Bonus : Chroniques d’un rat de laboratoire – Benoît le Gall


Titre : Chroniques d’un rat de laboratoire – Tome 1 : L’éveil des consciences.
Auteur : Benoît le Gall.
Édition : L’âme en livre SF.

Genre : Action – Science-Fiction – Dystopie.
Pages : 343.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Lecture agréable et particulière !

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« Je m’appelle Clive Larsson, citoyen de Nubiria.
Dans cette ville rongée par la misère, mon seul recours pour éviter de finir à la rue est de me tourner vers le Programme. L’idée est simple. On me promet de l’argent en échange de quelques expériences menées sur mon corps. Sans hésiter, j’ai signé en bas de la page.
J’ignore tout du Programme. Derrière ce nom générique se cache en réalité un brillant scientifique, le professeur Klein, qui projette alors de me transformer en rat.
Ma métamorphose sera fulgurante, son expérience un franc succès.
Après avoir échappé à son emprise, je comprends qu’une autre existence m’attend. En effet, le professeur a donné naissance à une nouvelle espèce que je compte bien perpétuer. Au gré de mon parcours, je poserai un oeil critique sur la race humaine qui, malgré son évidence décadence, mérite qu’on la sauve. Si je peux contribuer à son éveil, alors ma condition de rat humain ne sera pas vaine. »

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Résumé

Alors, comment vous résumer cette histoire sans trop en dire ? Je ne sais pas trop, mais je vais faire de mon mieux ! Donc, Chroniques d’un rat de laboratoire est, comme son nom l’indique, un roman qui raconte le parcourt d’un rat.

Mais pas n’importe quel rat : un rat-humain !

Ce mutant, un humain modifié génétiquement, se nomme Clive Larsson. En manque d’argent, cet homme a participé au ‘programme’ et a donc accepté qu’on fasse des expériences scientifiques sur lui, dont il ignorait absolument tout. Quelques jours plus tard, sa mutation avait commencé et sa vie a changé du tout au tout !

Se laissant aller au mélange que forme ses nouveaux instincts de rat et son cerveau humain, Clive cherche sa voie dans Nubiria. Étrangement, un sens de la justice s’éveille peu à peu en lui. En essayant de trouver sa route, il rencontre plusieurs personnes qui, d’abord répugnés par son hideuse apparence, finissent par l’apprécier, et même par vouloir le suivre et rester près de lui.

Ils voient en ce rat-humain un symbole de renouveau, le commencement d’une nouvelle ère qui pourrait leur permettre de renverser le monde d’en haut et sa reine du ciel.

Animaux, humains, tous voient en ce mutant un leader.

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Mon avis sur ce roman

Déjà, je dois dire que j’ai pris pas mal de temps à lire ce lire, et d’ailleurs c’est en parti à cause de ça que je suis très en retard sur mes chroniques, mais pas que ! Bref, désolée de mon absence ces temps-ci mais je vous expliquerai tout dans un autre article, enfin si je n’oublie pas…

Mais revenons à nos moutons : Les Chroniques d’un rat de laboratoire.

Franchement, il sort vraiment de ma sonne de confort, mais j’ai adoré ! Même si je n’avais pas tout mon temps et que j’ai lu assez lentement – encore désolé à Benoît le Gall, que vous pouvez trouver ici sur Twitter et Amazon – je ne suis pas du tout déçue de ma lecture.

L’histoire est bien construite, sans aucune incohérence. Les personnages sont travaillés et très intéressants, même s’ils ne sont pas particulièrement attachant, enfin sauf Clive, le personnage principal de cette histoire.

Son désarroi à certain moment, sa façon de penser, pendant plusieurs chapitres, on est dans sa peau et on peut facilement comprendre ce qu’il ressent et comment il réfléchit. Cet homme-rat, en plus d’être un symbole pour les autres personnages du livre, m’a permis de voir le monde d’une autre manière. Bien sûr, nôtre monde n’a que des similitudes avec Nubiria, que je qualifierai de dystopique étant donné son fonctionnement et tous les détails qu’on nous donne à son sujet, mais bizarrement j’ai eu l’impression qu’au final, tout n’est pas si différents que ça dans la réalité, surtout par rapport aux comportements des gens, qui avalent ce qu’on leur donne sans même se poser des questions, aillant abandonné tout sens critique.

Je trouve qu’il y a une très belle leçon de morale derrière cette histoire, qui nous montre aussi – et c’est la plus vraie et belle chose qu’on pourrait reconnaitre selon moi – que les animaux, qu’importe leurs races, seront toujours plus ‘humains’ que certaines personnes.

Je pense que le sous-titre ‘L’éveil des consciences’ est aussi valable pour les personnages que pour les lecteurs parce qu’on en apprend beaucoup sur un fonctionnement, un aspect politique et social. Au départ, j’avais un peu de mal et je devais lire doucement pour bien tout comprendre, mais plus on avance dans la lecture, et plus l’histoire est fluide et simple.

Il y a également – et souvent d’ailleurs – des points-de-vues de plusieurs autres personnages, ce qui donne un côté assez rafraichissant et intéressant. On peut voir comment chaque personnage voit Clive et sa situation, et peut même comparer leurs visions à la nôtre. D’ailleurs je suppose que chaque lecteur aura un avis différent sur Clive, puisque la plupart des gens trouvent les rats dégoûtants. Personnellement, bien que leur mode de vie me répugne un peu, je n’ai jamais considéré l’animal en lui-même comme dégoûtant, au contraire, il a un charme que d’autres animaux n’ont pas, et je comprends ceux qui adoptent des rats, des souris ou des gerbilles de compagnies, je les trouve adorables ! Traitez-moi de bizarre si vous voulez.

