Chronique n°23 : Shades of Light III – V. E. Schwab

Shades of Light – Tome 3.


Auteur : V. E. Schwab.

Édition : Lumen.


Young Adult – Fantasy – Aventure.

Pages : 731.


🔥🔥🔥🔥 et demi / 5

Lecture très agréable !


Pour voir la chronique du Tome 1, cliquez ici !
Pour voir la chronique du Tome 2, cliquez ici !


« Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…

Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s’est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s’apprête à contaminer chacun des univers jusqu’au dernier – ce n’est plus qu’une question de temps… 

Car les ténèbres ont déjà commencé à s’étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu’à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi… à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l’aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu’ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l’incarnation même de la magie ?  »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali.


RÉSUMÉ :

Alors, comment vous résumer ce tome trois, sans trop vous spoiler non plus ?

Shades of Light commence directement après les événements de l’Essen Tasch. Kell est prisonnier du Londres Blanc et il est en très mauvaise posture. Lilah décide donc de le sauver, et c’est en traversant seule les mondes qu’elle réalise être elle aussi une Antari.

De retour sur le Londres Rouges, nos deux protagonistes doivent se battre pour sauver le monde d’Osaron et de sa peste noire. À court de solution, les jeunes gens décident de partir à l’aventure en mers, accompagné d’Alucard et de quelques autres. Ils sont à la recherche d’un objet qui leur permettra de vaincre leur ennemi. Un object qui leur demandera un sacrifice.

Pendant le voyage, Kell et Lilah se rapprochent encore, créant un lien particulier entre eux. Holland est enchaîné sur le bateau et ne peut qu’attendre. Allié ou ennemi, il a un rôle important à jouer.


MON AVIS SUR CE ROMAN :

En un mot : adoré !

Ce tome conclut superbement la trilogie. Ce n’est pas un coup de coeur comme le tome précédent, mais j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je l’ai dévoré du début à la fin, achevant la saga plus rapidement que jamais.

Comme avec les deux premiers, je reste attachée aux personnages et j’ai eu beaucoup de mal à les quitter. Les deux romances m’ont chamboulé, et tous les persos qui affirment encore plus leur caractère en cette période de guerre, comment résister ?

J’ai trouvé les batailles super, bien qu’un peu longue. La conquête d’Osaron prend du temps, et pour quelqu’un qui se considère comme un dieu, je trouve qu’à par s’en prendre au civil et provoquer ses adversaires, il ne fait pas grand chose. Je pense que le personnage manquait un peu de cruauté.

D’ailleurs, j’ai été très touché par ce qui arrive à Holland à la fin, honnêtement, j’ai appris à apprécié ce personnage grâce à ce qu’on apprend de son histoire dans ce tome 3. Je dirai même que c’est le personnage au passé le plus douloureux de cette histoire. J’ai aussi été un peu déçu que Kell renonce à découvrir qui il est vraiment, je dois dire que ça m’intriguer, même si son choix mérite tout le respect du monde.

Bref, l’histoire était super et je pense que je relierai la saga un de ces quatre. Elle est désormais dans mes sagas préférées et elle n’en sortira pas de sitôt !

La plume de l’auteure est légère et les livres se lisent très rapidement malgré leur taille et les nombreuses informations à retenir. C’est un livre que je vous recommande grandement, enfin une saga ! D’ailleurs, j’adore tellement les couvertures ! Elles sont pas trop belles ?

Et Lilah est tellement stylée ! C’est une des héroïnes de roman les plus badass et caractérielle que j’ai jamais vu et j’adore ça ! Elle ne se laisse pas faire et n’a pas sa langue dans sa poche. Et même si elle se montre parfois froide, elle est émotive et donne tout ce qu’elle a pour les personnes qui lui sont chères et les causes en quoi elle croit. J’aime tellement ce genre de personnage, je ne m’en lasse pas !

Maintenant, voilà le petit extrait habituel. J’ai adoré ce passage du livre, et j’espère que vous aimerez aussi :

— Non. Je ne les laisserai pas croire que les Maresh les ont abandonnés. Je ne me cacherai pas derrière le sort de protection du palais alors que je peux marcher dans les rues sans peurs. Rappeler à nos sujets qu’ils ne sont pas seuls, que je me bats avec eux, pour eux. Être terrassé mais me relever et leur montrer ainsi l’immortalité de l’espoir. Voilà ce que je peux faire pour ma vielle et c’est volontiers que j’accomplirai mon devoir. Nul besoin de me protéger des ténèbres, elles ne peuvent plus m’atteindre. Plus rien ne le peut.

