Chronique n°12 : Les Bannis et les Proscrits – James Clemens


Titre : Les Bannis et les Proscrits – Tome 1 : Le feu de la Sor’cière.
Auteur : James Clemens.
Édition : Bragelonne.

Genre : Fantasy – Aventure – Fantastique.
Pages : 381.

Ma note : 🔥🔥 / 5
Lecture mitigée !

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« Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l’espoir, de préserver le bien. Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s’emparer de la magie embryonnaire qu’elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible… mais aussi vers la compagnie d’alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux. »

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Troin.

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Résumé

L’histoire nous parle de plusieurs personnages, qui se rencontrent dans différentes circonstances. Cependant, le personnage principal de l’histoire est Elena, une jeune sorcière, qui découvre ses pouvoirs dans une horrible situation. En danger, elle se sauve avec son frère, pour échapper aux assassins de ses parents.

Elle rencontre pleins de péripéties et plusieurs compagnons de voyage, dont on apprend, qu’ils font tous parties de plusieurs prophéties.

Le seigneur noir les poursuit tous, pour capturer la jeune fille, mais ils arrivent à se défendre tant bien que mal.

Désolée, je n’ai pas grand-chose à dire pour le résumé, parce qu’il ne se passe pas grand chose dans l’histoire.

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Mon avis sur ce roman

Alors, je dois dire que je n’ai vraiment pas aimé ce livre.

L’histoire est lente, il n’y a pas énormément d’action, et Elena n’utilise son pouvoir que rarement. Presque pas en fait.

Le livre est divisé en cinq parties, et ça m’a beaucoup dérangé car la partie une et en lien avec la trois, et entre les deux, on ne comprend pas tout de suite pourquoi il y a la deuxième partie.

Les personnages ne sont pas très travaillés et arrivent à la chaine, sans vraiment qu’on sache pourquoi. Tout traine vraiment en longueur et c’est assez ennuyant.

Je m’attendais à un retournement de situation à la fin, malheureusement, il n’y en a pas eu. Bien sûr, il y a bien eu une scène d’action assez impressionnante, mais qui est arrivée tellement tard, qu’elle ne m’a pas emballé.

Je ne pense pas que je vais acheter les tomes suivants.

C’est dommage, l’histoire avait bien commencé dans la partie une.

Mais bref, voilà un extrait, que j’ai trouvé plutôt pas mal.

« Il sirota une gorgée de bière, savourant la fraîcheur du liquide qui glissait dans sa gorge. Ses yeux se fermèrent à demi au moment où la jeune femme pinçait les cordes de son luth. Curieusement, la note parut filer à travers le brouhaha ambiant et venir se poser dans son oreille tel un oiseau regagnant son nid.

La musicienne répéta son accord. Alors, les regards convergèrent de nouveau vers la scène, comme irrésistiblement attirés par la voix de son instrument.

Le jongleur écarquilla les yeux. La jeune femme semblait fixer non son public, mais un ailleurs bien plus lointain. Sa main gauche remua sur la hampe de son luth tandis que les ongles de sa main droite effleuraient les cordes de l’instrument. Son second accord fut une variation du premier. Il se répercuta à travers la salle comme s’il y cherchait son frère perdu. Ne voulant pas le perturber dans cette quête, la foule se tût.

La jeune femme profita du silence pour se mettre à jouer. Ses doigts fins dansèrent sur le bois et les cordes du luth. Une douce musique enveloppa les spectateurs, leur parlant de temps plus heureux et plus lumineux que la journée nuageuse qui venait de s’achever.

Puis elle se mit à chanter. Elle commença d’une voix très basse, presque inaudible par-dessus les accents mielleux de son instrument. Mais peu à peu, sa voix enfla pour joindre ses harmonies à celle du luth. Le jongleur ne connaissait pas la langue qu’elle utilisait ; pourtant, il comprenait la signification de ses paroles. Elles évoquaient le passage du temps, la succession des saisons et le cycle auquel toute vie était soumise.

Les clients ébahis s’étaient figés sur leur chaise. Un homme toussa, et ses voisins le foudroyèrent du regard comme s’il venait de cracher le pire des jurons. Les autres l’ignorèrent et, bouche bée, gardèrent les yeux rivés sur la scène.

La jeune femme continua à jouer sans se préoccuper de leurs réactions. Les inflexions de sa voix se modifièrent subtilement, et la mélodie du luth se mua en gémissement. À présent, elle mettait son public en garde contre un péril diffus qui menaçait le cycle de la vie. Elle chantait la beauté détruite, l’innocence brisée. On pouvait presque entendre un grondement de tambours derrière ses accords.

Le jongleur aurait voulu la consoler, lui dire que tout n’était pas perdu. Il regarda le mouvement de ses doigts ralentir tandis que sa complainte adoptait un nouveau rythme – celui des battements d’un coeur à l’agonie. »

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Et voilà, c’est rare que je n’aime pas une lecture mais je dois dire que celle-là, je n’ai vraiment pas accroché. Mais si vous l’avez lu et que vous avez aimé, venez m’en parler.

Gros bisou à vous et bonne journée.

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Publié par

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours été une amoureuse des mots. D'après ma mère, j'étais déjà une pipelette au bout de quelques mois, alors que je ne comprenais sans doute même pas le quart de ce que je baragouinais dans mon langage de bébé. Quand j'ai découvert la musique, j'étais en extase en entendant les voix, même quand je ne savais pas ce que signifiait les paroles, j'étais plus attirée par les paroles que par la musique elle-même. Puis j'ai appris à lire, à écrire et je dirais que c'est à ce moment que ma vie à vraiment commencée. J'ai commencé par inventer des chansons à sept ou huit ans, des semblants de poèmes et autres, même si ça ne voulait pas dire grand-chose. Ma mère ne comprenait pas mon obsession pour les journaux intimes et les carnets. Entre texte et dessin, je les remplissais tous très vite et j'en voulais toujours plus. De plus grand, plus beau ou de plus petit et plus pratique. Romans, poèmes, chansons. Je suis attirée par les mots, les lettres, les langues, les voix. Pendant mes années collèges, cela m'a joué pas mal de mauvais tour, puisque je suis tombée dans les pièges de ceux qu'on appelle « les beaux-parleurs ». J'ai donc dû apprendre à lire entre les lignes. Mieux, j'ai appris à écouter, à entendre ce qui n'est jamais dit à voix haute. Et maintenant, ce que j'aimerai, c'est simplement partagé mes mots avec vous.

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