Mes Lectures

Chronique n°15 : Shades of Magic – V. E. Schwab


Titre : Shades of Magic – Tome 1.
Auteur : V. E. Schwab.
Édition : Lumen.

Genre : Young Adult – Fantasy – Aventure.
Pages : 505.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥🔥 / 5
Merveilleuse lecture !

.

« Un autre monde vous attend, là, de l’autre côté du mur…

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. 

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Dali.

.

Résumé

Alors, comment vous résumé cette merveilleuse lecture, cette merveilleuse histoire… je ne sais pas trop, mais je vais essayer !

L’histoire parle de Kell, un Antari ou Sorcier de sang. Kell a été adopté par la famille royale du Londres rouge. Car oui, en tant qu’Antari, Kell peut voyager entre les mondes, il y en a quatre, et chacun a son Londres, même si on ne sait pas trop pourquoi. Bref, Kell identifie les différents Londres par couleur, il y a donc le sien (rouge), le Londres Gris (le nôtre), le Blanc et enfin, le Londres Noir (qui a été réduit en cendre). Dans son Londres, il est considéré comme un prince, dans les autres, il est le messager de la famille royale (car seules les familles royales sont au courant pour les autres Londres).

Enfin bon, Kell vit dans sa petite routine avec la famille royale, dont son frère Rhy. Il ne quitte son monde que pour livrer un message.

Un seul autre Antari existe encore, Holland, du Londres Blanc.

Un jour, alors que Kell se retrouve dans un complot qu’il ne soupçonne pas, il rencontre Lila. Une voleuse de notre monde ordinaire et sans magie.

Lila réussi donc à obliger Kell a l’amené avec lui pour régler son énorme problème. Elle ne lui laisse tout bonnement pas le choix.

C’est là que leur magnifique aventure commence !

.

Mon avis sur ce roman

Proche du Coup de Coeur, ce roman m’a transporté dans, non pas un, mais trois autres univers, aussi différents et semblables qu’on peut l’être !

Alors, au début, j’étais un peu septique, le livre était lent et apporté beaucoup d’explication et peu d’action, mais heureuse, il y avait un petit côté humoristique qui m’a tenu en haleine et qui m’a fait m’attacher énormément aux personnages de l’histoire. Franchement, j’adore les personnages, en particulier Kell, Lila et Rhy !

Le côté magique du roman et la complexité de ses univers m’a beaucoup impressionné. Et quand l’action a commencé, j’étais scotchée, je ne pouvais plus me détacher du livre !

L’histoire en elle-même (avec son complot etc.) n’est pas exceptionnellement originale, mais la façon dont l’auteure tourne l’histoire est super addictive. Et les petits détails sur les éléments magiques, le langage, le royaume… c’est ce qui fait le charme de l’histoire.

Même les « méchants » sont fascinants et charismatiques !

Je suis vraiment impatiente de lire le deuxième tome de cette trilogie.

Bref, voilà un extrait que j’ai adoré :

« — Très bien, choisissez un élément, déclara Kell. Si vous parvenez à le sortir de sa case – sans le toucher bien sûr –, vous aurez votre terre.

Les sourcils froncés, Ned étudia les cinq options qui se présentaient à lui avant de pointer l’eau du doigt.

— Celui-là.

Au moins, il n’a pas eu la bêtise de choisir l’os, songea Kell. L’air, la terre et l’eau étaient les plus faciles à déplacer. Même Rhy, pourtant quasiment dénué de pouvoir, était au moins capable de les faire remuer. Le feu s’avérait en général un peu plus complexe à manipuler, mais l’os était, de loin, le plus ardu du lot. Et ce pour une bonne raison : quiconque savait déplacer des ossements pouvait faire bouger un corps contre la volonté de son propriétaire. Même dans le Londres rouge, c’était considéré comme une magie rare et puissante.

La main en suspens au-dessus du plateau, Ned se mit à chuchoter une série de mots à l’attention de l’eau dans un idiome qui était peut-être du latin, ou un obscur charabia, mais certainement pas de l’anglais. Les coins de la bouche de Kell se relevèrent. Les éléments n’avaient pas de langue attitrée, ou plutôt, ils les comprenaient toutes. Les mots en soi importaient moins que la concentration qu’ils permettaient au magicien d’atteindre, que le lien qu’ils l’aidaient à nouer, que le pouvoir qu’ils contribuaient à mobiliser. En bref, peu importait le verbe, seule comptait l’intention. Alors qu’il aurait aussi bien pu parler en anglais (et ce avec tout aussi peu de succès, il faut bien le dire), le Passionné persistait à marmonner dans son jargon imaginaire. Dans le même temps, il déplaçait sa main d’un air inspiré dans le sens des aiguilles d’une montre.

Accoudée au comptoir, la tête appuyée sur sa paume, Kell regardait en soupirant Ned s’évertuer à lutter, le visage rougi par l’effort. Au bout d’interminables instants, l’eau frémit légèrement (le bâillement soudain du magicien n’y était peut-être pas étranger – à moins que ce ne soit le geste du Passionné : sous l’effet de la frustration, il avait fini par empoigner violemment le rebord du bar). Puis l’élément recouvra toute son immobilité.

Ned fixait le jeu, les veines du cou gonflées à craquer, les poings serrés. Kell craignit un instant que le jeune homme ne pulvérise le plateau, mais il se contenta de frapper brutalement le bois du comptoir, juste à côté.

— Quel dommage… susurra le magicien.

— Ce test est truqué ! gronda Ned.

— Vraiment ?

Kell se redressa sur son siège. Il plia imperceptiblement les doigts et la motte de terre décolla pour atterrir en douceur dans sa paume.

— Vous en êtes bien certain ? insista-t-il. (Un petit souffle d’air souleva le sable, qu’il envoya tournoyer autour de son poignet.) Vous avez peut-être raison…

(La goutte d’eau quitta le plateau pour aller se transformer en glace au contact de la peau du voyageur.) Ou pas…

L’huile choisit ce moment pour s’embraser dans sa case. Kell jeta à l’intrus un regard torve.

— Peut-être… (Pour finir, le morceau d’ossement s’éleva dans les airs.) Peut-être au contraire ne possédez-vous tout simplement aucun pouvoir ? »

.

Et voilà ! C’était une superbe lecture et je vous la recommande vraiment. Elle m’a transporté et j’étais vraiment très proche du coup de coeur, même si malheureusement, il n’est pas arrivé. J’ai tout de même adoré et je pense que je vais rapidement prendre la suite, et je vais peut-être même relire celui-là.

Alors, dites-moi ce que vous pensez de ce roman, si vous l’avez lu, sinon, est-ce qu’il vous intéresse ? J’espère que oui !

.

3 commentaires sur “Chronique n°15 : Shades of Magic – V. E. Schwab

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s