Mais je m’égare…

Dans l’histoire, alors que l’abomination devrait être me mutant homme-rat, on trouve des personnages bien plus horribles et dérangés, comme le professeur Klein – créateur de Clive – et la reine du ciel, qui veille au bon déroulement de ses plans pour les habitants de Nubiria.

Voilà ce que je peux vous dire sur ce récit impressionnant et original.

Et petit message aux âmes sensibles, certains passages peuvent être choquant, quand on évoque les dérives de la société.

Maintenant, je vais comme d’habitude vous mettre un petit extrait du livre qui m’a plu :

« Tour de clé dans la porte. Les gonds grincèrent et vinrent rompre le silence dans lequel je m’étais enfermé. Pas de doute, on venait me chercher. Rideaux tirés, tapis dans un recoin de la chambre, j’attendais, sûr de mon fait.

Deux hommes avançaient dans le salon. Leurs lampes torche balayaient l’obscurité, faisceaux nerveux et inquiétants.

— RAS dans le salon, dit l’un d’entre eux dans le micro.
— RAS dans la cuisine, répondit l’autre.

Mon ouïe fine et amplifiée depuis la métamorphose déchiffrait clairement les communications. Le deuxième homme ne put se retenir de tousser. L’odeur était insupportable ici. Mes déjections embaumaient cet espace confiné. Pas étonnant que ce dernier réprimât un haut-le-coeur.

— Ça va ? lui demanda son collègue.

Il hocha la tête et fit un signe de la main en direction de la chambre. Ils arrivaient. Leurs pas se rapprochaient. Mon piège allait fonctionner. J’en étais persuadé. La seconde qui suivit me donna raison.

Dans l’encadrement de la porte, l’homme de tête s’immobilisa, sentant quelque chose d’inhabituel sous ses pieds. Le sol, trop mou comparé à celui du salon, déclencha chez lui un mouvement de recul.

Son expression s’apparenta à de l’étonnement. Le temps de comprendre, il était trop tard. Comme prévu, le plancher céda sous son poids. Le meneur passa au travers en hurlant. Son coéquipier accourut pour lui venir en aide.

Il le cramponna sous les aisselles et entreprit de la remonter. C’était sans compter sur cet enchevêtrement de planches qui retenait la victime en otage.

A moi de jouer. En une fraction de seconde, je me postai dans le dos du deuxième homme. Deux coups de dent ravageurs suffirent pour lui sectionner les tendons d’Achille. Il s’écroula à terre en hurlant de douleur. Dans sa chute, l’arme lui échappa des mains et retomba hors de sa portée. Je pouvais à présent m’occuper de son binôme. À les voir ainsi condamnés, je jubilais intérieurement. Ils avaient oublié le principal. Je n’étais plus un homme, mais un rongeur. »

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Voilà voilà ! Je vous recommande vraiment ce livre, et s’il vous intéresse, je vous invite aussi à jeter un coup d’oeil aux autres livres de Benoît le Gall. Je sais qu’il a réédité un de ses romans : Ricks le Hérisson, qui a l’air pas mal intéressant également. Mais bon, en ce qui me concerne, j’ai tellement de chose dans ma PAL et dans ma Wishlist que je vais d’abord lire ce que j’ai à la maison avant de retourner m’abandonner aux librairies et aux sites internet livresques !

Cela dit, je vous fais un énorme bisou, encore désolée du manque de chronique ces temps-ci, je vais essayer de me rattraper !

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P.S. : Le bilan de Juillet sera jumelé avec celui d’Août, donc ne vous étonnez pas de ne pas l’avoir vu pour le moment, comme je suis très occupée ces deux mois, j’ai décidé de faire comme ça, pour qu’il y ait plus de contenu dans le bilan.

Publié par

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été une amoureuse des mots. D'après ma mère, j'étais déjà une pipelette au bout de quelques mois, alors que je ne comprenais sans doute même pas le quart de ce que je baragouinais dans mon langage de bébé. Quand j'ai découvert la musique, j'étais en extase en entendant les voix, même quand je ne savais pas ce que signifiait les paroles, j'étais plus attirée par les paroles que par la musique elle-même. Puis j'ai appris à lire, à écrire et je dirais que c'est à ce moment que ma vie à vraiment commencée. J'ai commencé par inventer des chansons à sept ou huit ans, des semblants de poèmes et autres, même si ça ne voulait pas dire grand-chose. Ma mère ne comprenait pas mon obsession pour les journaux intimes et les carnets. Entre texte et dessin, je les remplissais tous très vite et j'en voulais toujours plus. De plus grand, plus beau ou de plus petit et plus pratique. Romans, poèmes, chansons. Je suis attirée par les mots, les lettres, les langues, les voix. Pendant mes années collèges, cela m'a joué pas mal de mauvais tour, puisque je suis tombée dans les pièges de ceux qu'on appelle « les beaux-parleurs ». J'ai donc dû apprendre à lire entre les lignes. Mieux, j'ai appris à écouter, à entendre ce qui n'est jamais dit à voix haute. Et maintenant, ce que j'aimerai, c'est simplement partagé mes mots avec vous.

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