Grosse

Quand j’étais au lycée, on m’a dit que j’étais laide, grosse, moche, etc.

Tellement de ces jolis qualificatifs, tellement de ces mots positifs.

Ironie quand tu nous tiens.

On m’a insulté et harcelé moralement, de toutes les façons possibles.

Même ma propre famille.

 » Faut maigrir hein, c’est quoi tous ces kilos en trop ? C’est moche ! « 

Ou encore.

 » Tu étais tellement mince avant, c’est dommage, maintenant tu ressembles à une grosse badoudoune, ou a une baleine échouée sur le sable. « 

J’ai pris du temps à me sentir bien malgré tout ça. 

J’ai pris du temps à passer outre tout ça. 

J’ai pris du temps à me sentir belle, à me sentir femme.

Puis je me suis rendue compte, que toutes ces personnes qui essayaient de m’humilier, ne faisaient que me donner plus de valeur. Plus elles me critiquaient, plus elles me portaient de l’attention. Et je me suis rendue compte que la seule personne qui avait un avis légitime sur moi, à mes yeux, c’était moi.

Alors j’ai commencé à m’habiller comme je le voulais, me coiffer comme je le voulais. 

J’ai arrêté de me maquiller, parce que je n’aimais pas ça et qu’un ‘c’est jolie’ ou ‘ça te va bien’ n’avait plus d’intérêt à mes yeux.

J’ai appris à m’accepter et je me suis rendue compte que je me fichais de ce qu’on pouvait bien penser de moi. 

Je me suis trouvais belle, magnifique, sûre de moi. Et en même temps, je me suis débarrassée des personnes toxiques, qui ne peuvent se sentir bien qu’en me rendant mal à l’aise.

Maintenant je m’aime. 

J’aime mes formes, mes bourrelets, ma cellulite et mes imperfections.

Je ne me suis jamais sentie aussi fière que maintenant, et aussi heureuse.

Ne laissez jamais personne vous faire douter de vous-même ! 

La seule personne qui doit avoir un avis sur vous, c’est vous.

Aimez-vous, et ensuite vous verrez qui sont ceux qui vous aiment réellement autour de vous. Car quand les mauvaises personnes réalisent qu’elles ne peuvent plus vous atteindre, d’une quelconque façon que ce soit, elles s’en vont.

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Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été une amoureuse des mots. D'après ma mère, j'étais déjà une pipelette au bout de quelques mois, alors que je ne comprenais sans doute même pas le quart de ce que je baragouinais dans mon langage de bébé. Quand j'ai découvert la musique, j'étais en extase en entendant les voix, même quand je ne savais pas ce que signifiait les paroles, j'étais plus attirée par les paroles que par la musique elle-même. Puis j'ai appris à lire, à écrire et je dirais que c'est à ce moment que ma vie à vraiment commencée. J'ai commencé par inventer des chansons à sept ou huit ans, des semblants de poèmes et autres, même si ça ne voulait pas dire grand-chose. Ma mère ne comprenait pas mon obsession pour les journaux intimes et les carnets. Entre texte et dessin, je les remplissais tous très vite et j'en voulais toujours plus. De plus grand, plus beau ou de plus petit et plus pratique. Romans, poèmes, chansons. Je suis attirée par les mots, les lettres, les langues, les voix. Pendant mes années collèges, cela m'a joué pas mal de mauvais tour, puisque je suis tombée dans les pièges de ceux qu'on appelle « les beaux-parleurs ». J'ai donc dû apprendre à lire entre les lignes. Mieux, j'ai appris à écouter, à entendre ce qui n'est jamais dit à voix haute. Et maintenant, ce que j'aimerai, c'est simplement partagé mes mots avec vous.

2 commentaires sur « Grosse »

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