Après sa longue tirade, Rhy se sentit soudain essoré, vidé. Empli d’un sentiment proche de la paix, aussi, mais pas tout à fait. C’était plutôt une sorte de lucidité. De détermination.
Il plongea ses yeux dans ceux de sa mère, qui se tordait les mains.

— De votre fils ou du prince d’Arnes, qui choisiriez-vous ?

Les articulations d’Emira devinrent blanches.

— Tu seras toujours les deux à mes yeux.
— Alors je ne réussirai à être ni l’un ni l’autre.

Il croisa ensuite le regard du roi, mais ce fut le Grand prête qui prit la parole de sa voix douce et calme.

— Le prince a raison. Les effectifs de la garde royale et de celle de la ville sont réduits de moitié. Les prêtres ont atteint les limites de leurs capacités pour maintenir les protections du palais. Tout citoyen immunisé contre la magie d’Osaron est un allié que nous ne pouvons nous permettre de perdre. Toute vie que nous pourrons sauver est bonne à prendre.
— C’est donc décidé, trancha Rhy. Je chevaucherai à travers la ville…
— Pas seul. Plus personne ne sortira seul, le coupa son père, sans lui laisser le temps de protester.

Le visage pâle, Alucard leva les yeux, visiblement épuisé. Cramponné à son fauteuil, il commençait déjà à se redresser quand Lila s’avança, vidant son verre d’un trait.

— Lenos, conduis le capitaine à sa chambre, lança-t-elle avant de reporter son attention vers le roi. J’accompagnerai Son Altesse.
— Pourquoi vous confierais-je mon fils ? répliqua Maxim, méfiant.

Lorsque l’intéressée pencha la tête sur le côté, ses cheveux bruns encadrèrent son oeil brisé. Rhy vit dans ce geste de défi ce qui plaisait tant à Kell chez elle.

— Pourquoi ? répéta-t-elle. Parce que les ombres ne peuvent pas me toucher et que les déchus n’y parviendront pas. Je suis douée avec la magie, imbattable avec une lame et mon sang renferme plus de pouvoir que ce fichu palais. Parce que je n’hésite pas quand il s’agit de tuer et, surtout, parce que j’ai le chic pour garder vos deux fils en vie.

Si Kell avait été là, il serait devenu blême. En l’occurence, le roi, lui, vira à l’écarlate. Alucard poussa un soupir de lassitude, proche du rire, et la reine dévisagea l’étrange fille d’un air ahuri.
Quant à Rhy, il ne put s’empêcher de sourire.

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Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été une amoureuse des mots. D'après ma mère, j'étais déjà une pipelette au bout de quelques mois, alors que je ne comprenais sans doute même pas le quart de ce que je baragouinais dans mon langage de bébé. Quand j'ai découvert la musique, j'étais en extase en entendant les voix, même quand je ne savais pas ce que signifiait les paroles, j'étais plus attirée par les paroles que par la musique elle-même. Puis j'ai appris à lire, à écrire et je dirais que c'est à ce moment que ma vie à vraiment commencée. J'ai commencé par inventer des chansons à sept ou huit ans, des semblants de poèmes et autres, même si ça ne voulait pas dire grand-chose. Ma mère ne comprenait pas mon obsession pour les journaux intimes et les carnets. Entre texte et dessin, je les remplissais tous très vite et j'en voulais toujours plus. De plus grand, plus beau ou de plus petit et plus pratique. Romans, poèmes, chansons. Je suis attirée par les mots, les lettres, les langues, les voix. Pendant mes années collèges, cela m'a joué pas mal de mauvais tour, puisque je suis tombée dans les pièges de ceux qu'on appelle « les beaux-parleurs ». J'ai donc dû apprendre à lire entre les lignes. Mieux, j'ai appris à écouter, à entendre ce qui n'est jamais dit à voix haute. Et maintenant, ce que j'aimerai, c'est simplement partagé mes mots avec vous.

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