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Chronique n°5 : Le parfum – Patrick Süskind


Titre : Le parfum.
Auteur : Patrick Süskind.
Édition : Livre de poche.

Genre : Thriller – Classique.
Pages : 280.

Ma note : 🔥🔥🔥🔥 / 5
Un classique !

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« Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le parfum, un best-seller mondial. »

Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary.

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Résumé

Le Parfum est un livre très bien écrit qui décrit le parcours d’un homme appelé Jean-Baptiste Grenouille. Un être abominable qui a un don tout aussi bizarre que lui. Il a le pouvoir de sentir ce que les autres ne sentent pas, de même, il a une mémoire des odeurs impressionnantes.

L’histoire est divisée en quatre parties. La première est assez calme et c’est dans la deuxième que l’histoire commence à se pimenter. C’est là que Grenouille devient vraiment l’être horrible qu’il devait devenir, car désirant créer de nouvelles odeurs, de nouveaux parfums, il commence à devenir monstrueux, voulant capter l’odeur humaine pour la mettre dans un flacon.

La troisième partie est assez longue mais c’est dans celle-ci qu’on comprend réellement le personnage et son esprit aussi terrifiant que mégalo, perdu dans son monde, dont il est le roi. C’est la partie de l’histoire la plus horrible et abominable.

Je ne vous parlerai pas de la dernière partie car, si vous ne connaissez pas du tout ce classique, je ne veux pas vous parlez de sa fin.

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Mon avis sur ce roman

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman a été le personnage abominable qu’est Grenouille.

L’auteur lui donne depuis sa naissance, une description qui vous ferrez frémir de frayeur. Le don qu’a Grenouille de pouvoir sentir ce que les autres ne sentent pas, lui permet de survire, depuis le jour de sa naissance, à celui de sa mort. Pourtant au cours de l’histoire, Jean-Baptiste Grenouille a vraiment eu plein d’occasion de mourir.

Les parties que j’ai le plus apprécié ont été la troisième et la quatrième. Où on voit vraiment de quoi Grenouille est capable et à quel point il est tordu.

Cette histoire était vraiment hors du commun et je ne regrette pas de l’avoir lu. Bien qu’il y ait eu quelques passages que je qualifierais de long, l’univers de ce personnage et de toutes ces senteurs m’a marqué.

Le personnage est horriblement fascinant et l’auteur nous en parle comme s’il avait existé, ce qui rend la chose encore plus terrible.

Je recommande vivement ce livre, sauf si bien sûr, vous avez aimez le film qui s’en est inspiré, car les deux n’ont presque rien en commun.

Voilà donc le petit extrait du jour, j’espère que vous aimerez :

« Or c’est là, à l’endroit le plus puant de tout le royaume, que vit le jour, le 17 juillet 1738, Jean-Baptiste Grenouille. C’était l’une des journées les plus chaudes de l’année. La chaleur pesait comme du plomb sur le cimetière, projetant dans les ruelles avoisinantes son haleine pestilentielle, où se mêlait l’odeur des melons pourris et de la corne brûlée. La mère de Grenouille, quand les douleurs lui vinrent, était debout derrière un étal de poissons dans la rue aux Fers et écaillait des gardons qu’elle venait de vider. Les poissons, prétendument pêchés le matin même dans la Seine, puaient déjà tellement que leur odeur couvrait l’odeur de cadavre. Mais la mère de Grenouille ne sentait pas plus les poissons que les cadavres, car son nez était extrêmement endurci contre les odeurs, et du reste elle avait mal dans tout le milieu du corps, et la douleur tuait toute sensibilité aux sensations extérieures. Elle n’avait qu’une envie, c’était que cette douleur cessât, elle voulait s’acquitter le plus vite possible de ce répugnant enfantement. C’était son cinquième. Tous les autres avaient eu lieu derrière cet étal et, à tous les coups, ç’avait été un enfant mort-né ou à peu près, car cette chair sanguinolente qui sortait-là ne se distinguait guère des déchets de poisson qui gisait sur le sol, et ne vivait d’ailleurs guère davantage, et le soir venu, tout cela était balayé pêle-mêle et partait dans des carrioles vers le cimetière ou vers le fleuve. C’est ce qui allait se passer une fois de plus, et la mère de Grenouille, qui était encore une jeune femme, vingt-cinq ans tout juste, qui était encore tout à fait jolie et qui avait encore presque toutes ses dents et encore des cheveux sur la tête, et qui à part la goutte, la syphilis et un peu de phtisie n’avait aucune maladie grave, qui espérait vivre encore longtemps, peut-être cinq ou dix ans, et peut-être même se marier un joue et avoir de vrais enfants en étant la respectable épouse d’un artisan qui aurait perdu sa femme, par exemple…, la mère de Grenouille souhaitait que tout cela finisse. Et quand les douleurs se précisèrent, elle s’accroupit et accoucha sous son étal, tout comme les autres fois, et trancha avec son couteau à poisson le cordon de ce qui venait d’arriver là. Mais voici qu’à cause de la chaleur et de la puanteur (qu’elle ne percevait pas comme telles, mais plutôt seulement comme une chose insupportable et enivrante, un champ de lis ou une chambre close où l’on a mis trop de jonquilles), elle tourna de l’oeil, bascula sur le côté, roula sous la table et jusque sur le pavé, restant là en pleine rue, le couteau à la main. »

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Vous ne trouvez pas cet extrait horrible ? Moi si, et justement, il m’a marqué ! Je vous jure que j’ai eu du mal à avaler ça… Mais bon, c’est un passage important et intéressant. Vous en dites quoi ?

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2 commentaires sur “Chronique n°5 : Le parfum – Patrick Süskind

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