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Chronique n°17 : Les Belles – Dhonielle Clayton


Titre : Les Belles – Tome 1.
Auteur : Dhonielle Clayton.
Édition : Robert Laffont.

Genre : Young Adult – Fantasy – Dystopie.
Pages : 466.

Ma note : 🔥 / 5
Déception…

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« Ne souffrez plus pour être une Belle.

Dans le monde opulent d’Orléans, les gens naissent gris, ils naissent condamnés, et seules les Belles peuvent, grâce à leur talent, les transformer et les rendre beaux. En tant que Belle, Camélia Beauregard est presque une déesse dans cet univers où triomphe le culte des apparences.

Or Camélia ne veut pas se contenter d’être une Belle. Elle rêve de devenir la favorite choisie par la reine d’Orléans pour s’occuper de la famille royale et d’être reconnue comme la plus douée du pays. Mais une fois Camélia et ses soeurs Belles arrivées à la cour, il s’avère que la position de favorite tient davantage du cauchemar. Derrière les ors du palais, les noirs secrets pullulent…

Le premier volet d’une série éblouissante. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Ardilly.

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Résumé

Bon, comment vous résumer cette histoire ? Je pense que mon résumé ne sera pas très long mais je vais faire au mieux pour vous parler de ce roman, sans en dire trop ou trop peu.

L’histoire parle de Camélia, ou Camille, une Belle qui rêve, comme toutes ses soeurs, de devenir la favorite (qui est la Belle au service de la famille royale, et la personne après la famille royale qui est la plus importante dans tout le royaume). En bref, les Belles sont des êtres censées descendre directement de la déesse de la beauté. Elles sont là pour apporter, avec les arcanes, beauté et bonheur aux habitants d’Orléans, qui naissent tous gris et difforme à cause du dieu du ciel.

Il y a plusieurs Belles par génération et lors du Carnaval, la reine d’Orléans doit choisir qu’elle sera la favorite parmi toutes. Dans le livre, il y a six Belles dans la génération de Camélia.

Alors que sa soeur et meilleure amie reçoit le titre de favorite à sa place, Camille est prise de rage et se dispute avec elle, avant d’être amené au salon du Chrysanthème. Là-bas, elle découvre qu’elle et ses soeurs ne sont peut-être pas les seuls Belles, capables de manipuler les arcanes, mais elle n’est sûre de rien.

Comme on s’en doutait tous, elle finit tout de même par prendre la place de favorite à sa soeur, et c’est là que les vrais problèmes commencent pour toutes les Belles.

Une faible histoire d’amour est visible dans l’histoire, mais rien de bien palpitant.

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Mon avis sur ce roman

Comme vous avez pu vous en rendre compte avec la note attribuée à ma lecture ou avec ce résumé, pas particulièrement passionnant, je n’ai pas apprécié ma lecture, j’ai même été vachement déçue…

Alors que je m’attendais à découvrir un nouvel univers dystopique et une romance bien prononcée, je n’ai rien eu de cela. La dystopie est mal amenée et pas particulièrement bien traitée, et la romance est quasi inexistante et trop facile.

Il y a énormément de description de l’utilisation des arcanes et de la façon que les Belles ont de rendre les habitants d’Orléans beaux, mais c’est tout. Des descriptions, encore et encore. De la forme du nez aux nombres d’orteils, sans parler des nombreux qualificatifs pour désigner les couleurs ou encore la forme des cheveux.

J’ai plus eu l’impression de lire un magasine beauté qu’un roman de Fantasy.

Par ailleurs, les personnages ne sont pas assez travaillés selon moi, Camélia n’est pas attachante pour un sou et son caractère n’est vraiment pas assez prononcé. Les rares fois où elle essaie de se battre pour ce qu’elle croit juste, sans obéir aux ordres, les catastrophes s’en suivent et c’est souvent d’autres personnages qui payent les pots cassés.

Tant qu’aux autres personnages, on n’en parle pas beaucoup. Hormis Amber, sa soeur préférée, on n’a aucune information sur les autres Belles, ou alors très peu. Et c’est pareil pour les autres personnages, qui sont plus des figurants qu’autre chose. Camélia ne sait pas à qui elle peut ou non faire confiance et nous non plus, puisqu’on ne sait rien des autres. Et la façon dont elle accorde sa confiance à certains personnages qui sont assez louches, est naïve et ridicule.

Je n’ai pas compris le but de l’histoire, ni les choix de l’héroïne, qui aurait plus la place de figurante selon moi.

En bref, je n’ai pas grand-chose de gentil à dire sur le roman malheureusement, je n’ai pas l’habitude d’être aussi déçue dans mes lectures, mais en aillant entendu parler de ce livre, et même en lisant le résumé, je m’attendais à quelque chose de tellement plus prononcé, que quand je l’ai fini, je n’avais rien à en dire à part que cela m’avait franchement ennuyé.

Mais bon, si vous avez aimé le livre et voulez en débattre, je reste disponible, parce que j’aime débattre de mes lectures et découvrir d’autres points de vues. Voilà quand même un petit extrait appréciable, sans pour autant être éblouissant :

« Je ferme les yeux et me représente la fillette comme une minuscule statue. Petites, nous pratiquions le deuxième arcane en manipulant de la peinture sur des toiles, en modelant de l’argile sur un tour de poterie et des chandelles chaudes ; jusqu’à être capables de les transformer en trésors. Après notre treizième anniversaire, nous nous sommes exercées sur les chiens et chats miniatures de la maison ; puis nous avons pratiqué sur nos domestiques. C’est ainsi que j’ai donné à ma femme de chambre Madeleine, des yeux vert émeraude. À l’âge de quatorze ans, nous avons transformé les bébés de notre nurserie, injectant de la couleur à leurs petites jambes potelées et à leurs mèches naissantes. et juste avant notre seizième anniversaire, la reine a offert aux pauvres des bons afin de nous permettre de nous entraîner sur eux et de parfaire notre don.

Je suis fin prête. J’invoque l’arcane. Ma pression sanguine augmente ainsi que ma température. Je m’embrase comme un feu naissant. Les veines qui parcourent mes bras et mes mains gonflent sous ma peau, semblables à de petits serpents verts.

Je manipule la fleur de camélia que mon sujet tient en main. Je la modifie comme je vais ensuite modifier la petite fille. Je modèle ses fibres, ses veines et ses pétales.

La foule retient son souffle. La tige s’allonge jusqu’à toucher la plateforme, telle la queue d’un cerf-volant. La fillette jette la fleur et s’en écarte. La fleur quadruple de taille et ses pétales se déploient jusqu’à la fillette. Ils enveloppent son petit corps qui s’agite jusqu’à ce qu’elle se retrouve langée dans sa chrysalide rose comme un asticot qui gigote.

La foule en liesse acclame, siffle et trépigne. Le vacarme se change en bouillonnement tandis que tout le monde attend que je révèle mon oeuvre.

Je serai la meilleure.

Ce sera parfait.

J’adore être une Belle.

J’entends frémir le sang de la fillette dans ses veines ; les battements de son pouls résonnent à mes oreilles. Je récite la mantra des Belles :
Le Beauté est dans le sang. »

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Et voilà, ma chronique, pas très glorieuse malheureusement, sur le livre : Les Bellespar Dhonielle Clayton. C’est dommage mais je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire. Je ne sais pas si je prendrai le deuxième tome quand il sortira puisque le premier ne m’a pas spécialement donné envie de continuer mais bon, on verra bien le moment venu…

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Un commentaire sur “Chronique n°17 : Les Belles – Dhonielle Clayton

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