jamais été à ce point dans un histoire, comme si j’incarnais moi-même un personnage.

D’ailleurs, comme l’esclavage est un des sujets qui me touchent le plus, je n’ai pu que me laisser transporter. Et puis, Rozenn est une des personnages les plus badass que je n’ai jamais vu. Elle est forte, courageuse, ambitieuse et je l’ai complètement adoré ! J’étais littéralement sous le charme de cette fille. Et les garçons ont été des personnages très attachants également, surtout Callum que j’ai adoré !

Et le méchant de l’histoire, les méchants de l’histoire sont si bien représenter que ça m’a bluffé. Des manipulateurs, des fourbes, d’une intelligence impressionnante.

Vraiment, je vous conseille cette histoire. Je l’ai tellement aimé que je n’ai pas perdu une minute avant de commandé le deuxième tome de cette duologie et de m’y mettre. Et le deuxième est encore mieux, mais je vous en parlerai la prochaine fois.

Maintenant voila un extrait qui m’avait énormément troublé :

— Il serait malvenu de ma part de vous accueillir sans vous offrir un cadeau de bienvenue. Il m’a fallu un temps considérable pour choisir quelque chose susceptible de plaire à chacune d’entre vous. Princesse Odeleen, ce premier présent est pour vous.

Un serviteur approche d’une démarche solennelle, pourtant une petite boîte ouvragée sur un coussin brodé d’or. Odeleen ne laisse rien paraître et se contente de pencher la tête d’un signe de remerciement. Elle attrape la boîte qui tient dans sa paume et ouvre le couvercle. J’ai le temps de voir l’expression polie de son visage disparaître, laissant place à la perplexité. Le sultan Maddy précise avec bonne humeur :

— Je me suis laissé dire que vous aimez les vielles choses, les objets avec une histoire. Celui-ci en a une passionnante, vous pouvez me croire.

Avec précaution, Odeleen soulève une chaîne en or blanc raccrochée à un magnifique sautoir. Elle peine à se montrer enjouée et je n’en saisis pas toute de suite la raison.

— Il s’agit d’un artefact.

Et là, je comprends pourquoi ce cadeau ne l’enchante pas. À l’époque de l’esclavage, les dagnirs enfermaient les djinn dans des artefacts. La mode voulait qu’ils soient captifs des lampes à laves, mais on les plaçait aussi dans des bijoux ou des bibelots plus communs. Lors-qu’on savait le manipuler correctement, le djinn prisonnier en sortait et cédait son fluide à son maître. Il ne pouvait pas s’échapper de l’artefact, sauf si son tortionnaire en décidait autrement.
Scandalisée, je dois me museler pour ne pas lâcher une remarque acide. Le sultan Maddy vient d’offrir un objet d’asservissement à une djinn dont les ancêtres ont connu l’esclavage. On ne peut pas faire plus inconvenant.
Odeleen repose le sautoir sur son socle comme s’il lui brûlait les doigts. D’une voix parfaitement maîtrisée, elle déclame avec lenteur :

— Merci, Sultan Maddy, pour ce très généreux présent.
— Ne vous inquiétez pas, cet artefact est vide. L’esclavage des djinns est un pan de notre Histoire que nous ne pouvons renier, mais devant vous, j’en fais le serment, nous ne sommes aucunement animés de mauvaises intentions.

Sans attendre la réponse de ma soeur ainée, il se place devant Daire.

— Chère Princesse Daire, si douce, si loquace. Vous êtes une peu comme ces oiseaux qu’on ne peut laisser très longtemps enfermés. Vous méritez de déployer vos ailes. J’ai ouï dire que vous étiez très fleur bleue et romantique.

Ma cadette éclate d’un rire enchanteur avant d’avouer.

— Je plaide coupable, Votre Majesté.

Il s’approche d’elle. Beaucoup trop près. J’ai envie de m’interposer, de lui ordonner de reculer, mais ce serait mettre en danger la fragile entente qui règne entre nos deux espèces. Alors j’attends, pensant secrètement à la canne dissimulée contre ma cuisse et cachée par les gracieux plis de ma tunique.
Le sultan attrape la main de ma soeur entre ses deux paumes et se penche pour atteindre son oreille. Je ne suis pas assez près pour entendre ce qu’il lui chuchote, mais une vive lumière mordorée passe entre leurs épidermes, tirant des exclamations ahurie partout dans la salle.

— Et voilà pour vous. Pas de belles toilettes ni de bijoux brillants. Simplement un modeste présent dont vous prendrez connaissance sous peu. Vous m’en remercierez, j’en suis certain.

Daire se décompose et je vois la déception se peindre sur son visage. Ce n’est pas une robe. Ce n’est pas un bijou. Juste une promesse. Il y a donc peu de chance pour que ça lui plaise. Le sultan à ouï dire… eh bien, il entend mal !

— Passons à vous, Rozenn. Personnalité volcanique. Franc-parler. Vous ne faites jamais dans la demi-mesure m’a-t-on dit. Vous êtes comme ces fleurs épineuse, aussi somptueuses que piquantes. Votre nom vient-il de là ?


Voilà, j’espère vraiment que je vous ai donné envie de le lire parce qu’il vaut le coup. Vraiment le coup ! C’est une histoire magnifique, avec un vrai sujet et une romance comme on en fait plus.

Publié par

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été une amoureuse des mots. D'après ma mère, j'étais déjà une pipelette au bout de quelques mois, alors que je ne comprenais sans doute même pas le quart de ce que je baragouinais dans mon langage de bébé. Quand j'ai découvert la musique, j'étais en extase en entendant les voix, même quand je ne savais pas ce que signifiait les paroles, j'étais plus attirée par les paroles que par la musique elle-même. Puis j'ai appris à lire, à écrire et je dirais que c'est à ce moment que ma vie à vraiment commencée. J'ai commencé par inventer des chansons à sept ou huit ans, des semblants de poèmes et autres, même si ça ne voulait pas dire grand-chose. Ma mère ne comprenait pas mon obsession pour les journaux intimes et les carnets. Entre texte et dessin, je les remplissais tous très vite et j'en voulais toujours plus. De plus grand, plus beau ou de plus petit et plus pratique. Romans, poèmes, chansons. Je suis attirée par les mots, les lettres, les langues, les voix. Pendant mes années collèges, cela m'a joué pas mal de mauvais tour, puisque je suis tombée dans les pièges de ceux qu'on appelle « les beaux-parleurs ». J'ai donc dû apprendre à lire entre les lignes. Mieux, j'ai appris à écouter, à entendre ce qui n'est jamais dit à voix haute. Et maintenant, ce que j'aimerai, c'est simplement partagé mes mots avec vous.

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